Millénaires : • •
Siècles : • • Décennies : 1700 • 1710 • 1720 • 1730 • 1740 1750 • 1760 • 1770 • 1780 • 1790 Années : 1701 • 1702 • 1703 • 1704 • 17051706 • 1707 • 1708 • 1709 • 1710
1711 • 1712 • 1713 • 1714 • 17151716 • 1717 • 1718 • 1719 • 1720
1721 • 1722 • 1723 • 1724 • 17251726 • 1727 • 1728 • 1729 • 1730
1731 • 1732 • 1733 • 1734 • 17351736 • 1737 • 1738 • 1739 • 1740
1741 • 1742 • 1743 • 1744 • 17451746 • 1747 • 1748 • 1749 • 1750
1751 • 1752 • 1753 • 1754 • 17551756 • 1757 • 1758 • 1759 • 1760
1761 • 1762 • 1763 • 1764 • 17651766 • 1767 • 1768 • 1769 • 1770
1771 • 1772 • 1773 • 1774 • 17751776 • 1777 • 1778 • 1779 • 1780
1781 • 1782 • 1783 • 1784 • 17851786 • 1787 • 1788 • 1789 • 1790
1791 • 1792 • 1793 • 1794 • 17951796 • 1797 • 1798 • 1799 • 1800
Le (ou ) commence le et finit le .
Il s'étend entre les jours juliens et Jours juliens à 0h du premier jour et à 24h du dernier jour.Le convertisseur de calendrier..
En France, les historiens considèrent qu'il commence en 1715 avec la mort de et se termine en 1815 avec la chute de Napoléon et le congrès de VienneLe : 1715-1815, sous la coordination de Robert Muchembled, Élisabeth Belmas, Lucien Bély, Jean-Marcel Goger [et al.], Bréal, 1994 ..
Au Royaume-Uni, l'historiographie fait courir le « » de la Glorieuse Révolution de 1688 à 1815.
Au , les Lumières est un terme qui désigne un mouvement culturel et philosophique ayant dominé en Europe, et plus particulièrement en France. Elles donnèrent par extension à cette période le nom de siècle des Lumières (en Allemagne : Zeitalter der Aufklärung, en Angleterre et aux États-Unis : ) , et en France avec la Révolution française. Les Pays-Bas autrichiens et la principauté de Liège connaissent aussi des mouvements insurrectionnels avec notamment la révolution brabançonne et la révolution liégeoise.
Le voit l'apogée de l'institution esclavagiste. La traite négrière culmine. Ce commerce triangulaire a lieu entre l'Europe (pacotilles, tissus, verroteries, armes à feu, etc.), l’Afrique occidentale et équatoriale (esclaves) et les Antilles et les Amériques (produits agricoles : coton, thé…). Six à sept millions d’esclaves noirs sont déportés par les Européens vers l’Amérique au . Ils achètent leurs esclaves à des chefs et souverains locaux, qui razzient les tribus voisines et échangent leurs prisonniers sur le littoral contre des produits fabriqués en Europe. De nombreuses tribus disparaissent. D’autres se regroupent pour constituer des États qui deviennent à leur tour marchands d’esclaves.
Généralités datées du
Événements Afrique 1700-1810 : du début du siècle à l’interdiction de la traite des esclaves par les Britanniques, plus de six millions d’Africains auraient été déportés vers l'Amérique par les Européens, soit 52 % de l’ensemble des exportations de la traite atlantique du .. De 1711 à 1800, la traite française achemine environ vers les Antilles.. Les comptoirs français de Saint-Louis du Sénégal et de Gorée, au Sénégal, envoient en Amérique jusqu’à par an au milieu du siècle.. esclaves par an viennent du golfe de Guinée.. transitent par l’embouchure du Congo et Sao Tomé. Vers 1700 : les Maasaï, peuple « nilo-éthiopique » de pasteurs et de guerriers originaires du lac Turkana, s’enfoncent vers le sud par la « Rift Valley » vers la steppe masaï actuelle, autour du lac Manyara (Tanzanie). qu’ils débordent par des razzias de bétail. Ntare fonde le royaume du Burundi.. 1701-1902 : indépendance de l'Empire ashanti au Ghana actuel.. 1712-1760 : constitution des États bambara de Ségou (1712) et du Kaarta (1760).. 1738-1850 : le royaume du Dahomey paye tribut à l'Empire d'Oyo.. Vers 1740-1850 : le royaume du Kazembe, issu de la province orientale de l’empire Lunda, située une vingtaine de kilomètres au sud du lac Moero, dirigée par le mwata Kazembe, acquiert son autonomie. Il domine le sud du Shaba.. Il connaît une économie prospère au début du (mines de cuivre et de sel, agriculture, collecte de tributs, exportations) et commerce avec l’Atlantique et l’océan Indien. Vers 1760-1790 : le royaume du Bouganda (Bantou) prend forme et commence son expansion sous le règne du kabaka Kyabaggu, le premier à commercer avec la côte swahilie.. 1769-1855: période Zemene Mesafent en Éthiopie, gouvernée par des seigneurs de la guerre et divisée en quatre États, le Choa, le Tigré, le Godjam et le Bégameder.. 1774–1804 : les dirigeants des cités haoussa se convertissent à l’islam à la suite des enseignements et des prêches du lettré peul musulman Usman dan Fodio..
