L'Établissement public pour l'aménagement de la région de la Défense (EPAD) était un établissement public à caractère industriel et commercial créé le avec pour mission d'aménager le site de la Défense pour le compte de l'État et des collectivités locales concernées. Le territoire couvert par l'EPAD était une opération d'intérêt national couvrant une partie du territoire des communes de Puteaux, Courbevoie et Nanterre, à l'ouest de Paris, dans le département des Hauts-de-Seine. Situé dans le prolongement de l'axe historique, ce quartier de est au début du un centre économique d'envergure internationale.
À la création de l'EPASA en , le périmètre d'action de l'EPAD a été amputé de la partie nanterrienne au profit du nouvel établissement créé.
Un décret du fusionne l’EPAD avec l'Établissement public d'aménagement Seine-Arche (EPASA), dont les compétences concernent le territoire situé à l'ouest de la Défense, pour créer un Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA), reconstituant ainsi un périmètre voisin du périmètre initial. Le périmètre a en effet été étendu à un quartier limitrophe de La Garenne Colombes et réduit de la ZAC B1 dont l'aménagement est achevé et peut être remis à la ville de Nanterre.
Missions L'EPAD effectuait les études préliminaires d'urbanisme et les études de faisabilités techniques des différentes opérations. Il réalisait au fur et à mesure de l'évolution du site les travaux d'infrastructure indispensables au développement du quartier d'affaires.
Grâce à la vente des droits à construire, l'EPAD investissait dans les infrastructures du quartier, comme les accès routiers (requalification du Boulevard circulaire de la Défense), les transports ou l'aménagement des espaces publics, notamment autour des nouvelles opérations immobilières.
En , la création de l'Établissement public de gestion de la Défense (EPGD), devenu Defacto en , a soulagé l'EPAD de sa mission d'exploitation des espaces publics, dont il s'acquittait par défaut jusqu'alors. Les activités de l'EPAD ont ainsi été scindées. Les activités relatives à l'exploitation, l'animation et la communication ont été transférées à Defacto, tandis que celles de l'EPAD se sont concentrées sur son rôle d'aménageur. Defacto est propriétaire des espaces publics du quartier de la Défense. Afin que l'EPAD puisse réaliser des travaux d'aménagement, Defacto transfère provisoirement la propriété de certains périmètres à l'EPAD, au fur et à mesure des opérations. Defacto retrouve ensuite la propriété des espaces nouvellement aménagés afin d'en assurer l'exploitation.
Histoire 290px|vignette|Ancien logo de l'EPAD : créé à la fin des années , il représente le CNIT, la Grande Arche et deux tours, aux couleurs du drapeau français L'EPAD a été créé par un décret du Décret du créant un établissement public pour l'aménagement de la région dite « de la Défense » dans le département de la Seine, JORF, , , . pour une durée initiale de trente ans. Son mandat a été reconduit une première fois jusqu'en Décret du modifiant le décret du créant un établissement public pour l'aménagement de la région dite « de la Défense », JORF, , , , NOR EQUU8700996D. afin de poursuivre l'aménagement du quartier au-delà de l'Arche de la Défense. Par la suite l'EPAD a vu son existence prolongée successivement jusqu'en Décret 92-1365 du modifiant le décret du modifié créant un établissement public pour l'aménagement de la région dite « de la Défense », JORF, , , , NOR EQUU9201299D., jusqu'en 2010Décret du modifiant le décret du créant un établissement public pour l'aménagement de la région dite « de la Défense », JORF, , , , texte , NOR EQUU0600181D., et enfin jusqu'en Décret du modifiant le décret du créant un établissement public d'aménagement de la région dite « de la Défense », JORF, , , , texte , NOR DEVU0762248D.
