Le Curtiss F11C Goshawk était un chasseur biplan naval américain des années 1930. Il ne connût qu'un succès assez limité mais fit partie la longue lignée des avions « Hawk » produits par la Curtiss Aeroplane and Motor Company pour l'armée des États-Unis.

Conception et développement vignette|upright=1.25|Un Goshawk lors d'un vol d'essai. En , alors que Curtiss avait le Model 358 sur plans, l'US Navy passa un contrat avec ce constructeur pour la conception d'un dérivé amélioré du Model 34C (F6C), sous la désignation de F11C. Il comportait des changements majeurs, parmi lesquels un moteur en étoile Wright de (), des jambes de train principal monobras cantilever, une légère augmentation de l'espacement entre les deux ailes (supérieure et inférieure), des plans de contrôle à revêtement métallique plutôt qu'en tissu, et un armement basé sur deux mitrailleuses fixes de tirant vers l'avant, installées dans la partie supérieure du capot moteur. L'avion disposait, de plus, d'un point d'attache sous le fuselage pour l'emport d'une bombe de ou un réservoir auxiliaire de carburant. Curtiss conçut l'avion sous la désigantion de Model 64 Goshawk, avec une désignation de l'US Navy de , plus tard modifiée en , avec l'adoption des initiales « BF » pour le rôle de chasseur-bombardier (en ). L'avion était de construction métallique recouverte de tissu, utilisait la structure d'aile de l' démantelé, et fut livré en .

Peu de temps avant de commander le , la Navy avait acheté un démonstrateur Model 64A qui était propriété de la compagnie. Il avait un moteur Wright Cyclone, des jambes de train principal légèrement plus grandes équipées de roues avec des pneus basse-pression, une roulette de queue à la place d'un patin, des surfaces de contrôle recouvertes de tissu au niveau de la queue, et un équipement externe pour des rails pouvant emporter des bombes légères, ainsi qu'un pylône d'emport sous le fuselage pouvant supporter un réservoir additionnel de ou un berceau de lancement dépliant, permettant d'écarter une bombe du disque de rotation de l'hélice lors d'un bombardement en piqué.

Les essais en vol du (plus tard redésigné ) révélèrent la nécessité d'effectuer un petit nombre de modifications mineures. Après application de ces modifications, le fut considéré comme le prototype du , duquel furent commandés comme avions chasseurs-bombardiers à double rôle, en .

À partir du mois de , l'avion fut revu et équipé d'un cockpit semi-fermé et de nombreuses autres modifications, avant de recevoir sa désignation de , en reconnaissance de son rôle de chasseur-bombardier, ou plutôt bombardier-chasseur dans le langage de la Navy. Le dernier avion du contrat du fut converti en prototype du , doté d'un moteur plus puissant et d'un train d'atterrissage pouvant être rétracté manuellement.

Carrière opérationnelle vignette|gauche|Un Nakajima Ki-27 japonais abattant un Hawk III chinois. Les seules unités de l'US Navy à utiliser le furent les fameux escadrons « High Hat Squadron », à bord du porte-avions , et , brièvement affecté sur l'. En , quand l'avion fut redésigné , le « High Hat Squadron » fut renuméroté , puis , et conserva ses jusqu'en . Le n'embarqua finalement jamais sur l'Enterprise avec ses bombardiers BFC .

Le Goshawk fut produit en deux versions d'exportation, désignées chasseurs Hawk I et Hawk II. Étant essentiellement un modifié, le Hawk II était équipé d'un moteur Wright Cyclone taré à () à d'altitude, et avait un réservoir de carburant de , alors que le Hawk I ne possédait que de carburant interne. Les deux versions étaient dotées du même armement que le de production. Seul le Hawk II fut exporté en assez grande quantité. La Turquie fut la première cliente, prenant livraison de le . La Colombie passa une commande à la fin du mois d', recevant un premier lot de quatre Hawk II équipés de doubles flotteurs, les premiers d'un total de de « float fighters » (chasseurs à flotteurs) livrés à la fin du mois de . La force aérienne colombienne utilisa ses Hawk II et équipés de flotteurs pendant la guerre colombo-péruvienne de 1932-1933. Un Douglas O-38 péruvien fut perdu après avoir subi d'importants dommages pendant ces accrochages. Neuf Hawk II furent fournis à la Bolivie, parmi lesquels trois possédaient un train d'atterrissage interchangeable avec des flotteurs. Quatre appareils furent également livrés au Chili, et 102 Hawk III à la République de Chine, quatre pour Cuba, deux pour l'Allemagne, un pour la Norvège et douze pour la Thaïlande (alors désignés Hawk III).