les Peuls du Macina s’installent à Say, dans le Dendi et disloquent le Songhaï en plusieurs petits royaumes. Les Touareg occupent Gao, attaquent le Dendi et Tombouctou et dominent toute la boucle du Niger. apogée du royaume Lunda, au nord-est de l’Angola. Il s’étend à la fin du siècle sur une longueur de 1200 km. L’autorité du mwata Yambo, empereur des Lounda, est indiscutée. Il est le principal fournisseur d’esclaves de Luanda et perçoit un important tribut de plusieurs dizaines de chefs (esclaves, ivoire, métaux, peaux, vivres, tissus…).. au début du siècle, le (Angola) s’étend entre les fleuves Cuanza, Cunene et l’Atlantique, incluant la ville de Moçâmedes. Les populations Ovimbundus qui font partie du royaume ont eu certainement au siècle précédent des contacts étroits avec le royaume Zimbabwe. La résistance à la pénétration portugaise est très vive. Le royaume de Benguela fournit des esclaves au Brésil. à la fin siècle les autorités portugaises de Luanda instituent une législation économique assez libérale, qui supprime progressivement le régime des monopoles commerciaux et permet aux petits commerçants indépendants de parcourir l’arrière-pays (sertão). Ceux-ci forment rapidement des établissements permanents et collaborent avec des Africains aventureux. Ces luso-africains étendront le réseau d’échanges dans la savane angolaise tout au long du , à partir de Luanda et de Benguela.. déclin du royaume des Foundj (Nil Bleu) à la fin du siècle, ruiné par les luttes intestines des rois et de leurs vizirs Hamadj. Le royaume, qui a déjà perdu le Kordofan au profit du Darfour, ne contrôle plus que Sennar, la capitale, et la Gezirah (« île »), riche terre entre le Nil Blanc et le Nil Bleu où l’irrigation est possible ; il connaît une succession de meurtres de sultans jusqu’en 1821 avant d’être conquis par l’Égypte.. invasion des Pahouins, chassés par les Mvélé de la Savane du nord de la Sanaga (Cameroun) vers le sud. Ils traversent la forêt équatoriale. Certains s’y fixent (Étons, Ewondo, Bulu). D’autres (Fangs) atteignent vers 1850 l’estuaire de l’Ogooué (Gabon) et entrent en contact avec les Européens. le royaume de Kitouara (Bounyoro) s’étend jusqu’au Ruanda et au lac Victoria.
Six à sept millions d’esclaves noirs sont déportés par les Européens vers l’Amérique au , chaque année de 1700 à 1750, de 1750 à 1800. W. E. B. Du Bois, qui avance le chiffre de quinze millions de déportés entre le et le milieu du , estime que pour un esclave arrivé vivant en Amérique, il faut compter cinq hommes tués en Afrique au cours des razzias ou morts en mer. La traite vers l’Amérique aurait donc coûté à l’Afrique d’hommes, chiffre qui atteindrait une centaine de millions d’hommes en ajoutant la traite en direction des pays musulmans de la Méditerranée et des pays d’Orient et d’Extrême-Orient. d'hommes environ sont déportés vers les colonies espagnoles () et portugaises () d’Amérique du Sud ; vers les colonies britanniques (États-Unis) ; vers les îles britanniques ( en Jamaïque, vers les Isles sous le vent, à la Barbade) ; dans les îles françaises ( à Saint-Domingue, à la Martinique, à la Guadeloupe) ; dans les îles hollandaises et dans les îles danoises. Les négriers ne participent pas directement à la capture. Ils achètent leurs esclaves à des chefs et souverains locaux, qui razzient les tribus voisines et échangent leurs prisonniers sur le littoral contre des produits fabriqués en Europe. De nombreuses tribus disparaissent. D’autres se regroupent pour constituer des États qui deviennent à leur tour marchands d’esclaves.
