Claude Joseph Armand, né le à Bourg (Ain), mort le à Bourg (Ain), est un militaire français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Il entre en service le , comme fusilier au régiment de la Couronne, il passe caporal le , et il obtient son congé le .

Il reprend du service le , comme lieutenant dans le bataillon de volontaires de l’Ain, amalgamé en l’an IV à la demi-brigade de ligne, devenue régiment d’infanterie en l’an XII. Il est nommé adjudant-major le , et il participe aux campagnes de 1792 à l’an II aux armées du Rhin et de la Moselle. Il est fait prisonnier le , à l’affaire de Kaiserslautern.

De retour en France le , il prend part depuis cette époque jusqu’à l’an VII aux opérations de nos armées dans les Alpes, en Italie et en Belgique. Adjudant-major avec rang de chef de bataillon le , en récompense des sages dispositions prises par lui, et qui amènent la destruction de 40 brigands qui désolent le département de la Dyle.

De l’an VIII à l’an X, il est appelé aux armées de Batavie et d’Allemagne. Il se distingue à plusieurs occasions, et il est blessé d’un coup de feu à la cuisse droite le , lors de la bataille de Castricum. Le , il est élevé au grade de chef de bataillon titulaire au régiment d’infanterie légère, alors à l’armée des côtes de l’Océan, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le suivant.

De 1805 à 1807, il participe aux campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne avec la Grande Armée. Chargé du commandement supérieur des îles Wolin et Jiesdüm dans la Poméranie prussienne, il est surpris, attaqué et enveloppé dans la ville de Wolin le , par 500 fantassins et 100 cavaliers prussiens protégés par 4 pièces d’artillerie. Il rallie sa garnison, forte seulement de 257 hommes, reprend l’offensive, culbute la cavalerie qui sabre déjà dans la ville, repousse l’ennemi sur tous les points, lui prend deux pièces de canons et ses caissons attelés, et fait 100 prisonniers, n’ayant à regretter qu’un seul homme tué et 21 blessés. L’Empereur lui donne la croix d’officier de la Légion d’honneur le , et lui confie le suivant, avec une colonne de 800 hommes d’élite, le soin de tenter la prise de l’île de Holm sous Dantzig. À une heure du matin, il débarque à la tête de 200 hommes, charge l’ennemi à la baïonnette, culbute les russes au nombre de 800, s’empare de 3 redoutes, de 17 pièces de canon, tue 300 hommes et fait 200 prisonniers. Ce coup de main hardi, lui vaut le 10 du même mois, le grade de colonel du régiment d’infanterie de ligne, et le , le titre de baron de l’Empire.

Ses services en 1808 et 1809, sur le Rhin et en Allemagne, lui méritent le , le grade de commandeur de la Légion d’honneur. Il fait les campagnes de 1810 et 1811 en Espagne et au Portugal, et il est admis à la retraite le . Il est fait chevalier de Saint-Louis le .

Il meurt le , à Bourg.

Dotation

Dotation de de rente annuelle sur les biens réservés en Westphalie le .

Armoiries

Figure Nom du baron et blasonnement Armes du baron Claude Joseph Armand et de l'Empire, décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 2 août 1808, commandeur de la Légion d'honneur

D'azur à un dextrochère d'or mouvant du flanc senestre, tenant une bannière déployée aussi d'or et accompagnée de deux palmes d'argent ; au franc-quartier des barons militaires.

Sources

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Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire Catégorie:Naissance en novembre 1764 Catégorie:Naissance à Bourg-en-Bresse Catégorie:Décès en janvier 1840 Catégorie:Décès à Bourg-en-Bresse Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1809 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Décès à 75 ans