Champallement est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Champallementois et Champallementoises.

Géographie La commune de Champallement est située en Bourgogne-Franche-Comté. Sa superficie est de ; son altitude varie entre 245 et Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..

La commune est implantée au centre de la Nièvre, à au nord-est de Nevers (par la route) et à au sud de Clamecy, son chef-lieu d'arrondissement.

La voie de communication principale qui permet d'y accéder est la D34.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts Outre le bourg, la commune regroupe quelques hameaux et habitations isolés : Bois de Champagne, Boîte aux Loups, Bouille (la), Bourg des Moulins, Champagne et Chaumes (les)« Guide de recherche de lieu-dit et de hameau de la Nièvre », GenNièvre..

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Champallement est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (60,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (39 %), forêts (34,8 %), terres arables (20 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (4,3 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Castellum cui vocabulum est Campus Alemannus vers 1060 (Bibliothèque historique de l’Yonne) ; Champalemant (1263), Campus Alemandi (1287) ; Champarlement (1430) ; Champlement (1441), Champallement (1462) ; Cura de Campo Allemandi (1478) et Champt Aleman (1617)Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865, p. 35..

Comme Brinon-sur-Beuvron, anciennement Brinon-les-Allemands, la commune doit son nom à l’établissement d’une famille nommée ou surnommée Allemand dans la région au Moyen Ȃge, cette famille comme toutes les familles nobles de cette époque est d'origine germanique, ou, du moins, porte un nom germanique. Il peut s'agir d'une famille originaire de la Suisse ou de l'Allemagne du sud.. Si la première mention est correcte, on peut avoir affaire à un établissement alaman caractéristique du Bas Empire romain comme les différents Allemagne, Almenêches, etc.

Histoire Antiquité Pendant l'Empire romain est créé un vicus sur le site du hameau actuel de Compierre. Cette agglomération gallo-romaine se développe entre le , sur la voie romaine d'Entrains à Autun.

Les vestiges d'un fanum octogonal, installé au centre d'une grande esplanade, y ont été trouvés en 1841-1842.. À partir de 1961, J.A. Palet travaille sur le fanum. En 1968 il poursuit le dégagement d'un bord du sanctuaire. Côté est, il trouve divers aménagements dont des niches absidiales, des escaliers, des dallages et des sols correspondant à plusieurs périodes, un puits, etc. Les constructions et autres éléments du site ont été remaniés plusieurs fois..

En contrebas de l'esplanade, côté est, était installé un atelier de tailleur d'os découvert en 1972 lors de travaux de restauration. Ce bâtiment, qui semble avoir eu deux étages, mesurait de profondeur et de largeur. Les fouilles y ont mis au jour de nombreux vestiges de l'activité qui y était pratiquée : fragments d'os de bovins bruts ou grossièrement épannelés, fragments taillés ou tournés… L'ensemble de ces pièces permet de suivre les étapes de la transformation du matériau en objet fini.. Sur le côté sud de l'atelier se trouve une plate-forme dallée, légèrement en surplomb par rapport à la rue longée d'un caniveau qui desservait l'atelier.

Le site a aussi livré de la céramique plombifère, peinte ou peignée et des formes sigillées précoces. Quelques potins trouvés à un niveau situé sous le sol de l'atelier indiquent une occupation du site dès le début du et peut-être même avant. D'après les plus récentes monnaies retrouvées (postérieures à l'existence de l'atelier), le site a été abandonné vers le deuxième quart du .

La route antique traversant du nord au sud le bourg a été retrouvée à cent mètres au sud du fanum. À cet endroit elle est bordée sur par la façade d'une construction rectangulaire, d'usage encore indéterminé en 1974.

Moyen Âge vignette|320x320px|Vue sur l'ensemble du village (bourg, château et église) sur son éperon par Alain MagdeleineLa terre de Champallement, le campus, porte le nom d’un Alaman : de quelqu’un venu de l’est à une date indéterminée. En effet, au , un évêque d’Auxerre, Chrétien (857-860), est dit alaman d’origine et il semble y avoir à cette époque une vague d’implantation germanique, implantation relevée par les traducteurs dans l’introduction des Gesta.

De 966 à 1194, les seigneurs de Champallement portent le titre de « vicomte de Nevers », puis « vicomtes de Champallement ». Cet attachement à leur terre est matérialisé par l’édification d’un « castellum », attesté dès le début du . Dans le village, le vieux donjon existe toujours, il s’agit d’un massif donjon-logis à angles arrondis.

