Les Kayaba Ka-1 et Ka-2 étaient des autogires japonais de reconnaissance et d'observation d'artillerie de la Seconde Guerre mondiale. Ils assuraient également un rôle secondaire d'avion de patrouille maritime, en étant utilisé pour des missions de repérage et de lutte anti-sous-marine au large des côtes japonaises. Leur désignation officiel par l'Armée était , (Gō pouvant être traduit par « numéro »).
Conception et développement L'armée impériale japonaise développa le pour des missions de reconnaissance, d'observation d'artillerie et de lutte anti-sous-marine, en se basant sur un Kellett KD-1A, qui avait été importé au Japon en 1939 mais avait été endommagé au-delà du réparable juste après son arrivée sur le territoire. La Kayaba Industry fut chargée par l'armée japonaise de développer une machine similaire, et un premier prototype prit l'air le . L'appareil fut initialement développé comme plateforme d'observation et pour du marquage d'artillerie. L'armée japonaise apprécia beaucoup les capacités de décollage très court de l'appareil et ses faibles besoins en maintenance. La production démarra en 1941 et les premiers autogires furent affectés à des unités d'artillerie pour du repérage, alors utilisés par un pilote et un observateur d'artillerie.
Le prototype, qui n'était essentiellement rien d'autre qu'un Kellett réparé et équipé d'un moteur Argus As 10C de , partageait de nombreuses ressemblances avec le Focke-Wulf Fw 61, qui avait volé en 1936, mais il ne fut produit qu'à une vingtaine d'exemplaires.. La production continua avec le , propulsé par un moteur à en étoile Jacobs , similaire à celui du Kellet . Pendant la production, un manque de composants cruciaux pour les rotors et les moteurs mena à d'importants retards de livraison.
Un total de de et avaient été assemblées à la fin de la guerre, dont douze furent détruites avant d'avoir été livrées à l'armée japonaise, et une trentaine ne reçurent jamais de moteur. Environ furent livrés à l'armée japonaise, mais seulement trente furent réellement déployés. Certaines sources affirment que auraient été produits, mais ce chiffre ne peut pas être confirmé.
Carrière opérationnelle Le premier (le réparé) décolla pour la première fois de l'aérodrome de Tamagawa le . Les tests menés après par l'armée japonaise démontrèrent d'excellentes performances. Initialement, il était prévu d'envoyer le faire des repérages pour les unités d'artillerie basées sur le territoire principal de la Chine, mais le changement du cours de la guerre sur ce théâtre d'opérations rendit ces plans caducs. À la place, quelques furent envoyés aux Philippines pour y effectuer des missions de liaison en remplacement des Kokusai Ki-76. Après quelque temps, l'armée impériale japonaise décida finalement de la meilleure utilisation qui pouvait être faite de ces appareils uniques, et la majorité des et furent affectés à des rôles d'avions de patrouille anti-sous-marine (ASM). L'entrainement des pilotes pour ces missions particulières démarra en , avec un premier groupe de dix pilotes obtenant leur diplôme en , suivis par un autre groupe de quarante pilotes en .
À l'origine, le plan était de déployer les / à partir de navires cargos pour repérer les sous-marins ennemis, mais ces navires se montrèrent finalement trop étroits pour être utiles en opérations. Par conséquent, l'unité de / fut affectée au navire dépôt de débarquement Akitsu Maru à partir du mois d' et jusqu'à sa perte, en . À partir du , les patrouilles ASM reprirent depuis un aérodrome situé sur l'ile d'Iki, avec une base de réparations et maintenance située dans la préfecture de Fukuoka. Les patrouilles ASM débutèrent également, à partir de , depuis le terrain d'Izuhara, sur l'ile de Tsu-shima. Ces missions aidèrent à protéger l'une des dernières lignes maritimes japonaises entre les ports de Fukuoka et Pusan. Finalement, des avions en provenance de porte-avions américains commencèrent à apparaitre, même dans le détroit de Tsu-shima, et les unités de / furent relocalisées sur la base de Nanao, sur la péninsule de Noto, en mer du Japon, opérant depuis cette base jusqu'à la fin de la guerre. Les / ne coulèrent directement aucun sous-marin pendant le conflit, mais ils inspiraient toutefois une grande confiance pour diffuser des alertes relatives à la présence de sous-marins dans les eaux japonaises.
Variantes Ka-Go Prototype construit autour de l'autogire Kellett réparé. Ka-1 Développement du Ka-Go par l'Armée, propulsé par un moteur Argus As 10 de (). Ka-2 Développement du Ka-1 par l'Armée, propulsé par un moteur Jacobs L-4MA-7 de ().
Utilisateurs
Service aérien de l'Armée impériale japonaise.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Kellett KD-1 Fieseler Fi 156 Kokusai Ki-76 Westland Lysander North American O-47 IMAM Ro.63 Kobeseiko Te-Gō
Bibliographie
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Liens externes
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