La de la Colombia Oro y Paz a lieu du 6 au en Colombie. La course fait partie du calendrier UCI America Tour 2018 en catégorie 2.1.
Présentation Parcours
Équipes Classé en catégorie 2.1 de l'UCI America Tour, la course est par conséquent ouvert aux WorldTeams dans la limite de 50 % des équipes participantes, aux équipes continentales professionnelles, aux équipes continentales et aux équipes nationales.
25 équipes participent à la course - 4 WorldTeams, 9 équipes continentales professionnelles, 9 équipes continentales et 3 équipes nationales :
Favoris
Étapes
Déroulement de la course
Victoire au sprint de Fernando Gaviria.
Fernando Gaviria justifie son statut de favori en remportant au sprint l'étape, disputée en circuit à Palmira. Miguel Ángel Rubiano est considéré comme le héros du jour en raflant les trois sprints intermédiaires de l'étape.
Juan Manuel Santos, président de la République colombienne, donne le départ. Dès les premiers hectomètres, Miguel Ángel Rubiano, Jonathan Clarke, Jetse Bol, Simon Pellaud et Rafael Montiel prennent les devants. Ils obtiennent plus d'une minute d'avance. Au troisième tour d'une étape qui en compte neuf, Rubiano s'impose dans le premier sprint intermédiaire du jour devant Bol et Pellaud, tandis que l'équipe Quick-Step Floors roule en tête du peloton, pour ne pas permettre aux fugitifs de compter plus d'une minute d'avance ; Jhonatan Narváez effectuant la plus grande partie du travail. Le peloton est secoué par une chute où de nombreux coureurs sont impliqués. Rubiano remporte les deux autres sprints spéciaux et endosse le maillot de leader du classement de la montagnePour être en conformité avec l'article 2.6.018 du règlement UCI : , le leader du classement des sprints spéciaux n'endosse pas de maillot distinctif. (en l'absence de difficultés répertoriées sur le parcours du jour). Dans le final, les fugueurs sont repris alors qu'à cinq kilomètres du terme, une nouvelle chute dans le groupe principal envoie à terre Nairo Quintana. Celui-ci réussit à réintégrer le peloton, au contraire de son frère Dayer, qui a dû lui céder son vélo. Le sprint massif est inévitable. Le train de la Quick-Step se met en marche. Bien emmené par ses équipiers Álvaro Hodeg, Iljo Keisse et Maximiliano Richeze, Gaviria est déposé dans le dernier virage par l'Argentin et s'impose facilement. Seul Sebastián Molano réussit à s'intercaler entre son compatriote et Richeze. Au classement général, Fernando endosse le maillot de leader. Il devance d'une seconde Rubiano et de quatre Molano.
Fernando Gaviria récidive.
La deuxième étape quitte Palmira pour Santander de Quilichao, plein sud, puis revient à Palmira. Fernando Gaviria remporte sa deuxième étape consécutivement et se maintient en tête du classement général.
Une échappée anime le début de course mais est rapidement annihilée en vue du premier sprint bonification que le peloton a décidé de disputer. Gaviria y prend le dessus sur Andrea Guardini et Tao Geoghegan Hart. Le peloton se relâche alors quelque peu, et une fugue se forme aux alentours du quarantième kilomètre, composée dans un premier temps par Juan Esteban Arango, Carlos Julián Quintero, Adrián Richeze et Nicolás Tivani que rejoignent Weimar Roldán et Juan Felipe Osorio au 63. Elle obtient un peu plus d'une minute trente d'avance, mais toujours sous le contrôle de la Quick-Step. Arango règle ses compagnons du jour aux deux derniers sprints intermédiaires que propose l'étape. Il empoche, ainsi, six secondes de bonification. À vingt-deux kilomètres du terme, Richeze est lâché par les fugueurs et bientôt absorbé par le peloton. La sélection italienne et Jhonatan Narváez, que la Quick-Step sacrifie pour ce travail, animent la poursuite à l'avant du peloton. Et, à six kilomètres du but, Tiviani et Osorio, les derniers fuyards sont repris. En vue de l'emballage final, les équipes remontent leurs sprinteurs à l'avant de la course. La tension monte et une chute se produit, dont sont victimes Juan Pablo Rendón et plusieurs membres de la sélection italienne. Même si Jarlinson Pantano essaie d'échapper au sprint massif, en déclenchant une tentative solitaire, vite réprimée, c'est une arrivée groupée qui conclut la journée. Comme la veille, Maximiliano Richeze lance parfaitement Fernando Gaviria pour son deuxième bouquet. Bien qu'il dispose une nouvelle fois de Sebastián Molano, deuxième, Gaviria a dû bien plus s'employer que le premier jour. Quoique cassé en plusieurs morceaux, le jury des commissaires décide de classer le peloton dans le même temps que le vainqueur. Complètement exténués, Adrián Richeze et Carlos Julián Quintero, quant à eux, perdent dans les ultimes kilomètres respectivement près de deux et cinq minutes. Au classement général, Fernando Gaviria devance toujours Molano et Miguel Ángel Rubiano mais maintenant de onze et quatorze secondes, grâce au jeu des bonifications engrangées aux arrivées et au sprint intermédiaire.