La famille de Champallement a donné notamment trois évêques à Auxerre et à Nevers au : Hugues II de Champallement, évêque de Nevers (1013-1065) ; Geoffroy de Champallement, frère du précédent, évêque d'Auxerre (1052-1076) ; Hugues III de Champallement, neveu du précédent, évêque de Nevers (1074-1091).

Par la suite, Champallement est à la tête d'une châtellenie comportant 16 fiefs.

Plusieurs seigneurs de Champallement ont été enterrés dans l'église du prieuré clunisien de Saint-Révérien : Robert, dont la dalle funéraire date du ; Hugues de Lespinasse, mort en 1374, dont la dalle funéraire date du ; Margueritte de Thianges (femme du précédent), morte en 1413, dont la dalle funéraire date du ; Odart de Lespinasse (fils des précédents), mort vers 1430. D'après le pouillé de 1478, le prieur de Saint-Révérien nommait à la cure de Champallement. D'après ce même document, une léproserie dépendant de l'évêché était implantée à ChampallementLongnon Auguste, Obituaire de la province de Sens, t. III : diocèses d’Orléans, d’Auxerre et de Nevers, Paris, Imprimerie Nationale, 1909, p. 528..

Époque moderne En 1624, le château est décrit comme "en ruines" ; En 1679, Philippe Lecomte, cerclier, est condamné à être « pendu à une potence érigée en la ville de Nevers pour vol avec effraction »Henri de Flamare, Inventaire sommaire des archives départementales antérieures à 1790, Nevers, 1891, p. 256..

Époque contemporaine En 1901, le nombre d'habitants de Champallement, qui compte 85 maisons, s'élève à 221 individusArchives départementales de la Nièvre, Recensement de 1901, 6 M 052/1..

La commune compte un curéIl s’agit de Charles Malterre, 27 ans., un instituteurIl s’agit de François Journeau, 41 ans., trois cantonniers, un garde-champêtre et un garde particulier. Il n’y a que trois commerçants : un négociant, un marchand forain et une « maîtresse d’hôtel ». Les artisans sont plus nombreux : 4 carriers (dont un « maître carrier »), 2 scieurs de long, 2 charpentiers, 2 couvreurs, 2 couturiers, 2 meuniers, 1 charron, 1 maréchal-ferrant, 1 sabotier, 1 jardinier, 1 charretier, 1 maçon et 1 basse-courierUn basse-courier est chargé des soins de la basse-cour.. La catégorie socioprofessionnelle la plus représentée est celle des cultivateurs et agriculteurs (24 individus), suivie par les domestiques (23, dont 18 « domestiques agricoles »), les journaliers (6, dont 4 « journaliers agricoles ») et les fermiers (2). On recense également dans la commune 6 rentiers. Au total, on relève à Champallement 28 professions différentes. On n’y trouve, selon le recensement de 1901, ni médecin ni notaire ni sage-femme. Il y a un étranger, un carrier de nationalité belge.

Comme dans bon nombre de communes nivernaises, certaines familles du village accueillent un « enfant de l’hospice » : elles sont 5 à Champallement.

Politique et administration

Démographie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Vestiges antiques Compierre : Vestiges d'un vicus (MH) dont le nom antique n'est pas connu, au lieu-dit Compierre. Ce site a été redécouvert entre 1824 et 1843. Cette bourgade gallo-romaine aurait pu accueillir entre et habitantsLe Guide du routard Bourgogne, éd. 2005-2006. Elle comporte : un forum ; un sanctuaire octogonal avec cella intérieure circulaire ; un théâtre gallo-romain, urbain, orienté au nord - nord-ouest, construit au . Le diamètre de la cavea est de et sa capacité est de places ; des habitations sur caves, ateliers, abondant mobilier. Le classement monument historique s'est réalisé en deux temps. D'abord le quartier des Mèges, qui se situe à l'ouest du forum, en 1963, puis le reste en 1989... Le mobilier mis au jour au cours des fouilles est exposé au musée Musée d'Art et d'Histoire Romain-Rolland de Clamecy.

Église Saint-Eustache C'est un édifice à nef romane du et d'un chœur gothique flamboyant du à chevet plat, largement remanié au . Ensemble de mobilier du , christ, chaire, chemin de croix.

Château de Champallement vignette|Façade orientale du château de Champallement par Brigitte Colas Il s'agit d'une tour maîtresse ou tour résidence datant du . C'est un édifice privé.

Autres lieux Domaine de La Bouille ; Le Bourg des Moulins ;