Jules Lardière (parfois écrit Lardières), né à Falaise (Calvados) le , mort à Corbie (Somme), le . était un industriel, journaliste, haut fonctionnaire et homme politique français.
Biographie Jeunesse et formation Jules Lardières, issu d'une famille d'industriels du textile de Normandie, fut élève au lycée Henri-IV de Paris. Il obtint le baccalauréat ès lettres en 1845. Il travailla ensuite dans la filature de coton de son père,Pierre Lardière, à Falaise, puis s'engagea en politique.
L'engagement républicain De conviction républicaine radicale et libre-penseur, il devint l'ami de Ledru-Rollin et partisan de Gambetta. Il protesta contre le coup d'État du 2 décembre 1851, et s'exila à Genève. Il rentra en France l'année suivante, où il reprit le travail à Falaise, puis il fut employé d'une bonneterie à Paris. Il acheta en 1862 une fabrique de bonneterie à Fouilloy dans la Somme.
Fixé dans la Somme, il fonda, en 1869, avec René Goblet et Frédéric Petit, le quotidien Le Progrès de la Somme, journal républicain de gauche de tendance radicale.Daniel Compère, M. Jules Verne conseiller municipal in Cahiers de L'Herne : Jules Verne, 1974, ..
Préfet de la Défense nationale vignette|150px|Fouilloy (Somme), monument à Jules Lardières Nommé par le Gouvernement de la Défense nationale préfet de la Somme, le , il démissionna le pour être candidat aux élections, mais retira sa démission et reprit sa fonction le . Il était alors président du Comité militaire de défense. La ligne de la Somme tint jusqu'au , quand les armées prussiennes traversèrent la Somme à Corbie. Lardière installa le la préfecture à Abbeville, tandis que l'occupant prussien nommait en Sultzer préfet à Amiens. Après l'armistice du , Abbeville fut cédée aux Prussiens, et Lardière déplaça le siège de l’administration départementale à RueFerdinand Mallet, Abbeville pendant l'invasion - 19 juillet 1870 - 5 juin 1871,Collection XIX, 17 nov. 2016. Le , il démissionna de ses fonctions pour être candidat aux élections législatives du dans la Somme, mais ne fut pas élu. Le jour des élections, les Prussiens saisirent toutes les archives administratives et fermèrent les bureaux de Rue. La préfecture de la Somme fut alors transférée à Boulogne-sur-Mer où elle resta jusqu’au Baron Albéric de Calonne, Histoire de la ville d'Amiens, Tome 3, 1906, .
Élu local En , il fut élu membre du conseil général de la Somme pour le canton de Corbie. Maire de Fouilloy et conseiller général de 1871 à 1873, il démissionna pour protester contre les mesures d’ordre moral prises par le gouvernement. Il redevint maire de Fouilloy en 1876.
Hommages Amiens, Corbie et Fouilloy, ont donné le nom de Jules Lardière à une rue. À Fouilloy, un monument a été érigé à sa mémoire, près de l'église.
Pour approfondir Bibliographie
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Articles connexes Histoire d'Amiens Histoire de la Somme Histoire de la Picardie
Liens externes
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Préfet de la Somme Catégorie:Préfet de la Troisième République Catégorie:Naissance en février 1829 Catégorie:Décès en novembre 1876 Catégorie:Naissance à Falaise (Calvados) Catégorie:Décès à Corbie Catégorie:Personnalité liée à Amiens Catégorie:Élève du lycée Henri-IV au XIXe siècle Catégorie:Conseiller général de la Somme Catégorie:Maire de la Somme Catégorie:Décès à 47 ans