Odette Capion-Branger ou Odette Branger, née Odette Capion le Archives municipales de Montpellier, année 1913, acte de naissance , vue 123/215 à Montpellier (Hérault) où elle est morte le , est une résistante française.
C'est une figure de la résistance languedocienne.
Biographie
Résistance
Odette Capion-Branger est employée de commerce depuis l'âge aux Galeries Lafayette et devient responsable syndicale. Elle adhère au Parti communiste en 1934. Elle est arrêtée sur son lieu de travail le parce qu'elle est jugée « dangereuse pour la sécurité de l'État ». Elle est emprisonnée à Montpellier puis au camp d'internement de Rieucros.. en Lozère de 1940 à 1943.....
À la suite de très nombreuses pétitions, elle bénéficie d'une libération conditionnelle en . Dès le début de la guerre, elle participe à la résistance par la rédaction et à la diffusion de tracts. Elle héberge chez elle des résistants. Dès lors elle participe activement à l'organisation des groupes de Francs-tireurs et partisans française (FTPF) : son pseudonyme dans la Résistance est « Denise ». Elle sert d'agent de liaison et s'occupe de ravitaillement en vivres, armes et munitions. Elle prend part à l'évasion de résistants emprisonnés à la prison centrale de Nîmes en . Arrêtée alors sur dénonciationDanièle Arnaud, du Comité de l'Hérault de l'ANACR, a transmis aux Archives départementales de l'Hérault (le 4 juillet 2017) un témoignage d'Odette Capion-Branger, et des notes. Fonds Danièle Arrnaud, 254J, Odette alias « Denise » se retrouve incarcérée à la prison de Nîmes jusqu'en , puis dans la prison Saint-Joseph à Lyon, et enfin au Fort de Romainville, avant d'être déportée en Allemagne de 1944 à 1945..
Expérience de la déportation Odette Capion-Branger est déportée successivement dans les camps de Neue Bremm et de Ravensbrück avant d'être affectée au « kommando » de Beendorf où elle fabrique et sabote des moteurs de V1. Le camp de concentration est évacué en : Odette Capion-Branger revient en France le après avoir stationné quelques semaines en Suède. Plus tard, elle témoigne sur les expériences médicales, sur la solidarité et sur la résistance en camp de concentrationArchives départementales de l'Hérault (AD34), 13W182.
Distinctions Le titre de Combattant volontaire de la Résistance (CVR) a été attribué à Odette Capion-Branger le par l'Office Départemental des Anciens Combattants de l'HéraultArchives départementales de l'Hérault (AD34), 1911W20. Elle a également été honorée de la , de la médaille militaire, de la Légion d'honneur, de la Médaille de la déportation et de l'internement pour faits de Résistance et de la Croix de guerre.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Les Communistes de l’Hérault dans la Résistance, s.l. et s.d La Voix de la patrie, 1945-1954 Bulletin municipal de Montpellier,
Documentaire
Les Indésirables, réalisé et écrit par Bénedicte Delfaut, AB Productions, 2014 .
Liens externes Témoignage d'Odette Capion-Branger, présenté par et enregistré par Suzanne Houlès - Congrès de l'Association Républicaine des Anciens combattants (ARAC) à Sète, 1984 (Document sonore. Durée: 00:21:03 Quand les témoins racontent la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Résistant communiste français Catégorie:Résistante française Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Survivant de Ravensbrück Catégorie:Prisonnier au fort de Romainville Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Titulaire de la croix du combattant volontaire de la Résistance Catégorie:Naissance en décembre 1913 Catégorie:Naissance à Montpellier Catégorie:Décès en janvier 2004 Catégorie:Décès à Montpellier Catégorie:Décès à 90 ans