La Région de Gendarmerie d'Île-de-France (RGIF) est une entité militaire responsable de l'ensemble des unités de la Gendarmerie nationale basée dans la région francilienne.

Elle est composée de 4 groupements de Gendarmerie départementale, du groupement II/1 de Gendarmerie mobile (10 escadrons de gendarmerie mobile), du groupement blindé de Gendarmerie mobile (7 escadrons VBRG), de 2 sections de recherche et de la Garde républicaine (3 régiments).

Histoire Commandement Régional de la 1 Région de Gendarmerie (1949-1967)

vignette|gauche|M4A1E8 Sherman du 1 Groupe blindé de la 1bis LGR. Le décret du partagea la métropole en dix régions militaires : 9 en métropole et 1 en Algérie. En conséquence les légions de gendarmerie (équivalent des régions de gendarmerie actuellement) et de garde républicaine changèrent de numérotation, se calquant sur celle des nouvelles régions militaires. La Région Militaire regroupe les départements de l'Eure (27), d'Eure-et-Loir (28), de Loir-et-Cher (41), du Loiret (45), de la Seine (75), de Seine-et-Marne (77) et de Seine-et-Oise (78).

Par décret du , la totalité des formations de la gendarmerie nationale stationnées sur le territoire de chaque région militaire est placée sous l'autorité d'un commandement régional.

Lors de sa création, le , la Région de Gendarmerie de Paris est alors constituée de 2 Légions de Gendarmerie Départementale ( de Paris et -bis de Orléans), de 3 Légions de Garde Républicaine ( de Arcueil, -bis de Plessis-Robinson et -ter de Drancy) et de la Garde républicaine de Paris.

En 1954, les légions de Garde Républicaine prennent l'appellation de légions de Gendarmerie mobile.

En 1958, les compagnies prennent l'appellation de groupements, et les sections prennent l'appellation de compagnies.

En 1962, la France est réorganisée en 10 régions militaires. La Région Militaire est alors constituée de la Légion de Gendarmerie composée des groupements de la Seine, Seine-et-Oise et Seine-et-Marne.

En 1964, les groupements de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise sont créés à la suite de l'éclatement des départements de la Seine et de Seine-et-Oise.

1 Commandement Régional de la Gendarmerie Nationale de Paris (1967-1991)

vignette|Patrouille du régiment de Cavalerie de la Garde Républicaine au palais du Louvre. Le , à la suite de la nouvelle organisation militaire territoriale de la France, les sept commandements régionaux de la gendarmerie nationale furent adaptés aux sept nouvelles régions militaires. Désormais, à chaque échelon de l'articulation civile et militaire correspondait un échelon territorial « gendarmerie ». La Région Militaire regroupe alors les régions administratives d'Île-de-France et du Centre. Le Commandement Régional de la Gendarmerie Nationale ( CRGN) de Paris (aussi nommé Région de Gendarmerie) est ainsi crée.

Il regroupe en son sein la Garde républicaine de Paris (GRP), les commandements de Gendarmerie départementale et mobile de la région parisienne, ainsi que la Circonscription Régionale de Gendarmerie Centre : le Commandement de la Gendarmerie départementale est composé des circonscriptions de Gendarmerie de Paris et de Versailles qui seront dissoutes en 1980. le Commandement de la Gendarmerie mobile est composé du 1 groupement blindé et des 2 et 3 groupements de Gendarmerie mobile. la Circonscription régionale du Centre est composée de 4 groupements de Gendarmerie départementale et du 4 groupement de Gendarmerie mobile.

En 1978, la Garde prend sa dénomination actuelle de « Garde républicaine ». L'année suivante, les commandements de Gendarmerie départementale et mobile de la Région parisienne prennent l'appellation de légions de Gendarmerie départementale (LGDIF) et mobile (LGMIF) d'Île-de-France. Cette région est unique par le fait que les unités de gendarmerie mobile et départementale ont un commandement distinct, contrairement aux autres régions, où le commandant de la légion a autorité directe sur les commandants de groupements de Gendarmerie départementale et le commandant du groupement de Gendarmerie mobile qui composent sa légion.

La Circonscription Régionale de Gendarmerie du Centre devient également la Légion de Gendarmerie du Centre.