Trois sur trois pour Fernando Gaviria.
Les coureurs partent une nouvelle fois de Palmira pour le nord et le corregimiento de La Paila (dans la municipalité de Zarzal), où ils font demi-tour pour rejoindre l'arrivée à Buga, traversé cent-vingt kilomètres plus tôt. Fernando Gaviria y remporte sa troisième victoire consécutive et garde la tunique de leader de l'épreuve.
L'étape, pratiquement plate, commence par de nombreuses tentatives de fugue. Puis cinq hommes, Brayan Ramírez, Dalivier Ospina, Rafael Montiel, Félix Barón et Mauro Richeze trouvent l'ouverture. Ceux-ci se disputent les sprints bonifications où Montiel et Ramírez récoltent six secondes. Dans le peloton, l'intégralité de la charge de la poursuite est dévolue à l'équipe Quick-Step. Une nouvelle fois, Jhonatan Narváez est le coureur le plus sollicité pour ce travail. L'écart monte jusqu'à une minute trente. Félix Barón profite du relâchement de ses compagnons de fortune, après l'effort du troisième sprint spécial, pour partir seul. Il est poursuivi par les autres Colombiens de l'échappée, Richeze étant absorbé par le peloton. Un à un, les fuyards sont repris et Barón capitule à quatorze kilomètres du but. Aitor González puis Edison Muñoz vont tenter d'échapper au sprint massif, en vain. Dans les trois derniers kilomètres, différentes équipes mènent le peloton pour contrecarrer les Quick-Step. Après un dernier virage à 180°, le peloton se retrouve sur la longue ligne droite d'arrivée où une nouvelle chute se produit (dont sont victimes Jetse Bol et Miguel Ángel Rubiano). Dans les derniers hectomètres en léger faux-plat montant, le train bleu de la formation belge se met en branle, Álvaro Hodeg devant Maximiliano Richeze et Fernando Gaviria. Hodeg s'écarte, laissant Richeze lancé idéalement Gaviria. Matteo Malucelli et Sebastián Molano, dans la roue du leader ne peuvent en sortir et terminent deuxième et troisième de l'étape. Fernando Gaviria accroît son avance au classement général. Elle est de dix-sept secondes sur Molano et de vingt-trois sur Malucelli, nouveau troisième.
Et de quatre pour la Quick-Step.
L'étape dirige les concurrents vers le N.N.E. et joint Buga à Santa Rosa de Cabal. Ils y font connaissance avec la moyenne montagne dans les quarante derniers kilomètres, où deux cols de troisième catégorie les attendent. L'arrivée se situe à l'issue d'une montée de à 5,8 %. Dans un final explosif, Julian Alaphilippe surprend les observateurs colombiens en s'imposant au belvédère d'El Tambo, au sommet de l'. Il s'empare du même coup de la tête du classement général.
