Gabriel Ranvier, né le à Baugy (dans le Cher) et est mort le à Belleville à Paris, est peintre et décorateur en laques et sur porcelaine. C'est une personnalité de la Commune de Paris.
Biographie Fils d'un cordonnier, initié franc-maçon en 1863, blanquiste, il devient peintre décorateur sur faïenceNouveau Larousse illustré - Dictionnaire universel encyclopédique, tome 7, p. 168.. Il milite pour la Révolution à la fin du Second Empire dans les réunions publiques à Belleville, ce qui lui vaut d’être condamné à la prison pour attaque contre le gouvernement établi.
Libéré après la proclamation de la République, le , il est élu commandant du de la Garde nationale pendant le siège de Paris par les Allemands (-). Ami de Gustave Flourens, il participe au soulèvement du 31 octobre 1870 contre le Gouvernement de la Défense nationale.
Incarcéré le , il est élu le lendemain maire du arrondissement lors des élections municipales, un scrutin invalidé par le gouvernement pour état de failli. Ranvier, qui s’évade début , n’assiste pas à son procès du qui aboutit à son acquittement le . Délégué au Comité central de la Garde nationale, il est impliqué dans l'insurrection du 18 mars 1871 qui marque le début de la Commune, date à laquelle il reprend ses fonctions de maire du .
Élu au Conseil de la Commune le par cet arrondissement, c’est lui qui proclame la Commune à l’Hôtel de ville de Paris le 28. Siégeant dès le à la commission militaire, Ranvier prend part à la désastreuse expédition contre Versailles du .
Le , il vote pour l’institution d’un Comité de Salut public et combat avec acharnement pendant la Semaine sanglante jusqu’au dernier jour de la Commune le .
Réfugié à Londres, il y reprend son métier tout en militant. Condamné par contumace le par le de guerre à vingt ans de travaux forcés pour pillage en réunion ou en bande et à force ouverte d’une propriété particulière appartenant à M. Thiers, il est de nouveau jugé et condamné à la peine de mort par le de guerre le pour : excitation à la guerre civile, fonction dans des bandes armées, incendie, provocations à faire des barricades et à l’assassinat des otages. Il se réfugie à Londres. Non amnistié, malade, passant par Paris, Gabriel Ranvier meurt à Belleville le Sa notice dans Le Maitron. Lire en ligne.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Alain Dalotel, Gabriel Ranvier, 1828-1879, Le Christ de Belleville, éditions Dittmar, 2005, 188 pages, .
Notices biographiques
Articles connexes Élections municipales du 26 mars 1871 à Paris
Liens externes
Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Élu de la Commune de Paris Catégorie:Exilé communard Catégorie:Communard condamné à la peine de mort Catégorie:Personnalité condamnée aux travaux forcés Catégorie:Personnalité de la Garde nationale (France, 1870-1871) Catégorie:Blanquiste Catégorie:Maire d'un ancien arrondissement de Paris Catégorie:Opposant au Second Empire Catégorie:Naissance en juillet 1828 Catégorie:Naissance dans le Cher Catégorie:Décès en novembre 1879 Catégorie:Décès à 51 ans Catégorie:Décès dans le 20e arrondissement de Paris