Après une grave crise financière dans les années , l'EPAD est parvenu à lancer de nouveaux projets depuis les années . Ses comptes font l'objet en d'un rapport particulierRapport particulier sur les comptes et la gestion de l'Établissement public d'aménagement de la Défense (EPAD) : Exercices à , 24 janvier 2007. et d'un référéRéféré , . de la Cour des comptes, suivis d'un rapport d'information de la commission des Finances du SénatJean Arthuis, « Les comptes obscurs de l'EPAD sont-ils en voie d'éclaircissement ? », rapport d'information , déposé le ., puis de deux autres en Philippe Dallier, « Suivi du rapport d'information () relatif à l'établissement public d'aménagement de la Défense (EPAD) », rapport d'information , déposé le .Philippe Dallier, « Quartier de la Défense : la reprise en mains », rapport d'information , déposé le .. Le rapport public annuel de la Cour des comptes de évoque également sa situation, , ..
Le , Bernard Bled (directeur général de l'EPAD de l'époque), Nicolas Sarkozy (alors ministre de l'Intérieur) et Dominique Perben (alors ministre de l'Équipement, des Transports, du Tourisme et de la Mer) ont annoncé le plan de renouveau de la Défense, qui prévoit des projets urbains et architecturaux jusqu'à l'horizon 2015.
En , un rapport de Pascal LelargePascal Lelarge, « Mission de prospective sur le quartier d'affaires de l'Ouest Parisien », juin 2008. (alors directeur régional de l'Équipement de l'Île-de-France) souligne les difficultés de l'EPAD, salue la gouvernance et la qualité environnementale du travail mené par l'EPASA et préconise le rapprochement des deux établissements, afin de réaliser un projet cohérent sur ce territoire majeur du Grand Paris. Le décret de fusion des établissements, créant l’Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA), est signé le Décret du portant création de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense Seine Arche (EPADESA) et dissolution de l'Etablissement public pour l'aménagement de la région dite de La Défense (EPAD) et de l'Etablissement public d'aménagement de Seine-Arche (EPASA), JORF, , , texte , NOR DEVU1002303D..
Organisation Conseil d'administration L'EPAD était dirigé par un conseil d'administration, qui comprenait neuf représentants de l'État (nommés par les ministères de tutelle) et neuf représentants des collectivités locales. Étaient, au moment de la disparition de l'établissement« Le Conseil d'administration de l'EPAD », sur le site de l'EPAD et de l'EPASA, 19 novembre 2009. :
administrateurs d'État : Ministère de la Culture et de la Communication : Bruno Chauffert-Yvart ; Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi : Noël de Saint-Pulgent, au titre de l'industrie ; Ministère du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État : Laurent Machureau, au titre du budget ; Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie : Jean-Louis Rouquette, au titre de l'économie et du trésor ; Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer : Eliane Dutarte, au titre de l'aménagement du territoire ; Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer : Jean-Paul Ourliac, au titre du transport ; Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer : Jean-Claude Ruysschaert, au titre du logement ; Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer : Jean-Marc Michel, au titre de l'urbanisme ( du conseil d'administration); Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales : Stanislas Bourron ; administrateurs des collectivités locales : Chambre de commerce et d'industrie de Paris : Claude Leroi ; Conseil général des Hauts-de-Seine : Patrick Devedjian ; Conseil général des Hauts-de-Seine : Jean Sarkozy ; Conseil régional d'Île-de-France : vacant ; Syndicat des transports d'Île-de-France : Serge Méry ; Ville de Courbevoie : Jacques Kossowski ( du conseil d'administration) ; Ville de Nanterre : Patrick Jarry ( du conseil d'administration) ; Ville de Puteaux : Joëlle Ceccaldi-Raynaud (présidente du conseil d'administration) ; Ville de Paris : Pierre Mansat.
