Blanche Émelie Philippe dite Blanche Miroir, née le à TroyesArchives de l'Aube, acte de naissance de Blanche, Emélie, Philippe , année 1859 (page 38/260) et morte le à Neuilly-sur-SeineActe de décès (avec date et lieu de naissance) à Neuilly-sur-Seine, n° 436, vue 56/152., est une actrice de théâtre française.
Biographie Prétendue fille d'un musicienElle prétendait à ses débuts parisiens être la fille d’un chef d’orchestre de Versailles, M. Miroir. Son père troyen était ouvrier bonnetier, selon son acte de naissance, musicienne elle-même, Blanche Miroir débute en 1874 et fait des créations aux Bouffes et à la Renaissance, où elle double même Jeanne Granier dans le Petit DucLe Figaro, 16 juin 1878.
En 1877, elle est victime, avec d'autres artistes, d'une affaire d'excitation de mineures à la débaucheLe Figaro 13 avril 1877
N'ayant pas d’engagement à Paris, l'ex-pensionnaire des Bouffes et de la Renaissance va jouer l'opérette à Saint-Pétersbourg pendant quatre ans puis retourne à Paris en 1883 et cherche un engagement, elle en trouve un à Bruxelles. Olga Léaut l'engage à l'Alcazar royal et la fait débuter dans Madame Favart, en même temps que Noémie Vernon. Elle défraye la chronique quand elle reçoit une balle derrière l'oreille gauche tirée par son amant, le Comte Jean de Lagoda (Лагода), qui se tire deux coups de revolver dans la tempe gauche et meurtLe Figaro 21 avril 1883Le Petit Parisien 22 avril 1883. L'officier russe, qui a perdu sa fortune et que la jeune actrice a quitté à Saint-Pétersbourg, aurait déjà provoqué le musicien Paul Puget ou l'acteur Félix Puget, selon les sources, et un combat à l'épée aurait eu lieu la veille aux environs de Paris. Le Russe fut blessé légèrement au bras droitLe Figaro 22 avril 1883Le Figaro 30 avril 1883. La frontière est floue entre le monde du spectacle et demi-monde. En 1884, elle est au centre d'un procès intenté à son amant habitant Anvers par sa femme qui demande le divorceLe Figaro 20 février 1884.
Après avoir gardé à Bruxelles, aux Galeries Saint-Hubert, l'emploi de première chanteuse, elle rentre à Paris. Elle est engagée par Delphine Ugalde aux Bouffes-Parisiens, contrat qu'elle résilie à l'amiable en 1886. Elle passe et reste pendant quelques saisons au Châtelet, où tantôt elle joue des coquettes dans le drame, tantôt elle tient des rôles de chant. Elle opte définitivement pour la comédie et entre dans la troupe du Théâtre de la Porte-Saint-Martin, choisie par Victorien Sardou pour le personnage de Madame Bérillon, dans Thermidor, elle crée dans Jacques Callot le personnage de Méala.
Elle part pour une vaste tournée organisée par l'imprésario Théodore de Glaser, du au dans toute l’Europe avec la compagnie de Marcelle Josset, avec Jean Coquelin, André Antoine, Camille Dumény et d’une madame Patry. En quatorze semaines, elle va parcourir des dizaines de milliers de kilomètres en train et en bateau et va jouer dans dix-neuf villes et dans onze pays : Belgique, Allemagne, Russie, Roumanie, Turquie, Asie-Mineure, Égypte, Autriche-Hongrie et Suisse. La troupe s’arrête dans chaque ville environ quatre à cinq jours pour y jouer : Les Amants de Maurice Donnay, L’Été de la Saint-Martin et Marcelle de Victorien Sardou, Les Demi-Vierges de Marcel Prévost, L’Âge difficile de Jules Lemaître et Frou-Frou de Ludovic Halevy et Meilhac, La Parisienne, Le Gendre de M. Poirier d'Émile Augier, La Vie de BohêmeLe Figaro 19 janvier 1897.
Elle joue le rôle de Lise, lors de la première de Cyrano de Bergerac en 1897 représentation, documents iconographiques .
Elle quitte la scène après son mariage avec Jean Coquelin le à Neuilly-sur-Seine. Les témoins du marié sont Edmond Rostand et Albert Carré ceux de la mariée, Henri Hertz et d’une madame MichelLe Figaro 19 mai 1910.
