Louis de Guiringaud, né le à Limoges et mort le à , est un diplomate et un homme politique français.

Biographie Jeunesse et études Louis de Guiringaud est issu d’une famille d'ancienne bourgeoisieCharondas, Le Cahier noir, 2015, Patrice du Puy éditeur, sans pagination. du sud-ouest de la France. Son ancêtre, Pierre de Guiringaud, fut reçu procureur du roi pour la chambre des requêtes du parlement de Toulouse en 1777, puis conseiller au même parlement en 1785 et vota avec la noblesse en 1789 .. Son père, officier de cavalerie, est tué au début de la Première Guerre mondiale.

Guiringaud fait ses études secondaires à Paris. Il obtient son baccalauréat en 1928 après avoir étudié au collège Saint-Louis-de-Gonzague. Il s'inscrit à la faculté de droit de Paris où il obtient une licence de droit et pars ailleurs une licence de lettres. Il est diplômé de l'École libre des sciences politiques, où il prépare le concours d'entrée du ministère des Affaires étrangères. Il y est reçu en 1938.

Parcours professionnel À la suite de son admission, il est nommé attaché d’ambassade à Ankara. Mobilisé au Levant en , il rentre en France après l’armistice du 22 juin 1940 et fait un court séjour à Vichy, tout en prenant part à des activités de résistance. Il rejoint en 1943 le Comité français de Libération nationale à Alger, où il devient chef de cabinet de René Massigli, commissaire aux Affaires étrangères. Il reprend du service dans l’armée au printemps 1944 et participe, comme officier de spahis, à la campagne d’Italie avec le corps expéditionnaire du général Juin. Il participe ensuite au débarquement de Provence et à la campagne de France dans la première armée du général de Lattre. Grièvement blessé en Alsace en , Louis de Guiringaud est cité à l'ordre de l'armée et décoré de la Légion d'honneur à titre militaire.

Il reprend du service dans la carrière diplomatique en 1946 comme premier secrétaire à l’ambassade de France à Londres. Il est ensuite directeur des affaires politiques au haut-commissariat de France en Allemagne, consul général à San Francisco, puis représentant permanent adjoint au Conseil de sécurité des Nations unies à l’époque de la crise de Suez.

De 1957 à 1961, il est le premier ambassadeur de France au Ghana, et il devient directeur des Affaires marocaines et tunisiennes au Quai d’Orsay. En 1962, le gouvernement le désigne comme ministre délégué, haut représentant adjoint pour assister Jean-Marcel Jeanneney, premier représentant de la France dans l'Algérie indépendante.

Il prend au début de 1964 les fonctions d'inspecteur général des postes diplomatiques et consulaires. De 1966 à 1972, il occupe le poste d'ambassadeur de France au Japon, succédant à François Missoffe.

Représentant permanent de la France auprès des Nations unies de 1972 à 1976, il est élevé à la dignité d'ambassadeur de France le . À la même époque, Valéry Giscard d'Estaing, alors président de la République, lui demande d’organiser la Conférence sur la coopération économique internationale, qui devait être à l’origine du dialogue Nord-Sud.

Ministre des Affaires étrangères Il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Raymond Barre en et reconduit en et . En tant que ministre des Affaires étrangères, il est chargé de défendre devant l'Assemblée nationale et le Sénat le texte permettant au Parlement européen d'être élu au suffrage universel en 1978. Il est alors épaulé par Claude Martin.

Il se rend en Indonésie en 1978 pour y signer un accord militaire. Il indique au régime de Soeharto que la France ne s'opposerait pas à lui à l'ONU concernant l'invasion indonésienne du Timor oriental, laquelle avait provoqué la mort d'une grande partie de la population de la région.

En , il tient des propos controversés en rejetant sur les seuls chrétiens la responsabilité de la guerre du Liban et sur les milices chrétiennes la responsabilité de son aggravation : Déclaration au cours du déjeuner donné en l'honneur de la presse anglo-américaine le 16 octobre 1978.. Peu de temps après, il quitte le gouvernement, où il est remplacé le suivant par Jean François-Poncet.

Il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur à titre militaire le par Valéry Giscard d'Estaing. Il est aussi titulaire de la croix de guerre 1939-1945 ainsi que de nombreuses décorations françaises et étrangères.

Mort Souffrant de dépression, il se donne la mort le à son domicile parisien, d'une balle de fusil de chasse tirée dans la poitrineBenoît Yvert, Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989, Perrin, 1990, p. 937. Il repose au cimetière de CastelsarrasinCimetières de France et d'ailleurs. Sa épouse est décédée en 1992.

Son fils, François de Guiringaud, a écrit une biographie de son père en 2016Note biographique.

Décorations

Notes et références

Articles connexes Liste de familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française

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