Le Carnet du cuirassier Destouches est un écrit de jeunesse autobiographique de l'auteur Louis-Ferdinand Céline — Louis-Ferdinand Destouches, de son vrai nom. Texte très court, rédigé en novembre et , il est publié en 1965 (avec le titre Carnet du cuirassier Destouches dans le Cahier de l'Herne n°5, nouveau volume après celui de 1963, consacré à Céline, pages 9, 10 et 11), puis en 1970 à la suite de Casse-pipe.
Contenu
Le , âgé de , Louis-Ferdinand Destouches s'engage pour trois ans au de cuirassiers de Rambouillet. Il y est incorporé le Céline, « Carnet du cuirassier Destouches », dans Casse-pipe, coll. « Folio », Gallimard, 1970, 119.. En , il est promu brigadierCharles-Louis Roseau, « Le Carnet du cuirassier Destouches : une exception dans la bibliographie célinienne », sur lepetitcelinien.com, 28 novembre 2010 (consulté le 10 juin 2022).. Il note quelques impressions dans d'un carnet en moleskine, probablement en novembre et . Cette esquisse de journal est très courte, puisqu'elle ne représentera que six pages, une fois imprimée.
Le jeune homme livre dans le désordre ses états d'âme. Sa vie militaire ne paraît qu'un jalonné de corvées de fumierCéline, « Carnet du cuirassier Destouches », , 121., nimbé de , de Céline, « Carnet du cuirassier Destouches », , 122., de , d' et de . François Gibault note que Destouches . : les illusions, les et l'arrogance d'avant son incorporation sont condamnées ; un scepticisme radical prend possession du futur Céline.
Parcours du carnet
Au début de la Première Guerre mondiale, en , le de cuirassiers part au front. Destouches emporte le carnet dans son paquetage. Grièvement blessé près de Poelcappelle en octobre, il doit être transféré en urgence vers un poste de secours. Durant son évacuation, il confie ses effets personnels à Maurice Langlet, un camarade de régiment.
Langlet, ignorant ce qu'est devenu Destouches, conserve le carnet une quarantaine d'années. Ce n'est qu'en 1957, lors de la publication de D'un château l'autre, qu'il fait le lien entre l'auteur de ce livre et son camarade. Il s'efforce de lui restituer son écrit par l'intermédiaire du directeur du journal Le HavrePascal Fouché, dans Louis-Ferdinand Céline, Lettres à la N.R.F. : 1931-1961, Gallimard, 1991, 383, ., qui prend contact avec Gallimard, l'éditeur de Céline.
Roger Nimier, conseiller littéraire chez GallimardPascal Fouché, , 340, ., souhaite éditer le texte. Il écrit à Céline : Cependant l'auteur s'oppose à toute publication et le Carnet ne paraît que quatre ans après sa mort, en 1965, dans L'Herne, . Il est repris en 1970, à la suite de Casse-PipeNotice bibliographique FRBNF32943550, sur catalogue.bnf.fr (consulté le 10 juin 2022). — « Huit notices bibliographiques », sur catalogue.bnf.fr (consulté le 10 juin 2022)..
Notes et références
Catégorie:Louis-Ferdinand Céline Catégorie:Journal intime