L'Organisation de l'unité africaine (OUA) était une organisation inter-étatique, ayant précédé l'Union africaine. Elle a été créée et présidée par l'empereur le et dissoute le .
Historique Le , créèrent l'Organisation de l'unité africaine à Addis-Abeba en Éthiopie. Parmi les chefs d'État fondateurs, les avis divergeaient sur sa nature. Les partisans du fédéralisme, menés par le président du Ghana Kwame Nkrumah, s'opposaient aux tenants d'une « Afrique des États » avec à leur tête le président sénégalais Léopold Sédar Senghor. Ces derniers imposèrent leur vision et l’Organisation de l'unité africaine devint un outil de coopération, et non d’intégration, entre les États. Depuis, la journée mondiale de l'Afrique est célébrée tous les .
Durant le même mois, la charte de l'organisation (qui fut rédigée notamment par le président malien Modibo Keïta et le président togolais Sylvanus Olympio quelque temps avant sa mort) fut signée par trente États africains indépendants. Le Togo n'est pas représenté du fait de l'assassinat de son président Sylvanus Olympio par des éléments pro-français ; le président tanzanien Julius Nyerere appelle les autres États africains à ne pas reconnaitre le nouveau régime togolais.
Parallèlement, dans ce long processus d'unification de peuples et de nations, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est créée en 1970, réunissant d’abord , avant d'atteindre et gouvernements tout autour du monde, à ce jour.
À la suite de la guerre du Kippour et du sixième sommet des chefs d'État arabes (novembre 1973), le Conseil des ministres de l'OUA s'est réuni du 19 au en session extraordinaire d'urgence, à la demande de l'Algérie, et a décidé de créer un comité chargé de prendre contact avec la Ligue arabe pour définir une politique de coopération entre les États africains et le monde arabe ; africains ont ensuite rompu leurs relations avec IsraëlMinistère des Affaires étrangères d'Algérie, Algérie Presse Service, Le sommet arabe à Alger, sur Calameo..
En 1984-1985, le Maroc se retire de l'Organisation de l'unité africaine, dont il était membre depuis 1963, à la suite de l'admission de la République arabe sahraouie démocratique..
Dans les années 1980, l'OUA est en crise. Le président burkinabé Thomas Sankara se montre très critique à l'égard de son fonctionnement : « L'OUA telle qu'elle existait ne peut pas continuer. [...] L'Afrique est face à elle-même avec des problèmes que l'OUA réussit toujours à contourner en remettant leur résolution à demain. Ce demain-là, c'est aujourd'hui. On ne peut plus remettre à demain toutes ces questions. C'est pourquoi nous trouvons que cette crise est tout à fait normale. Elle arrive peut-être même avec un peu de retard. »
En 2002, l'Union africaine remplace l’organisation de l'unité africaine. L'Union africaine ayant été créée en 2000 à Durban en Afrique du Sud...
Organisation thumb|Le président égyptien Nasser au sommet du Caire de 1964. Les quartiers généraux de l'Organisation de l'unité africaine, se trouvaient à Addis-Abeba (c'est toujours le cas pour l'actuelle UA).
Les organes principaux de l'Organisation de l'unité africaine étaient : La Conférence : Réunion des chefs d'État et de gouvernement une fois l'an. C'était l'organe décisionnel de l'Union . Le secrétariat général de l’Union africaine.
Si la Conférence a été gardée dans l'architecture institutionnelle de l'Union africaine, le secrétariat a été remplacé par la Commission. Celle-ci reste l'autorité exécutive mais dispose également d'un pouvoir d’initiative
Institutions spécialisées Les institutions spécialisées de l'OUA étaient les suivantes : Union panafricaine des télécommunications (UPAT) ; Union panafricaine des postes (UPAP) ; Agence panafricaine de nouvelles (PANA) ; Union des radiodiffusions et télévisions nationales d'Afrique (URTNA) ; Union africaine des chemins de fer (UAC) ; Organisation de l'unité syndicale africaine (OUSA) ; Conseil supérieur du sport en Afrique (CSSA) ;
BASE Bureau africain des sciences et de l'éducation, Fonds africain pour la recherche scientifique et l'éducation, Organisation internationale spécialisée (BASE – FARSE – Union africaine) est la nouvelle appellation du Bureau africain des sciences de l'éducation, à la suite des Réformes techniques, administratives et financières internationales commandées par la extraordinaire du Comité exécutif du BASE/OUA tenue les 20- à Dakar en république du Sénégal. La BASE, autrefois ONG nationale de la république démocratique du Congo (ex-république du Zaïre), a accédé au rang d'institution spécialisée de l'OUA à la suite de la mise en œuvre de la résolution (XI) de du Conseil économique et social des Nations unies prise lors de la conférence des ministres de la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique à Accra. voir la liste des résolutions et recommandations de la CEA ; les Recommandations à de la conférence des ministres africains de l'éducation et de la planification économique réunie à Hararé les - sous l'égide de l'UNESCO et de la CEA ont établi, retenu et expressément recommandé le BASE pour assurer la coopération technique internationale dans le domaine de la recherche scientifique et en éducation en tant qu'institution spécialisée de l'OUA.