La surprise du début d'étape est de voir le leader Fernando Gaviria intégré l'échappée du jour, dans laquelle ont pris place une vingtaine d'hommes comme Aristóbulo Cala (un des plus incisifs), Omar Mendoza ou Nicolás Paredes. Le groupe d'éclaireurs obtient jusqu'à d'avance, mais peu à peu, perd des unités. Dans le col d, Gaviria et Paredes faussent compagnie à leurs compagnons de fugue, qui se font reprendre par le peloton. Le duo navigue à une quarantaine de secondes devant le groupe des favoris, où les Sky s'activent le plus. À quinze kilomètres du but, Carlos Julián Quintero et Victor Langellotti partent en chasse et cinq kilomètres plus loin, font la jonction. Cependant le quatuor est repris à de l'arrivée. Dans la dernière ascension du jour, Alejandro Serna puis Robinson Chalapud tentent leur chance mais personne ne réussit à se détacher. Tandis qu'à l'arrière, nombreux (comme le leader Gaviria) ne peuvent suivre le rythme imprimé par les meilleurs. Óscar Sevilla essaye de surprendre les favoris mais en vain. Ce sont Jhonatan Narváez avec un EF-DrapacIl semble que cela soit Daniel Martínez sur la video de l'étape. qui lancent les hostilités. À cinq cents mètres de la ligne, Sergio Henao, en tête avec dans sa roue Nairo Quintana, semble contrôler ses adversaires mais il se fait déborder par Julian Alaphilippe. Ce dernier offre à son équipe sa quatrième victoire de l'épreuve et lui permet de conserver dans son giron le maillot de leader. Au classement général, le Français devance Henao de quatre secondes et Quintana de six, grâce aux bonifications allouées à l'arrivée. De nombreux classements annexes changent de leader également. Ainsi Julian Alaphilippe prend le commandement du trophée des grimpeurs tandis qu'Egan Bernal devient le meilleur jeune de l'épreuve et l'équipe Sky détrône les Quick-Step. Enfin, Fernando Gaviria, passé en tête aux trois sprints spéciaux de la journée, domine aussi ce classement annexe.
Rigoberto Urán s'impose à Salento.
Les coureurs prennent le départ de Pereira pour le S.S.O. et le corregimiento de La Paila (dans la municipalité de Zarzal). De là, ils bifurquent vers l'E.N.E. et Armenia, pour rejoindre l'arrivée à Salento, jugée à l'issue d'une ascension de au dénivelé de 6,7 %. Rigoberto Urán s'impose devant le nouveau leader de la compétition, Nairo Quintana.
L'étape commence par une longue descente d'une trentaine de kilomètres entre Pereira et Cartago, où le rythme imprimé par le peloton réduit à néant toute tentative de fugue. Puis huit coureurs trouvent l'ouverture. Ils sont rejoints par quatre autres, quelques kilomètres plus loin. Présent dans l'échappée, Brayan Ramírez en profite pour remporter deux sprints intermédiaires et s'emparer de la tête de ce classement annexe. Même si Egan Bernal chute sans gravité et Maximiliano Richeze abandonne la compétition pour des douleurs stomacales, ce sont les fuyards qui vont occuper le devant de la scène pour de nombreux kilomètres. Le nombre important de coureurs ayant pris part à l'échappée amène le peloton à rester vigilant. Conduit le plus souvent par les Quick-Step et les Sky, le groupe des favoris permet difficilement aux fuyards de prendre une minute trente d'avance. Dans les derniers kilomètres, Rodrigo Contreras s'isole à l'avant de la course. Tandis que ses compagnons de fugue se font reprendre un à un par le peloton, lui résiste jusqu'à quatre kilomètres du but. L'ascension terminale, pourtant classée seulement en troisième catégorie, révèle de nombreux pièges, avec une légère descente qui précède la rampe d'arrivée à 20 %. Les favoris montent à un rythme endiablé. À deux du terme, Nairo Quintana place une attaque, seuls Egan Bernal, Sergio Henao et Rigoberto Urán peuvent lui répondre. Ce quatuor se dispute la victoire d'étape. Celle-ci revient à Urán, qui prend le meilleur sur Quintana dans un duel serré. Grâce aux bonifications distribuées à l'arrivée, Quintana devance Urán de trois secondes, au classement général. Julian Alaphilippe concède trente-neuf secondes et son maillot de leader tandis que la formation EF Education First-Drapac prend la tête du classement par équipes.
Egan Bernal déjoue les pronostics.