Circonscription de Gendarmerie d'Île-de-France (1991-2000) vignette|Véhicules blindés du GBGM. Le , la Gendarmerie est réorganisée en 9 circonscriptions. Les légions de gendarmerie mobile deviennent alors distinctes des légions de gendarmerie départementale sur l'ensemble du territoire français. La Région de Gendarmerie devient la Circonscription de Gendarmerie d'Île-de-France (CGIF) et réunit alors les légions de Gendarmerie départementale et mobile d'Île-de-France (LGDIF et LGMIF) et toujours la Garde républicaine.

La Légion de Gendarmerie Centre est dissoute. La légion de Gendarmerie départementale du Centre et le groupement I/4 de Gendarmerie mobile (ex- groupement de Gendarmerie mobile) sont créés et transférés directement sous le commandement de la Circonscription de Gendarmerie de Orléans.

Région de Gendarmerie d'Île-de-France (depuis 2000) Le , les circonscriptions de Gendarmerie sont dissoutes et la CGIF prend l'appellation de région de Gendarmerie d'Île-de-France.

Le , la légion de Gendarmerie départementale (LGDIF) d'Île-de-France est dissoute. Les 8 groupements de Gendarmerie départementales, correspondants aux 8 départements franciliens, sont directement subordonnées à la RGIF. La légion de Gendarmerie mobile d'Île-de-France (LGMIF) prend l'appellation de force de Gendarmerie mobile et d'intervention (FGMI) et est placé sous l'autorité de la région de Gendarmerie d'Île-de-France. Elle réunit 4 groupements de Gendarmerie mobile (GGM II/1, III/1, IV/1 et V/1) ainsi que le Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM). vignette|left|Gendarmes départementaux, de la RGIF, et gardes républicains au cours de l'opération Sentinelle, à Paris, en 2017. Le , l'état-major de la force de Gendarmerie mobile et d'intervention est dissous. Ses 4 groupements de Gendarmerie mobile restants et le GBGM sont directement subordonnés à la RGIF.

Le , les quatre groupements de Gendarmerie départementale de Paris et sa petite couronne (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne), qui se situent en zone police, sont dissous et laissent la place au groupement de Gendarmerie interdépartemental de Paris (GGIP).

Du au , l'ancien commandant du GIGN, le général de corps d'armée Denis Favier, est nommé à la tête de la RGIF avant de devenir « conseiller gendarmerie » auprès du ministre de l'Intérieur Manuel VallsDenis Favier, nouveau patron des gendarmes français., puis directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN) en 2013.

En 2012, 3 groupements de Gendarmerie mobile (GGM III/1, IV/1 et V/1) sont dissous. Les escadrons du GGM III/1 sont transférés au GGM II/1. Ce dernier est transféré la même année de Melun à Maisons-Alfort.

Le , après 5 ans d’existence, le GGIP est dissous, provoquant, par la même occasion, la dissolution des dernières unités de sécurité générale de la Gendarmerie départementale présentes dans la petite couronne de ParisArrêté du 31 août 2015 portant dissolution des brigades territoriales de Paris-Exelmans (Paris), de Nanterre (Hauts-de-Seine), de Bobigny (Seine-Saint-Denis) et de Créteil (Val-de-Marne) et création de l’assiette territoriale de la brigade interdépartementale de renseignements et d’investigations judiciaires de la section d’appui judiciaire de Paris. Pour la première fois depuis la création de l'Institution, 4 départements français sont totalement dépourvus de toute unité de gendarmerie.