Union africaine L'OUA est devenue Union africaine en 2002 à Durban en Afrique du Sud en application de la déclaration de Syrte du . Son siège est établi à Addis Abeba en remplacement du siège de l'OUA. Le traité international créant l'Union africaine est signé le , à Lomé, au Togo. Le l'Union africaine s'est substituée à l'OUA et en a conservé les institutions spécialisées citées plus haut, dont bien entendu le BASE qui accède aujourd'hui au rang d'Organisation internationale spécialisée de l'Union africaine. Conformément à la Charte des Nations unies, l'Union africaine et les États membres d'Afrique sont membres de l'Organisation des Nations unies, de l'Assemblée générale et de toutes les conventions internationales des Nations unies et spécifiquement de tous les organes des Nations unies, notamment ils sont membres éligibles du Conseil de sécurité des Nations unies, ils sont membres de la Cour internationale de justice, de la Cour pénale internationale, de la Cour permanente de justice internationale et du tribunal administratif international de l'Organisation internationale du travail. Tous ces organes sont compétents pour toutes les natures de contentieux autorisées par leurs statuts et leurs règlements intérieurs.
BASE - FARSE Le BASE – FARSE – Union africaine est membre du programme du plan d'actions de Lagos dont il est issu à Lagos, du plan d'actions d'Afrique de l'UA/NEPAD dont il est habilité à en assurer la préparation, le développement et pour la disponibilité des ressources humaines adéquates en vue de réussir l'agenda 2063 de la conférence des chefs d'État de l'Union africaine.
Le BASE – FARSE – Union africaine, comme à l'accoutumée, a institué la réunion de la conférence des experts scientifiques des États membres de l'Union africaine et des Nations unies pour la préparation des décisions internationales devant engager les Instances internationales de ses missions internationales et consulaires de l'Organisation. Il est prévu incessamment la réunion de conférence des experts scientifiques à N'Djamena, au Tchad, de la conférence des ministres de tutelle chargés des enseignements, de la recherche scientifique et des formations techniques et professionnelles avec les organes hiérarchiques des Nations unies intégrant, pour une instance commune de conférence internationale, les ministres de l'Économie et des Finances et les ministres des Affaires étrangères et de la coopération internationale des États membres à Libreville, au Gabon, ainsi que la conférence des États membres du présidium du Comité exécutif du BASE – FARSE – Union africaine sous l'égide de l'UNESCO et de la CEA à Tunis, en Tunisie. Il s'agira précisément d'examiner, i) pendant 25 jours pour la conférence, les nouveaux textes conventionnels internationaux du BASE – FARSE – Union africaine et de définir une politique conventionnelle scientifique nord-sud pour l'Afrique en application des recommandations sus-citées, ii) pendant 5 jours pour la conférence, de faire approuver, autoriser et consentir de nouvelles résolutions, recommandations et instructions hiérarchiques internationales, iii) pour la conférence de 4 jours, de désigner les sept États membres africains du présidium du Comité exécutif – Conseil scientifique international africain et les membres du Conseil international d'administration du FARSE et de procéder à l'élection du prochain secrétaire exécutif – directeur général du BASE – FARSE – Union africaine et des trois secrétaires exécutifs adjoints – directeurs techniques généraux de l'administration technique générale internationale de l'Organisation.
Le BASE – FARSE – Union africaine est désormais administré par un organigramme technique international qui permet d'impliquer tous les États membres d'Afrique, l'UNESCO, le CAMES et l'ADEA par un système de quota par État membre et par l'accréditation de Bureaux de liaison auprès du siège central général à Kinshasa en république démocratique du Congo. L'UNESCO, le CAMES et l'ADEA peuvent déjà prendre place pour aider à préparer N'Djamena, Libreville et Tunis ;
Le FARSE est prévu pour être établi à Tunis, en Tunisie, sous l'assistance de la Banque africaine de développement. Il est capitalisé par les cotisations des États membres et les apports en capitaux des partenaires techniques et financiers publiques et privés des États membres, de l'Union africaine et des États et organisations internationales partenaires au développement de l'Afrique. Aucune autre Institution n'est ni habilitée ni autorisée à se substituer au BASE – FARSE – Union africaine.
Les fonctionnaires des États membres seront recrutés par avis de vacance ou d'ouverture de postes de détachement notifié aux États membres ou par test et concours pour les postes techniques permanents sur programme(s).
Anciens directeurs généraux Les anciens directeurs généraux du BASE sont : Anicet Mugala Sansong Asindié (RDC) (1973-1988) ; Jean Bassinga (Congo-Brazzaville) (1988-1991) ; Georges Guédou (Bénin) (1992-1995) ; Saliou Mangane Saliou (Sénégal) (1995-1996) ; Ambrosio Lukoki (Angola) (1996-2000).
À la suite des difficultés structurelles persistantes expliquées par la tierce détention abusive due aux problèmes économiques et financiers des États membres et à l'Organisation opaque des missions de travail à l'ex-BASE/OUA, il a été nécessaire de faire voter des décisions pour recommander les réformes sus-indiquées. Ces réformes ont débuté dès 1992 et les conclusions sont disponibles à la date d'aujourd'hui.