Charles René Portal dit Charles RedgieParfois orthographié Chas Redgie à l'américaine. ou Redgie, né le à NiceActe de naissance n°1788 (vue (458/512). Archives départementales des Alpes-Maritimes, état-civil de Nice, registre des naissances de 1893. et mort le à l'hôpital Lariboisière dans le Acte de décès n° 1462 (vue 18/31). Archives en lignec de la Ville de Paris, état-civil du 10e arrondissement, registre des décès de 1966., est un acteur de cinémaOn ne lui connaît pas de rôles au théâtre. français.
Biographie En dehors des rôles qu'il a tenu au cinéma du début du parlant jusqu'à la veille de la seconde guerre mondiale, on sait assez peu de choses de Charles Redgie sinon qu'il aurait débuté aux États-Unis, et qu'il pouvait tourner indifféremment en trois langues, français, anglaisComme l'acteur Adolphe Menjou avec lequel il a d'ailleurs tourné dans Mon gosse de père de Jean de Limur en 1930 et dans la version américaine (The Parisian) du même film en 1931. et allemandL'enfer de lumière. Le plateau Pière Colombier. L'Image, 1933, n° 45, p. 9, à ..
Fils d'un marchand de chaussures niçois, Charles Portal, après avoir obtenu le brevet d'enseignement primaireIl prétendra plus tard à des diplômes universitaires... Petites annonces. Le Temps, 13 mai 1919, p. 3, à ., devient secrétaire d'hôtel à VichyD'après le registre matricule de la classe 1913, bureau de Nice, à laquelle il appartenait.. Après la grande guerre, il s'installe comme couturier à Paris sous le nom de Charles Portal-SpadaUn couturier est battu à plates coutures. Paris-Midi, 24 septembre 1930, p. 1, à . Spada était le nom de sa mère. et épouse en , Germaine ChabriéActe de mariage n° 49 (vue 13/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 8e arrondissement, registre des mariages de 1922, récemment divorcée du directeur de l'agence parisienne d'American Express, et qui deviendra également couturière à ses côtésDéclarations de faillites. L'OEuvre, 22 août 1930, p. 6, à .. On ignore dans quelles circonstances il est passé de la confection derrière une machine à coudre à l'action devant une caméra.
Sa carrière cinématographique s'interrompt dix ans après avoir commencé avec Dernière Jeunesse, un film franco-italien de Jeff Musso sorti sur les écrans parisiens le quelques jours seulement avant la déclaration de guerre.
Redgie réapparaît sous l'Occupation comme directeur de l'ABCL'A.B.C. rouvre avec Jocelyn, Billy Bourdon et Great Vernon. Paris-Soir, 2 juillet 1940, p. 2, .Les spectacles. Le nouveau spectacle de l'A.B.C. Le Matin, 6 juillet 1940, p. 2, . et comme concessionnaire de publicité allemandeLes petites annonces. Offres d'emplois. Paris-Soir, 6 août 1940, p. 2, . puis on perd sa trace après Acteurs et actrices autorisés par la Propaganda Abteilung Referat Film : REDGIE Charles (Portal-Spada). Le Film n° 40 du 9 mai 1942, p. 4, à consulter sur le site Ciné-Ressources de la Cinémathèque française.. Son attitude pendant toute cette périodeManifestations antijuives aux Champs-Élysées. Le Matin, 21 août 1940, p. 2, à . a certainement contribué à compromettre toute possibilité de reprendre sa carrière d'acteur après la Libération.
Dans ses mémoires inédits, Robert de Beauplan, qui fut son compagnon à la prison de Poissy raconte en 1946 : "Portal est bien connu, sous son pseudonyme de Redgie, de tous les amateurs de cinéma. Royaliste d'Action Française et national-socialiste, convaincu, engagé dans les Services de Renseignement, volontaire pour toutes les missions périlleuses, il s'était fait parachuter, en uniforme américain, dans les lignes américaines, après le débarquement de Normandie, et il avait réussi cette prouesse d'être encore en vie, après avoir été condamné à mort par deux tribunaux militaires successifs, l'un américain, l'autre français. Il aurait dû l'être une troisième fois par une cour de Justice, mais on avait renoncé à lui faire ce mauvais procès, en estimant que c'était superflu. Il s'en est tiré avec des travaux forcés à perpétuité. Descendant direct du baron Portal qui fut, au dix-huitième siècle et sous l'Empire, une illustration de la médecine française, il avait hérité, très jeune, d'une grosse fortune qu'il avait, en deux ans, allègrement engloutie. Après avoir monté une entreprise d'élevage au Maroc, où il perdit le reste de son avoir, il s'était découvert une vocation pour l'écran. Servi par son élégance naturelle de dandy un peu sur le retour, par son humour à la Koval et par sa parfaire connaissance des langues étrangères (il pouvait tourner, indifféremment, des films en français, en anglais ou en allemand), il était devenu une vedette grassement payée de l'écran international avant que son enthousiasme idéologique ne le conduisit à [la prison de] Poissy. Il y était le plus joyeux et le plus agréable des compagnons, d'un charmant "mauvais esprit", qui lui avait déjà attiré bien des ennuis."