Organisation vignette|Caserne des Célestins, état-major de la Garde républicaine. Depuis 2016, la RGIF est composée des unités suivantes : 20px Région de Gendarmerie d’Île-de-France (RGIF) 25x25px Garde républicaine (GR) de Paris (Paris) Régiment de Cavalerie de la Garde Républicaine 1 Régiment d'Infanterie de la Garde Républicaine 2 Régiment d'Infanterie de la Garde Républicaine Commandement des Orchestres et du Chœur de l'Armée française (COCAF) alt=|25x25px Groupement blindé de gendarmerie mobile (GBGM) à Versailles-Satory (Yvelines) Escadron 11/1 de Gendarmerie mobile (EGM 11/1) Escadron 12/1 de Gendarmerie mobile (EGM 12/1)vignette|État-major du GBGM à Satory. Escadron 13/1 de Gendarmerie mobile (EGM 13/1) Escadron 14/1 de Gendarmerie mobile (EGM 14/1) Escadron 16/1 de Gendarmerie mobile (EGM 16/1) Escadron 17/1 de Gendarmerie mobile (EGM 17/1) Escadron 18/1 de Gendarmerie mobile (EGM 18/1) Escadron de sécurité et d'appui de Satory (Yvelines) 20px Groupement II/1 de Gendarmerie mobile (GGM II/1) à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) Escadron 20/1 de Gendarmerie mobile (EGM 20/1) de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) Escadron 21/1 de Gendarmerie mobile (EGM 21/1) de Melun (Seine-et-Marne) Escadron 22/1 de Gendarmerie mobile (EGM 22/1) de Dugny (Seine-Saint-Denis)L'unité, précédemment basée à Melun avec l'escadron 21/1, a été déplacée à Dugny par arrêté du 21 janvier 2015. Elle y est implantée depuis le juillet 2015. Escadron 23/1 de Gendarmerie mobile (EGM 23/1) de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)Cet escadron comportait 2 pelotons portés supplémentaires chargés des escortes des convois de la Banque de France. Ces pelotons ont été dissous en avril 2015 et leurs missions sont dorénavant assurées par les escadrons de la région parisienne. Arrêté du 2 février 2015 portant dissolution des pelotons portés 5 et 6 de l’escadron de gendarmerie mobile 23/1 d’Aubervilliers. BOMI 2015-03 du 15 mars 2015.vignette|Quartier Mohier, état-major du GGM II/1 de Maisons-Alfort. Escadron 24/1 de Gendarmerie mobile (EGM 24/1) de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) Escadron 25/1 de Gendarmerie mobile (EGM 25/1) de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) Escadron 26/1 de Gendarmerie mobile (EGM 26/1) de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) Escadron 27/1 de Gendarmerie mobile (EGM 27/1) de Drancy (Seine-Saint-Denis) Escadron 28/1 de Gendarmerie mobile (EGM 28/1) de Drancy (Seine-Saint-Denis) Escadron 29/1 de Gendarmerie mobile (EGM 29/1) de Drancy (Seine-Saint-Denis) Escadron 211/1de Gendarmerie mobile (EGM 211/1) de Melun (Seine-et-Marne) Escadron de sécurité et d'appui (ESA) de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) Musique de la gendarmerie mobile de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) Groupement de Gendarmerie départementale de Seine-et-Marne (GGD 77) Compagnie de Gendarmerie départementale de Coulommiers Compagnie de Gendarmerie départementale de Fontainebleau Compagnie de Gendarmerie départementale de Meaux Compagnie de Gendarmerie départementale de Melun Compagnie de Gendarmerie départementale de Provins Escadron Départemental de Sécurité Routière de Seine-et-Marne (EDSR 77) Groupement de Gendarmerie départementale des Yvelines (GGD 78)vignette|Renault Trafic de la Gendarmerie devant le 36, quai des Orfèvres à Paris. Compagnie de Gendarmerie départementale de Mantes-la-Jolie Compagnie de Gendarmerie départementale de Rambouillet Compagnie de Gendarmerie départementale de Saint-Germain-en-Laye Escadron Départemental de Sécurité Routière des Yvelines (EDSR 78) Groupement de Gendarmerie départementale de l’Essonne (GGD 91) Compagnie de Gendarmerie départementale d'Étampes Compagnie de Gendarmerie départementale d'Évry Compagnie de Gendarmerie départementale de Palaiseau Escadron Départemental de Sécurité Routière de l’Essonne (EDSR 91) Groupement de Gendarmerie départementale du Val-d'Oise (GGD 95) Compagnie de Gendarmerie départementale de L'Isle-Adam Compagnie de Gendarmerie départementale de Pontoise Compagnie de Gendarmerie départementale de Montmorency Escadron Départemental de Sécurité Routière du Val-d'Oise (EDSR 95) Section de recherches de Paris (Paris) 20px Section de recherches de Versailles (Yvelines) Section d'appui judiciaire de Maisons-Alfort (Val-de-Marne)

Anciennes unités vignette|Motocyclistes de la RGIF et garde républicain (photo de 2005).