Les présidents de ce conseil d'administration ont été successivement :
: Pierre JosseArrêté du , JORF, , , . : Georges HutinArrêté du , JORF, , , . : Georges HutinArrêté du , JORF, , , . : Jean MillierArrêté du , JORF, , , . : Jean MillierArrêté du , JORF, , , . : Jean MillierArrêté du , JORF, , , . : Pierre ConsignyArrêté du , JORF, , , . : Joseph BelmontArrêté du , JORF, , , . : Charles Ceccaldi-RaynaudArrêté du , JORF, , , , NOR EQUU8800217A. : Charles Ceccaldi-RaynaudArrêté du , JORF, , , , NOR EQUU8900031A. : Pierre MayetArrêté du , JORF, , , , NOR EQUU8900482A. : Pierre MayetArrêté du , JORF , , , NOR EQUU9100754A. : Charles Ceccaldi-RaynaudArrêté du , JORF, , , , NOR EQUU9300892A. : Charles Ceccaldi-RaynaudArrêté du , JORF, , , , NOR EQUU9501427A. : André BarilariArrêté du , JORF, , , , NOR EQUU9801565A. : André BarilariArrêté du , JORF, , , , NOR EQUU0001150A. : André BarilariArrêté du , JORF, , , , texte , NOR EQUU0301085A. : Nicolas SarkozyArrêté du , JORF, , , , texte , NOR EQUU0500643A. (élu par le CA le ) : Jacques Gautier (élu par le CA le ) : Patrick Devedjian (élu par le CA le ) : Jean-Marc Michel (vice-président, chargé de l'intérim) -2010 : Joëlle Ceccaldi-Raynaud« Joëlle Ceccaldi-Raynaud élue à la tête de l'Epad », Le Parisien, 4 décembre 2009.
Directeur général
Les directeurs de l'EPAD ont été successivement. : : André ProthinArrêté du , JORF, , , . : Jean MillierArrêté du , JORF, , , . : Pierre-Louis FilippiArrêté du , JORF, , , . : Jean-Paul LacazeArrêté du , JORF, , , . : Jacques DeschampsArrêté du , JORF, , , . : Gérard de SennevilleArrêté du , JORF, , , , NOR EQUU8701053A. : Alain MaugardArrêté du , JORF, , , , NOR EQUP9000698A. : Christian BouvierArrêté du , JORF, , , , NOR EQUU9300891A. : Michel Gerin (par intérim)Arrêté du , JORF, , , , texte , NOR EQUU0400191A. : Bernard BledArrêté du , JORF, , , , texte , NOR EQUU0401254A. : Philippe ChaixArrêté du , JORF, , , , texte , NOR DEVK0821636A. (commun à l'EPASA)
Locaux Autrefois situé au de la Tour Areva, puis aux et de la Tour Opus 12, l'EPAD partageait ses locaux avec l'EPASA depuis . Les équipes des deux établissements étaient réparties dans la Tour Opus 12 et un immeuble de la rue des Trois Fontanots à Nanterre, où était installé l'EPASA. Le siège du nouvel établissement est situé à Nanterre Place Nelson Mandela depuis .
Polémiques Candidature de Jean Sarkozy à la présidence du conseil d'administration de l'EPAD En , les médias annoncent que Jean Sarkozy, président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine et fils du président de la République Nicolas Sarkozy, allait être candidat à la présidence non exécutive du conseil d'administration de l'EPAD, succédant ainsi à Patrick Devedjian (UMP), atteint par la limite d'âge fixée à 65 ans pour tous les établissements publics. Selon Le Canard enchaîné, Devedjian aurait tenté en vain de faire changer la loi ; ce dernier a cependant démenti l'information.
Cette candidature déclenche alors une importante polémique. Une partie de la presse françaiseÉlise Karlin, « Jean Sarkozy, le fils qui valait des milliards », L'Express, 13 octobre 2009. et internationale (The Guardian, The Times, Corriere della Sera, New York Post, The AustralianSamuel Laurent, « Les médias étrangers indignés par l'affaire Jean Sarkozy », Le Figaro, 12 octobre 2009., La Tribune de GenèveJean-Noël Cuénod, « Sarkozy impose son fils, pour la gamelle et pour le carrosse : tollé en France », La Tribune de Genève, 13 octobre 2009., The Independent, Die Welt, Il Giornale, El País« La presse mondiale relaie l'affaire du "petit prince" Jean Sarkozy », Le Nouvel Observateur, 13 octobre 2009., etc.) et même la télévision centrale chinoise CCTV-1 critiquent cette possible nomination, certains allant même jusqu'à stigmatiser le français.