Hossein Salami (en ), né le à Golpayegan (Iran) et mort le à Téhéran (Iran), est un officier iranien, commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution islamique de 2019 à 2025.

Il rejoint le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pendant la guerre Iran-Irak, alors qu'il est étudiant à l'université. Il gravit les échelons et devient commandant adjoint. Le , le guide suprême de l'Iran, Ali Khamenei, le nomme nouveau commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution islamique, en remplacement du général Mohammad Ali Jafari.

Il meurt le , lors des bombardements israéliens sur l'Iran.

Biographie

Jeunesse Salami est né en 1960 à Golpayegan, près d'Ispahan. En 1978, il est admis au département d'ingénierie mécanique de l'université des sciences et technologies d'Iran. Au début de la guerre Iran-Irak, il rejoint le corps des gardiens de la révolution islamique. Après la guerre, il poursuit ses études et obtient une maîtrise en gestion de la défense.

Carrière Après avoir rejoint le CGRI au début de la guerre Iran-Irak, Hossein Salami gravit les échelons, devenant commandant adjoint. Le , Ali Khamenei le nomme nouveau commandant en chef du CGRI, en remplacement de Mohammad Ali Jafari, qui occupait ce poste depuis .

Le , Hossein Salami prend la parole lors des funérailles de son compagnon d'armes et subordonné de la Force Al-Qods du CGRI, Qassem Soleimani, tué le vendredi précédent près de l'aéroport international de Bagdad en Irak par une frappe aérienne américaine : . Après que des missiles CGRI ont abattu le vol PS752 de l'UIA, le , Hossein Salami se rend le au Parlement iranien et déclare : .

Le , il déclare, en faisant référence au COVID-19, que . Il affirme qu'il . Cette théorie est amplifiée le par la chaîne publique Press TV, laquelle accuse également Israël d'être derrière la maladie.

Au milieu des manifestations après la mort de Mahsa Amini, Hossein Salami, qui s'exprime lors des funérailles des victimes tuées dans une attaque terroriste de Daesh, déclare: , tout en proclamant : et ajoute : .

Salami se distingue parmi les commandants du CGRI par ses discours enflammés et agressifs à l'encontre des États-Unis, d'Israël et de l'Arabie saoudite. Par exemple, lors d'un discours à la télévision iranienne, Salami aurait déclaré : . Selon le chercheur Mehdi Khalaji, il s'appuie sur « le contournement innovant des sanctions économiques, le développement du programme de missiles iranien et le maintien de la politique régionale provocatrice du régime ».

En , il déclare : .

Mort Hossein Salami meurt le , lors de l'opération Lion dressé menée par Israël. D'autres responsables militaires importants sont tués dans la même opération, notamment le général Gholam Ali Rashid, ainsi que le chef d’état-major iranien, Mohammad Hussein Baqeri.

Réactions au conflit à Gaza En 2024, pendant la guerre entre Israël et le Hamas, Hossein Salami déclare : « Regardez les scènes de crime à Gaza. C'est le vrai visage de la civilisation occidentale qui veut transférer cette culture au monde entier dans le phénomène de la mondialisation. La cruauté, la guerre, la sédition, le feu et le sang sont les principaux éléments de l'identité culturelle du monde occidental. Les États-Unis ont pris pour cible l'ensemble du monde islamique... Ils cherchent à dominer tous les musulmans, à détourner leurs identités culturelles et à s'emparer de leurs richesses. Tous les musulmans sont donc dans le même bateau. Si l'ennemi parvient à s'infiltrer dans un État musulman, il continuera avec les autres. Il faut donc barrer la route aux agresseurs pour qu'ils puissent exercer leur domination. Le djihad pour la libération des musulmans qui sont sous le contrôle des Taghut est la responsabilité et la mission la plus attrayante et la plus belle pour nous, le Corps des gardiens de la révolution islamique. »

Sanctions Avec la résolution 1747 du Conseil de sécurité des Nations unies, des sanctions lui sont imposées en .

Le , les États-Unis imposent des sanctions économiques et de voyage au CGRI et aux organisations, entreprises et individus qui leur sont affiliés. Hossein Salami déclare que le CGRI est fier que Washington l'ait désigné comme un groupe terroriste. Il a ensuite été remarqué que Salami avait été inclus dans la liste des sanctions car il avait été promu le commandant du CGRI.

Le , Hossein Salami est inclus dans une liste de sanctions canadiennes qui comprenait 9 entités iraniennes et 25 hauts fonctionnaires. Les sanctions sont prises en réaction à la mort de Mahsa Amini et à la persécution des manifestants lors des manifestations de grande ampleur qui ont suivi.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des commandants iraniens dans la guerre Iran-Irak Corps des Gardiens de la révolution islamique Hossein Hamadani Qasem Soleimani

Liens externes

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