Filmographie
1930 : Mon gosse de père de Jean de Limur : Stanley 1930 : Autour de votre main, Madame, court-métrage de Max de VaucorbeilAutour de votre main Madame. Les Spectacles, 15 août 1930, , . : l'auteur 1930 : Le Mystère de la chambre jaune de Marcel L'Herbier : le garde-chasse (en tant que Redgie) 1930 : Le Joker [Va Banque] d'Erich Waschneck : Freddoe 1931 : Mon cœur incognito d'André-Paul Antoine et Manfred Noa 1931 : The Parisian (version américaine de Mon gosse de père) de Jean de Limur : Stanley 1931 : Le Roi du cirage de Pierre Colombier 1931 : Le Capitaine Craddock (version française de Bomben auf Monte Carlo) de Hanns Schwarz et Max de Vaucorbeil : Pierre 1932 : Monte Carlo Madness (version anglaise de Bomben auf Monte Carlo) de Hanns Schwarz : Peter 1932 : Allô Berlin ? Ici Paris ! de Julien Duvivier : Jacques Dumont 1932 : Le Vainqueur / Le Veinard [Der Sieger] de Hans Hinrich et Paul Martin : l'Anglais 1932 : Un rêve blond [Happy ever after] de Paul Martin et Robert Stevenson : le secrétaire de Merryman 1932 : Chouchou poids plume de Robert Bibal : Whipple 1933 : Les Bleus de l'amour de Jean de Marguenat 1933 : Théodore et Cie de Pierre Colombier : Malvoisier 1933 : Son Altesse Impériale / Le Tsarévitch de Jean Bernard-Derosne et Victor Janson : le capitaine Gorsky 1934 : Georges et Georgette (version française de Viktor und Viktoria) de Roger Le Bon et Reinhold Shünzel : Douglas 1934 : Une femme chipée de Pierre Colombier : Monsieur Brévin 1934 : Minuit, place Pigalle de Roger Richebé 1934 : Le Dernier Milliardaire de René Clair : le prince héritier Nicolas 1934 : 2222 CF 2 / La 2222 CF 2 / L'Auto 2222 CF 2, court-métrage de Victor de Fast 1935 : Le Secret des Woronzeff d'André Beucler et Arthur Robison : Grégor 1935 : Barcarolle de Roger Le Bon et Gerhard Lamprecht 1936 : Samson de Maurice Tourneur : Stanley (non crédité) 1936 : Donogoo [Die geheimnisvolle Stadt] d'Henri Chomette et Reinhold Schünzel 1936 : Mais n'te promène donc pas toute nue !, court-métrage de Léo Joannon : Romain de Jaival, le journaliste du Figaro 1937 : La Peau d'un autre de René Pujol 1937 : Une femme sans importance de Jean Choux 1937 : Puits en flammes (version française de Stadt Anatol) de Victor Tourjanski 1937 : Ignace de Pierre Colombier : le capitaine Boisdelile 1937 : Les Hommes sans nom de Jean Vallée : le capitaine Willburn 1938 : Café de Paris d'Yves Mirande et Georges Lacombe : l'Anglais (en tant que Redgie) 1938 : L'Accroche-cœur / Riviera Express de Pierre Caron : Davis 1939 : Fort Dolorès de René Le Hénaff 1939 : Le Monde en armes [Auch Regie] de Jean Oser 1939 : Une main a frappé de Gaston Roudès : John 1939 : Dernière Jeunesse [Ultima giovinezza] de Jeff Musso : l'ivrogne
Notes et références
Liens externes
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