Le commerce extérieur de l’Afrique occidentale, qui exporte essentiellement des esclaves, s’accroît au cours du siècle de deux millions de livres au début à environ quatre millions de livres à la fin. La Mauritanie et le Sénégal deviennent les principaux producteurs de gomme arabique. Son prix passe de la tonne en 1718 à vers 1790 et à près de en 1825-1830.
Afrique du Nord Le marque l'apogée économique et culturel de la régence d'Alger, qui conclut un âge d'or entamé au début du sous l’impulsion du fondateur de la nation algérienne moderne, Baba Arrudj « Barberousse ».. La population prospère et la bourgeoisie citadine renoue avec le luxe andalous. Les deys-sultans sont puissants et gagnent de nombreuses guerres contre les puissances européennes telle que le Danemark-Norvège (1769-1772) ou la France (1664). Le règne du dey Mohammed Ben Othmane marque le zénith de la puissance algérienne. L'activité corsaire décline dès la première décennie du siècle au profit de l'exportation agricole, c'est le fameux siècle du blé. ; l'Algérie est nommée en Occident Grenier de l'Europe..
La population de l’intérieur semi-aride du Maghreb (hauts-plateaux, Souss, Aurès...), formée d’Arabes et de Berbères, est divisée en tribus qui constituent la cellule administrative, sociale et économique. Certaines tribus (maghzen en Algérie et Tunisie ou guich au Maroc) bénéficient de privilèges importants en échange du service militaire qu’elles doivent aux souverains.. La force des tribus éloignées et enfoncées à l'intérieur des terres provient de l'emprise relativement faible de l’État dans ces régions là et de la coupure qui existe entre l’État et la société semi-nomade. La préoccupation principale de l’État est la fiscalité, car elle est le gage de la soumission politique.
Les genres de vie opposent les bourgeois citadins, les cultivateurs sédentaires et les éleveurs semi-nomades. L'agriculture est toujours prospère, ayant subi de nombreuses transformations depuis l'époque romaine : les arabes de Mésopotamie, les andalous et les turcs apportant toujours de nouvelles techniques agricoles avec eux. 1727-1757 : période d'anarchie alaouite au Maroc. Madagascar La côte Est de Madagascar est alors beaucoup plus peuplée que la côte Ouest. De nombreux royaumes indépendants se constituent du XVII au , comme ceux des Betsileo au Sud (Isandra, Lalangina, Manandriana, Arindrano), celui des Betsimisaraka à l'est, des Sakalava au Nord-Ouest et des Merina au centre.. Les Français dominent le trafic des esclaves sur la côte Est. La façade occidentale est ouverte aux négriers britanniques, arabes, français ou portugais. Vers 1700-1750 : au début du siècle, Ramananao, chef de la région de Vatomandry, s’empare de Tamatave et de Fénérive avec les Tsikoa. Quelques années plus tard, Ratsimilaho, fils du pirate britannique Thomas Tew (ou Thomas White) et de la princesse Rahana, devient, à son retour de Londres, le chef des Zana Malata et vainc les Tsikoa. Il prend le nom de Ramaromanompo, appelle son royaume le Betsimisaraka et obtient l’alliance des Sakalaves en épousant la fille du souverain du Boina. Il meurt en 1750 et son royaume se disloque. Sa fille Bétia cède l'île Sainte-Marie à la France. Son fils Zanahary règne sur le Betsimisaraka jusqu'en 1767.. 1787-1810 : règne de Andrianampoinimerina, réunificateur de l'Imerina, à l'origine du royaume de Madagascar.
Amérique 1707-1709 : guerre des Emboabas. Guerre civile au Brésil entre les bandeirantes paulistes et les emboabas, nouveaux venus attirés par l’or du Minas Gerais..