Antonia SitchèsOrthographiée Sitcher par . Cette orthographe serait erronée d'après de Mendi ou Antonia Léonard (Talavera de la Reina, - Maisons-Laffitte, ) est une cantatrice et compositrice d'origine espagnole, qui a épousé le violoniste Hubert Léonard.

Biographie En tant que fille de Mariquita Lucas de Paredes, qui la nomme et de Paolo Sitches, frère de la deuxième épouse du célèbre ténor Manuel García, elle est la cousine de Maria Malibran et de Pauline Viardot. Elle arrive très jeune à Paris et y étudie la musique sous la direction d'un autre de ses cousins, Manuel Garcia junior, professeur de chant au Conservatoire de Paris. Elle débute au Théâtre-italien de Saint-Pétersbourg dès l'hiver 1844-1845 avec sa cousine Pauline, de six années son aînée, dans des rôles secondaires, tels qu’Adalgise dans Norma de Bellini ou dans La sonnambula et L'elisirT. Marix-Spire, ..

En France, elle est remarquée dès 1847, dans un concert au Conservatoire de Paris, le Alors que Fétis, vol. 5, date ce concert du ., dans la Sicilienne de Pergolèse et un air d’Orlando de Haendel, pour lequel la Société des concerts lui envoie une médailleFétis, vol. 5, .. De nouveau un concert de avec Chopin lui donne l'occasion d'être appréciée. En , elle est encore remarquée dans des duos avec sa cousine Pauline à Boulogne-sur-Mer.

Elle voyage plusieurs fois en Angleterre avec sa tante Joaquína.

Elle épouse en 1851, le violoniste et compositeur belge Hubert Léonard, avec lequel elle voyage en Hollande, en Suède, au Danemark et en Russie. Elle a assez de succès pour que les critiques voient en elle, à l'occasion d'un concert de bienfaisance à Bruxelles en 1855, . Les deux époux donnent ainsi des concerts où les talents du violonistes et la voix de la cantatrice sont appréciés. Elle chante ainsi à Bordeaux (1852), Paris (1852, 1866, 1867), Caen (1860Le , avec son époux et l'organiste Alfred Lebeau, cf. ), Spa (1861Le , cf., 1862, 1864Le , cf. , 1866), Reims (1862), Rouen (1862), Bade (1864), Ems (1867Fin août, cf. ), souvent sur les airs suivants : l'air du Serment la tyrolienne de BetlyÀ Rouen, le , cf. À Bordeaux, en avril 1852, cf. , l'air de La Sonnambula; cf aussi À Paris en décembre 1866, cf. les variations du Toréador d'AdamÀ Reims en , cf. À Paris le , cf. À Bade, pendant l'été 1864, , l'air de Zilda de Flotow, un duo de Félicien David avec JourdanÀ Spa, le , cf. , cf. aussi ., la romance de Nina de Dalayrac l'air de Nina de « Paesiello ».

Elle se fixe ensuite à Bruxelles où son mari enseigne au Conservatoire et elle se consacre à l'enseignement du chant, tout en composant des romances : Le Pain du pauvre, qui date le morceau de 1855, publié chez Schott frères à Bruxelles.. La Chaumière dans les champs, qui le date de 1856, chez Schott frères, à Bruxelles. Florine. Quand viendra la saison nouvelle. Anne Rose. Le vieux Ménétrier. Chansons du Moissonneur, chez Schott à Paris, qui le date de 1869, chez Scholl (sic) frères à Paris.

Elle s'installe à Paris avec son mari, qui a démissionné du conservatoire de Bruxelles, en 1867, qui lui donne comme nom de jeune fille , et attribue sa formation à son cousin Manuel Garcia junior.. Ils continuent de se produire dans des concerts, par exemple à Ems (1868) ou à Spa (1868). On signale encore leur retour à Paris et la reprise de leurs leçons de violon et de chant en .

Elle meurt à Maisons-Laffitte pendant l'été 1914, peu après qu'un bel hommage a été rendu à la mémoire de son époux défunt.

Interprétations Après quelques débuts à l'opéra, elle se produit surtout dans des concerts avec son mari. On peut citer la critique élogieuse qui est faite d'elle en Allemagne en 1864 :

Rôles à l'opéra Adalgise dans Norma de Bellini, au Théâtre-italien de Saint-Pétersbourg, pendant l'hiver 1843-1844

Références

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