est un genre d'insectes de l'ordre des coléoptères appartenant à la famille des Curculionidae. Le nom de ce genre de petits charançons provient du . Ils s'attaquent en général aux légumineuses. Il en existe en Europe sur la centaine de la région paléarctique.

Classification Le genre Sitona dans l'ordre des coléoptères est décrit par Germar en 1817.

Agroécologie Ces espèces ont un tropisme qui les guide vers les légumineuses. Il a été montré que les larves de certaines espèces classées parmi les bioagresseurs en agriculture sont dépendantes des nodules riches en azote de légumineuses (ex Sitona lepidus qui profite des nodules du trèfle blancGerard, P. J. (2001). Dependence of Sitona lepidus (Coleoptera: Curculionidae) larvae on abundance of white clover Rhizobium nodules. Bulletin of Entomological Research, 91(02), 149-152.. Le génotype des individus-hôtes de la plante ciblée par l'insecte (de même que sa richesse en nodules racinaires) a aussi une grande importance pour la survie des larves et la croissance de l'insecteByers, R. A., & Kendall, W. A. (1982). Effects of plant genotypes and root nodulation on growth and survival of Sitona spp. larvae. Environmental entomology, 11(2), 440-443..

Certaines espèces peuvent être source de dégâts dans les jardins potagers et surtout dans les champs, où si le génotype de la plante leur est favorable (la plante se défend mal contre eux) et qu'un champ est peu diversifié l'insecte trouve les conditions idéales d'une pullulation (par exemple pour Sitona lineatus L. dans une grande monoculture de pois proteagineux (Pisum sativum L.)Cantot, P., & ROLET, F. (1986). Quantification des populations de Sitona lineatus L. et de leurs attaques sur pois proteagineux (Pisum sativum L.). Agronomie, 6(5), 481-486.), surtout en l'absence de leurs prédateurs naturels (oiseux insectivores, reptiles et amphibiens et micromammifères tels que la musaraigne). Leurs populations sont aussi naturellement limitées par des champignons parasites ou entomopathogènesPoprawski, T. J., Marchal, M., & Robert, P. H. (1985). Comparative susceptibility of Otiorhynchus sulcatus and Sitona lineatus (Coleoptera: Curculionidae) early stages to five entomopathogenic Hyphomycetes. Environmental Entomology, 14(3), 247-253. et/ou des insectes microparasitoïdes, dont par exemple des hyménoptères Braconidae tels que Microctonus aethiops (Nees) auctt. et Perilitus rutilus (Nees) en Europe Loan, C., & Holdaway, F. G. (1961). Microctonus aethiops (Nees) auctt. and Perilitus rutilus (Nees)(Hymenoptera: Braconidae), European parasites of Sitona weevils (Coleoptera: Curculionidae). The Canadian Entomologist, 93(12), 1057-1079.(résumé) ou encore Microctonus aethiopoides Barlow, N. D., & Goldson, S. L. (1993). A modelling analysis of the successful biological control of Sitona discoideus (Coleoptera: Curculionidae) by Microctonus aethiopoides (Hymenoptera: Braconidae) in New Zealand. Journal of applied ecology, 165-178., ou Dinocampus rutilus NeesJackson, D. J. (1928, July). The Biology of Dinocampus (Perilitus) rutilus Nees, a Braconid Parasite of Sitona lineata L.—Part I. In Proceedings of the Zoological Society of London (Vol. 98, No. 2, pp. 597-630). Blackwell Publishing Ltd. (résumé, ces derniers pouvant toutefois être victimes des insecticides à large spectre. Les espèces Microctonus spp. semblent être de bons candidats pour la lutte biologique contre les sitones posant problème en agricultureBarratt, B. I. P., Evans, A. A., Ferguson, C. M., & O'CALLAGHAN, M. (1997). Potential for biocontrol of Sitona lepidus Gyllenhal by Microctonus spp. In Proceedings of the New Zealand Plant Protection Conference (pp. 37-40). NEW ZEALAND PLANT PROTECTION SOCIETY INC.

Des phéromones d'agrégation (sécrétées par le mâleBlight, M. M., & Wadhams, L. J. (1987). Male-produced aggregation pheromone in pea and bean weevil, Sitona lineatus (L.). Journal of chemical ecology, 13(4), 733-739 (résumé).) renforcent leur capacité à pulluler sur une zone d'intérêt pour eux. Une telle phéromone a par exemple été découverte dans les années 1980 pour S. lineatus Blight, M. M., Pickett, J. A., Smith, M. C., & Wadhams, L. J. (1984). An aggregation pheromone of Sitona lineatus. Naturwissenschaften, 71(9), 480-480.. Elle pourrait peut-être permettre de produire des pièges à phéromones.

Ils sont capables de distinguer celles des plantes qui s'adaptent naturellement en produisant des alcaloïdes répulsifsCantot, P., & PAPINEAU, J. (1983). Discrimination des lupins à basse teneur en alcaloïdes par les adultes de Sitona lineatus L.(Col. Curculionidae). Agronomie, 3(9), 937-940.

Certaines espèces introduites hors de leur milieu naturel peuvent devenir des pestes agricolesBarratt, B. I. P., Barker, G. M., & Addison, P. J. (1996). Sitona lepidus Gyllenhal (Coleoptera: Curculionidae), a potential clover pest new to New Zealand. New Zealand Entomologist, 19(1), 23-30 ()..

Liste d'espèces Selon :

Selon :

Sitona californius (Fahraeus, 1840) Sitona crinitus (Herbst, 1795) Sitona cylindricollis (Fahraeus, 1840) Sitona discoideus Gyllenhal, 1834 Sitona hispidulus (Fabricius, 1776) Sitona indifferens Say, 1831 Sitona lepidus Gyllenhal, 1834 Sitona lineatus (Linnaeus, 1758) Sitona lineellus (Bonsdorff, 1785) Sitona lupinus Sleeper, 1955 Sitona scissifrons Say, 1831 Sitona sparsus (Casey, 1888) Sitona tibialis (Herbst, 1795) Sitona vittatus (LeConte, 1857)

Selon :

Sitona californicus Sitona cambricus Sitona cylindricollis Sitona discoideus Sitona hispidulus Sitona humeralis Sitona lepidus Sitona lineatus Sitona striatellus Sitona sulcifrons Sitona suturalis Sitona tibialis

Espèce fossile Selon Paleobiology Database en 2023, la seule espèce fossile référencée est : Sitona lata, Théobald 1937

Galerie

Bibliographie

Publication originale

Liens externes

Notes et références Notes

Références taxonomiques

Références

Catégorie:Genre de Coléoptères (nom scientifique) Catégorie:Insecte ravageur Catégorie:Entiminae Catégorie:Insecte décrit en 1817