Jacques-Bernard-Marie Montané (Grenade, Archives départementales de Haute-Garonne Commune de Grenade, vue 207 / 373 - mort le à ToulouseArchives de Toulouse Acte de décès du 17/11/1814, vue 167) est un magistrat français, président du Tribunal révolutionnaire de Paris, au temps de la Révolution française.

Famille

Jacques-Bernard-Marie-Montané est né dans une famille d'ancienne bourgeoisie originaire de GascognePierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire-Français, ed. Sedopols, 2012, p. 583., issue de Bernard Montané (mort en 1733), négociant, bourgeois de Grenade (Haute-Garonne), époux de Claire de La Roque.

Son père, Pierre-Bernard Montané de La Roque (mort avant 1778), est négociant, conseiller du Roi et son lieutenant particulier en l'Élection de Rivière-Verdun et sa mère Elisabeth de Pratviel.

Son fils, Abel Montané de La Roque (1779-1834), est magistrat, juge auditeur à la Cour d'Appel de Toulouse, procureur au Tribunal de Foix.

Son petit fils, Pierre Montané de La Roque (1810-1869), est juge d'instruction.

Son arrière arrière petit fils, René Montané de La Roque (1892-1950), est procureur de la République, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1914-1918 avec palmes.

La famille porte le blason : de gueules à une montagne de 6 coupeaux d'argent senestrée d'un serpent mouvant du flanc de l'écu; au chef d'argent chargé d'une étoile d'azur accompagnée de 2 croissants de mêmeJules Villain, La France moderne, Haute-Garonne et Ariège, Montpellier, Firmin, Montané et Sicard, 1911.

Biographie Jacques-Bernard-Marie Montané, fils de Bernard Montané de La Roque (mort avant 1778), est avocat à Toulouse dès 1773, conseiller du roi et lieutenant civil et criminel du présidial de Toulouse (1773-1790), puis juge de paix (1790-1792). Le 21 août 1791, il se porta acquéreur des bâtiments vides de l’abbaye de Grand Selve à Bouillac qu’il démantela pour revendre en matériaux de construction. Les Bernardins en avaient été expulsés l’année précédente.

Il est élu troisième juge du tribunal révolutionnaire le . Il est nommé président du tribunal révolutionnaire le Philippe Landeux, Le tribunal révolutionnaire de Paris (1793-1795), 2017, (auto-édition dans la série Essais Historiques).J.-B. M., Jacques Bernard Montané à la Convention nationale (mémoire de 1794), réédition Hachette, 2018..

Il est président lorsque Charlotte Corday comparaît le pour l'assassinat de Marat. Accusé de modérantisme par Fouquier-Tinville, il quitte la présidence le pour être remplacé par Martial Herman, avant de se retrouver en prison. Il est acquitté après la chute de Maximilien de Robespierre le , et devient juge au tribunal du deuxième arrondissement de Paris. De 1800 à 1811, il est premier juge de la Cour de Justice de Toulouse et décoré de l'ordre du Lys. Il avait épousé Marie Thérèse Daribau, fille de N... Daribau, seigneur de Galau, Malcomte et Palais, ancien jurat de la ville d'Agen.

Plaidoyer du président Montané- Extraits -

Deuxième jugement, postérieur à la chute de Robespierre-Mémoire de J.B.M. Montané de 1794. Réédition Hachette . 2018 ibid-..

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Notes et références

Articles connexes Liste de familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française

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