Marie Joseph Paul de Villelume, né le à Riom et mort le à Perpignan, est un général de brigade français.
Biographie Paul de Villelume est le fils du commandant Henry de Villelume et d'Élisabeth de Bellaigue de Bughas, propriétaires du château de Losmonerie.
En 1912 il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en étant reçu dans la promotion Montmirail (1912-1914).
Durant la Première Guerre mondiale, le avec la Division de Cavalerie, il combat comme sous-lieutenant sous les ordres du lieutenant Gaston de Gironde dans sa charge héroïque le contre un terrain d'aviation allemand occupé par des biplaces Aviatik dans le secteur de l'Ourcq. Il est fait prisonnier et échappe de justesse au peloton d'exécution ennemi près du village de Saint-Étienne-Roilaye. Il est envoyé comme prisonnier de guerre à Halle-sur-Saale dans une usine de la Badische Anilin. Il s’évade mais est repris et envoyé au fort IX à Ingolstadt. Il s'évade à nouveau, parvient à revenir en France et est nommé lieutenant le . Il est détaché à la première escadrille d’aviation le et rejoint l’état Major général le .
Clemenceau le convoque le pour le décorer lui-même, dans son cabinet, de la croix de chevalier de la Légion d'honneur.
Il se marie le avec Louise Hélène Marie de Guardia, fille du capitaine Victor de Guardia et de Jeanne Dexpers.
Il est nommé capitaine le .
Il rejoint l'École supérieure de guerre (reçu dixième), puis les Sciences politiques dont il sort quatorzième sur 175. Il est nommé chef d’escadron le . Il est nommé lieutenant-colonel le .
Durant la Seconde Guerre mondiale, le , il est nommé chef de cabinet militaire du président du Conseil Paul Reynaud à la Défense nationale. Opposé à l’entrée de nos forces armées en Belgique, il préconise très tôt auprès de Paul Reynaud le renvoi du général Gamelin qui en était partisan. Hésitant devant les réticences de son chef de cabinet militaire comme le rapportera Paul Baudoin, Paul Reynaud se ralliera en définitive à la majorité au sein du commandement militaire et d’autant que très anglophile, c’était l’option anglaise.
Le , le premier jour de la bataille de France, il est réveillé durant la nuit par Hélène de Portes, la compagne de Paul Reynaud. Elle lui apprend l'entrée des troupes allemandes en BelgiqueLa Chute de Paris de Herbert R. Lottman, 1992.. À la nomination de De Gaulle au Gouvernement, il se précipite chez Reynaud pour demander à ne pas être sous les ordres du général de Gaulle. En effet, il y avait entre eux une sorte de lutte d’influence auprès de Paul Reynaud, mais déjà lors de son entretien avec ce dernier le , le colonel de Gaulle avait pris l’ascendant notamment sur la question de l’entrée en Belgique en cas d’attaque allemande.
En , il est nommé secrétaire du Comité de la défense nationale. Fin , après la Débâcle, il se montre solidaire avec les Français, respectueux de la légalité, partisan de l'adoption d'une stratégie défensive dans la perspective de la reprise des combats lorsque le rapport de force aura changé, et hostile aux dissidents gaullistes. Le , il devient officier de liaison du président du Conseil auprès du ministre des Affaires étrangères. Le , il est affecté à l’État-Major de la Région militaire.
Les années suivantes, comme la plupart des officiers vichystes, il louvoie entre l'hostilité à l'Allemagne et la soumission aux impératifs de la Collaboration. Après la dissolution de l'Armée d'Armistice consécutive à l'invasion de la zone libre par les Allemands, il est mis en congé le . D'après le site internet Musée de la Résistance en ligne, il aurait été fiché par la police comme gaulliste le et aurait ultérieurement fait partie l'Armée secrète au sein de la Résistance française. Le il échappe aux hommes de la Gestapo en sautant par une fenêtre, et il s'évade de France le vers l'Afrique par l'Espagne. Il sollicite de participer au débarquement de Provence mais est mis à la retraite le . Sa retraite est annulée le et il est affecté à la section législative du secrétariat général du ministère des armées. Il est nommé général de brigade le .Baron de Woelmont de Brumagne; Notices généalogiques, 1927, p. 1047 & Michel Authier, Alain Galbrun, État de La Noblesse française subsistante, volume 14, p. 206 (961) correspondance de Paul de VILLELUME sur son séjour à Londres et sa présence au palais Saint James en 1936, à son frère Pierre le 11 septembre 1956 (962) Jean LACOUTURE: DE GAULLE 1 . Le Rebelle 1890‑1944, pp 304 & 305 (963)..
La cravate de commandeur de la Légion d'honneur lui est remise en 1958 par son cousin, le général Jean Teissier de Marguerittes.
Entendu parmi les derniers dans le cadre de la Commission parlementaire (dite Commission Gérard Jaquet) chargée d’enquêter sur les évènements survenus en France de 1933 à 1945, l’audition de Paul de Villelume (les 12 et ) offre un témoignage saisissant au jour le jour sur l’enchainement des évènements survenus en 1939-1940 et des décisions prises au plus haut niveau pendant cette période. En 1976 il publiera « le Journal d’une défaite, - », préfacé par René Rémond.
Publications De Munich à Dantzig, de Paul de Villelume.. Journal d'une défaite, -, de Paul de Villelume. Les indications biographiques sont issues de la Notice, p. XVIII-XIX..
Dans la fiction au cinéma
Dans le film Le Grand Charles, 2005, l'acteur Nicolas Briançon l'interprète.
Décorations
(décret du 12 avril 1958) avec deux palmes (deux citations à l’ordre de l’armée)
(23 décembre 1927)
Notes et références
Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Château de Losmonerie
Liens externes
Paul de Villelume, membre de l'AS - sur Musée de la résistance en ligne
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