Le était un croiseur léger de classe Nagara en service dans la Marine impériale japonaise. Le navire est baptisé sous le nom de la rivière Kinu, située dans la préfecture de Tochigi, au Japon. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participe à de nombreuses opérations en Malaisie, dans les Indes néerlandaises et en Nouvelle-Guinée avant d'être coulé par l'aviation américaine dans les Philippines en 1944.
Historique Début de carrière Le Kinu est achevé le aux chantiers Kawasaki Shipbuilding Corporation de Kobe. Il est brièvement commandé par le capitaine Koshirō Oikawa de à . Un an après sa mise en service, il retourne en cale sèche pour remplacer ses quatre turbines à engrenages défaillantes. Les travaux de réparation débutent en . De 1934 à 1935, il sert en tant que navire-école. Il est sous le commandement du capitaine de à . Lorsque la seconde guerre sino-japonaise commence à s'intensifier, il soutient les débarquements des troupes japonaises en Chine centrale et du sud, tout en patrouillant au large des côtes de 1937 à 1938.
Le , il devient navire amiral de la SubRon 4 du contre-amiral Setsuzo Yoshitomi, basé à Iwakuni. Depuis Hainan, il couvre le débarquement des forces japonaises lors de l'invasion de Malaisie au moment de l'attaque sur Pearl Harbor.
Invasion de la Malaisie et des Indes orientales néerlandaises Le , le Kinu quitte la baie de Cam Ranh avec les Chōkai, Mogami, Mikuma, Hatsuyuki et Shirayuki pour couvrir l'invasion de Kuantan, en Malaisie. Du 17 au , ils couvrent les débarquements à Brunei, Miri, Seria, et Kuching. Les du « détachement Kawaguchi » et de la « force navale spéciale de débarquement » Yokosuka n°2 capturent rapidement l'aérodrome et les champs de pétrole de Miri. L'opération achevée, le Kinu retourne à sa base dans la baie de Cam Ranh en Indochine.
De janvier à , le Kinu continue à fournir une couverture pour les débarquements en Malaisie, Sarawak et Java. Le , son convoi est attaqué en mer de Java, à à l'ouest de Surabaya, par dix Vickers Vildebeest et 15 avions australiens et néo-zélandais. Le Kinu est légèrement endommagé et les trois membres d'équipage sont tués par des éclats d'obus. Le lendemain, au nord de Surabaya, il est attaqué sans succès par quatre torpilles tirées du sous-marin .
Campagne de Nouvelle-Guinée Du au , le Kinu est attribué à la force expéditionnaire « N » du contre-amiral Ruitaro Fujita pour l'invasion de la Nouvelle-Guinée, comprenant le transport d'hydravions Chitose, les destroyers Yukikaze et Tokitsukaze, les torpilleurs |Tomozuru, Hatsukari, des navires de transport et de débarquement. En mai, il retourne à l'arsenal naval de Kure pour une refonte. Après ses maintenances, le navire patrouille en mer de Java de juin à septembre.
Le , le Kinu transporte la division d'infanterie à Batavia, dans les îles Salomon avec le croiseur léger Isuzu. Il débarque des troupes aux îles Shortland et Bougainville le puis patrouille en mer de Timor et au large des Indes orientales néerlandaises jusqu'en .
Le , le Kinu porte assistance à son sister-ship Natori, endommagé par un bombardier B-24 Liberator de l'USAAF. Le Kinu l'escorte jusqu'à Singapour puis repart patrouiller au large de Makassar en juin.
Le , alors ancré à Makassar, le Kinu et les croiseurs Kuma, Ōi et Kitakami sont attaqués par dix-sept B-24 Liberator de du Escadron/ Bomb Group du Fifth Air Force. Le Kinu, légèrement endommagé, rentre au Japon pour des réaménagements et des modifications, arrivant à l'arsenal naval de Kure le .
Les canons 140 mm et sont retirés, ainsi que sa catapulte et son derrick. Un affût double de canons 12,7 cm/40 Type 89 et un montage triple de canons 25 mm Type 96 sont ajoutés, portant le total à 10 canons de 25 mm. Un radar de recherche aérien type 21 est installé et des rails de lancement de charges de profondeur sont ajoutés à sa poupe. Les modifications s'achèvent le . Le navire prend la mer pour Singapour avec des troupes et des approvisionnements. Il stationne ensuite à Singapour, Malacca, Penang ou Batavia jusqu'en .
Le , il transporte des troupes de Singapour pour Port Blair (Andaman). Lors de retour pour Singapour, le Kinu remorque le Kitakami, endommagé par un sous-marin lors de la traversée. En avril, il patrouille dans l'ouest des Indes néerlandaises tout en escortant des convois entre Saipan via Palaos et Célèbes.
Le , les États-Unis lancent l'opération Horlicks avec pour objectif de reprendre Biak. Les Kinu, Aoba, Shikinami, Uranami et Shigure quittent Tarakan avec pour renforcer Biak. Après avoir été repéré par B-24, l'opération est annulée et les troupes sont débarquées à Sorong.
Le , alors à l'ancrage au large de Waigeo, en Nouvelle-Guinée, les Kinu et Aoba sont attaqués sans succès par des B-24 du groupe du Fifth Air Force. Après une semaine, il retourne patrouiller dans l'ouest des Indes orientales hollandaises jusqu'à la fin du mois d'août.
Opérations aux Philippines Le , au cours de l'opération Sho-I-Go visant à renforcer la défense des Philippines, les Kinu, Aoba et Uranami forment la force d'incursion du vice-amiral Takeo Kurita. Le , lAoba percute le Kinu lors d'un accident d'entraînement à Lingga. Les deux navires sont légèrement endommagés.
Le , les deux navires rejoignent la force régionale de la zone Sud-Est, transportant du régiment de Cagayan à Ormoc. Le convoi est repéré par le sous-marin le . Le sous-marin tire six torpilles sur lAoba, dont l'une touche la salle des machines . Le contre-amiral Sakonjo est transféré sur le Kinu, qui remorque l'''Aoba à la près de Manille. Le jour suivant, les Kinu et Uranami sont attaqués à la sortie de la base par des avions du Task Group 38.3 des porte-avions et . Les deux navires ne sont que légèrement endommagés mais 47 membres d'équipage du Kinu et 25 membres d'équipage du Uranami sont tués dans l'attaque.
Le , le Kinu arrive à Cagayan. Le lendemain, les deux navires sont attaqués par 75 à 80 avions en mer de Visayan par la Task Group 77.4. Ils sont également attaqués par des TBM Avenger du et 12 Avengers et FM-2 Wildcat du . Le Kinu essuie des bombes d'un Avenger de l' qui tire également plusieurs roquettes sur lUranami, qui coule vers midi. À 11 h 30, il subit deux autres vagues de bombardiers. Une troisième bombe touche l'arrière de la salle des machines, provoquant un incendie qui devient incontrôlable. Les transporteurs japonais sauvent 813 hommes, dont le capitaine Kawasaki. À 17 h 30, le Kinu coule par l'arrière à au sud-ouest de Masbate (Philippines). L'épave repose à 45 mètres de profondeur à la position .
Le Kinu est rayé des listes le .
Le , des plongeurs de l' explorent l'épave du Kinu'', en grande partie intact. Les plongeurs récupèrent des documents classifiés et quatre machines de codage.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des croiseurs japonais
Bibliographie
Liens externes
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