Les avions chinois subissent de très lourdes pertes au début de la seconde guerre sino-japonaise, et sont retirés des premières lignes en 1940.

Les Hawk III thaïlandais prirent part aux combats pendant la Seconde Guerre mondiale, y-compris contre la Royal Air Force Britannique. Le , un Hawk III thaïlandais fut abattu par un Bristol Beaufighter du au-dessus de Lamphun. Le pilote de l'avion abattu parvint à s'échapper en parachute .

Versions : (Model 64) Premier prototype, dérivé du F6C Hawk ; : (Model 64A) Second prototype, redésigné ; : (Model 64A) Version de production, redésignée , produite à ; : (Model 67) Désignation d'un exemplaire du doté d'un train d'atterrissage rétractable et d'un moteur de , plus tard redésigné ; Hawk : Redésignation du .

Utilisateurs vignette|upright=1.25|Un Hawk II de la force aérienne colombienne, pendant la campagne Güepí. vignette|upright=1.25|Le Hawk II d'Ernst Udet (), exposé au musée de l'aviation polonaise.

Force aérienne bolivienne.

Force aérienne chilienne

Force aérienne colombienne : Utilisé pendant la guerre colombo-péruvienne (et impliqué dans l’accident aérien de Santa Ana).

Défense aérienne des Forces armées révolutionnaires

United States Navy : L'USN utilisa au sein de l'escadron , opérant depuis le porte-avions .

Force aérienne royale norvégienne : Un appareil acheté pour évaluation.

Marine péruvienne : Trois avions équipés de flotteurs furent achetés en . Quatre appareils supplémentaires furent achetés en 1934.

Deux appareils furent achetés par l'Allemagne pour évaluation. L'un d'eux, le , fut testé en tant qu'hydravion à flotteurs.

Force aérienne de la république de Chine

Force aérienne royale thaïlandaise

Armée de l'air turque

Exemplaires survivants Au cours du printemps 1933, Franz Muller, qui était un officiel de poids au sein du ministère de l'Air du Reich, informa Hermann Göring qu'il avait été approché par Ernst Udet pour obtenir l'autorisation de l'achat de deux Goshawk pour des essais de bombardement en piqué. Göring autorisa le financement via l'ambassade d'Allemagne à Washington D.C. En , la paire d'avions arriva à Bremerhaven à bord du Paquebot transatlantique SS Europa . Udet utilisa un de ces avions dans des démonstrations acrobatiques tenues pendant les jeux olympiques d'été de 1936, en Allemagne. L'avion survécut à la Seconde Guerre mondiale, et fut finalement retrouvé sur un terrain en dehors de Cracovie. Son fuselage, dans un état relativement bien conservé, est désormais en exposition au musée de l'aviation polonaise.

Un est exposé au National Museum of Naval Aviation sur la base aéronavale de Pensacola, aux États-Unis.

Un Hawk III, le seul existant, a été restauré par le . L'avion exposé est peint avec un insigne « Hanumān » l'identifiant comme appartenant à la . L'avion servit au sein de la force aérienne du pays entre 1934 et 1949.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Curtiss BF2C Goshawk Douglas O-38 Boeing P-26 Peashooter Grumman F2F Vought XF3U Curtiss XF13C Liste des avions militaires de l'entre-deux-guerres

Bibliographie . . . . . .

Liens externes Curtiss Goshawk Marketing Brochure The Curtiss F11C-2 Goshawk Dessin de l'avion Vue en coupe détaillée

F11C Goshawk Catégorie:Avion à hélices Catégorie:Avion biplan Catégorie:Avion de chasse de l'US Navy Catégorie:Avion militaire de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Avion militaire construit aux États-Unis Catégorie:Avion monomoteur Catégorie:Avion des années 1930 Catégorie:Premier vol en 1932