Répertoire 1874 : Les Bibelots du diable, féérie-vaudeville en trois actes de Théodore Cogniard et Clairville, Théâtre de la Renaissance. 1874 : La Famille Trouillat, opérette en trois actes de Léon Vasseur,Théâtre de la Renaissance : Pervenche. 1875 : La Petite Mariée, opéra-bouffe en 3 actes d’Eugène Leterrier et Albert Vanloo, musique de Charles Lecocq, création à Paris, théâtre de la Renaissance, le 1876 : Le Moulin du Vert-Galant, opéra-comique en trois actes de Gaston Serpette aux Bouffes-Parisiens : Jeanne 1876 : La Boîte au lait, opéra-bouffe en quatre actes de Jacques Offenbach, sur un livret de Eugène Grangé et Jules Noriac, créé le aux Bouffes-Parisiens, salle Choiseul La Boîte au lait sur Data.bnf.fr. 1877 : Les Trois Margot opérette en 3 actes de Henri Bocage et Henri Chabrillat, musique de Charles Grisart, Bouffes-Parisiens 1877 : Madame l'archiduc, opéra-bouffe en trois actes de Jacques Offenbach, sur un livret de Albert Millaud, reprise aux Bouffes-Parisiens 1877 : La Sorrentine, opérette bouffe en trois actes, livret de Jules Noriac et Jules Moinaux, musique de Léon Vasseur, représenté aux Bouffes-Parisiens le . 1878 : Babiole, opérette de Clairville et Octave Gatineau, musique de Laurent de Rillé, création le aux Bouffes-Parisiens 1878 : Les Bijoux de Jeannette, opéra-comique en un acte, livret de Marc Constantin, musique d’Amédée Godart, représenté au théâtre de la Renaissance le . 1878 : Le Petit Duc, opéra-bouffe d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, musique de Charles Lecocq, Théâtre de la Renaissance 1883 : Madame Favart, opéra-comique en trois actes de Jacques Offenbach, livret d’Alfred Duru et Henri Chivot, Alcazar royal de Bruxelles. 1883 : La Filleule du roi, Alcazar royal de Bruxelles. 1883 : Donna Juanita d’Eugène Leterrier et Albert Vanloo, musique de Franz von Suppé, Galeries Saint-Hubert : Patrita 1885 : Les Cents Vierges, opéra-comique de Clairville, Henri Chivot et Alfred Duru, musique de Charles Lecocq aux Bouffes-Parisiens 1885 : La Mascotte opéra-comique en trois actes d'Edmond Audran, sur un livret d'Henri Chivot et d'Alfred Duru, reprise aux Bouffes-Parisiens : Fiametta 1886 : Il était une fois... opérette en 3 actes, livret d’Adolphe Jaime, Doré et Sémiane, musique d'Oscar de Lagoanère, création le aux Menus-Plaisirs
Théâtre 1887 : La Chatte blanche, féerie en 3 actes, texte de Théodore et Hippolyte Cogniard, Châtelet : La Fée des bruyéres. 1888 : Revue du théâtre de l'Alcazar. 1892 : Madame l'Amirale, féerie en 5 actes d’Ernest Blum et Raoul Toché, création le , Châtelet. 1894 : Le Trésor des radjahs, pièce à grand spectacle en cinq actes d'Adolphe d'Ennery et Paul Ferrier, Châtelet. 1894 : Les Pirates de la savane, drame à grand spectacle en cinq actes, d'Anicet Bourgeois et Ferdinand DuguéLes Pirates de la Savane, drame en quatre actes , Châtelet. 1895 : Don Quichotte, pièce de Victorien Sardou, Châtelet. 1895 : Thermidor de Victorien SardouThermidor, drame en quatre actes , Théâtre de la Porte-Saint-Martin : Madame Bérillon, 1896 : Jacques Callot, drame de Henri Cain, Eugène Adenis et Édouard Adenis (), Théâtre de la Porte-Saint-Martin : Méala 1896 : Les Bienfaiteurs, comédie en 4 actes d'Eugène Brieux, mise en scène de Louis Péricaud () Théâtre de la Porte-Saint-Martin : Clara 1897 : La Mort de Hoche pièce en 5 actes en prose de Paul Déroulède () Théâtre de la Porte-Saint-Martin : Mme Lacoste 1897 : Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, première le , Théâtre de la Porte-Saint-Martin : Lise 1899 : Plus que reine, drame en 5 actes, d'Émile Bergerat, Théâtre de la Porte-Saint-Martin : Mme Avrillon, d'atours de l'Impératrice. 1899 : Les Misérables de Paul Meurice et Charles Hugo d'après Victor Hugo (), Théâtre de la Porte-Saint-Martin : La Thénardier 1900 : Jean Bart, drame en 5 actes d'Edmond Haraucourt, mise en scène de Louis Péricaud () Théâtre de la Porte-Saint-Martin : La Small 1900 : Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, reprise au Théâtre de la Porte-Saint-Martin 1901 : Quo Vadis ?, drame historique en cinq actes d'Emile Moreau, Théâtre de la Porte Saint-Martin, 1901 : Le Bourgeois gentilhomme Théâtre de la Porte Saint-Martin, 1902 : Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, reprise au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, , puis 1903 : Les Femmes savantes, le député de Bombignac d'Alexandre Bisson, le Bourgeois gentilhomme, l'Abbé Constantin, tournée en province et à l’étranger de la troupe Théâtre de la Porte Saint-Martin du au 1904 : Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, reprise au Théâtre de la Gaité 1907 : Madame la Maréchale d'Alphonse Lemonnier et Louis Péricaud au Théâtre de la Gaité 1910 : Quo vadis ? d'Émile Moreau à Marseille avec les tournées Simon.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
Portraits de Blanche Miroir par Nadar
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