Henri Hosten, né le à (Belgique) et mort le à Bruxelles, est un prêtre jésuite belge, missionnaire au Bengale et historien de renom.

Biographie Jeunesse et formation Souhaitant dès sa jeunesse partir en mission le jeune Hosten fait ses études à l’école apostolique de Turnhout et entre ensuite au noviciat jésuite de Tronchiennes (). Envoyé en Inde immédiatement à la fin de son noviciat il enseigne le latin et la rhétorique au séminaire pontifical de Kandy, au Sri Lanka (1893 à 1900) et fait ensuite sa philosophie à Shembaganur (1900-1903) près de Kodaikanal en Inde du Sud. Il fait encore une année d’enseignement au collège Saint-Joseph de Darjeeling avant d’entamer les études de théologie préparatoires au sacerdoce (1904-1908) à la fin desquelles il est ordonné prêtre, à Kurseong, le .

Terminant sa formation jésuite avec le Troisième An (à Ranchi) il est envoyé enseigner au collège Saint-Xavier de Calcutta (1909-1917) et ensuite de nouveau à Saint-Joseph de Darjeeling (1917-1926), mais son travail d’historien, d’écrivain et de traducteur de documents anciens prend de plus en plus son temps.

Historien Tout au long de sa carrière, et même avant de commencer à enseigner, Hosten rassemblait des documents qu’il estimait de valeur historique. Durant ses études de philosophie il s’intéresse à l’histoire de l’Inde, surtout la période moghole. Durant ses études de théologie il prépare une monographie sur l’histoire du Christianisme en Inde, s’intéressant particulièrement à la présence des jésuites à la cour des empereurs moghols (). Il est l’actif premier secrétaire de l’académie indienne du théologat de Kurseong et établit des contacts avec la Société asiatique du Bengale.

En 1909 Hosten découvre le manuscrit d’Antonio Monserrate, Mongolicae Legationis Commentarius, et en reconnait immédiatement la grande valeur historique: c’est le plus ancien document européen concernant l’empereur Akbar et la cour de l’empereur moghol. Il le publie de manière critique dans les Mémoires de la Société Asiatique du Bengale (1914) et sa traduction dans le périodique The Catholic Herald of India (Calcutta, 1920-1921). Ses recherches autour du document lui acquièrent une grande autorité dans la période moghole de l'histoire indienne. Ainsi il fournit une aide considérable à Henri Josson pour son œuvre La Mission du Bengale occidental, et collabore activement avec Sir Edward Maclagan pour son The Jesuits and the great Mogul (1932).

En 1923, Hosten participe aux fouilles menées par l'Archaeological Survey of India' autour de la basilique Saint-Thomas de Mylapore (Madras), à la recherche de la tombe de l’apôtre saint Thomas.

Plutôt observateur et analytique que synthétiseur son travail est toujours minutieux, critique et prudent, y compris dans les traductions en anglais d’anciens documents. Les interprétations et commentaires qu’il en fait sont encore de valeur à la fin du .

Souffrant d’hématurie qui l’affligeait depuis une vingtaine d’années et d’un cancer le père Hosten fut renvoyé dans son pays natal la Belgique pour traitement médical approprié. Il y continue son travail de recherches historiques et publications. Trois ans plus tard, le , il meurt à Bruxelles.

L'essentiel de ses archives scientifiques (43 gros volumes reliés et 37 boîtes), contenant notamment des inédits importants (par exemple une histoire de l'imprimerie ancienne en Inde), est conservé à la bibliothèque du Vidyajyoti College à Delhi.

Écrits . . . . . .

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