Saint-Germain-lès-ArpajonFiche de Saint-Germain-lès-Arpajon dans le Code officiel géographique sur le site de l'Insee. Consulté le 06/08/2012. (prononcé ) est une commune française située à trente kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les GerminoisGentilé sur le site habitants.fr Consulté le 08/04/2009..

Géographie Situation vignette|Position de Saint-Germain-lès-Arpajon en Essonne.

La commune est située en Île-de-France, à trente kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre DameOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et Paris sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012., point zéro des routes de France, treize kilomètres au sud-ouest d'ÉvryOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et Évry sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012., treize kilomètres au sud-est de PalaiseauOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012., deux kilomètres au nord d'ArpajonOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012., cinq kilomètres au sud de MontlhéryOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012., quatorze kilomètres au nord-ouest de La Ferté-AlaisOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012., quinze kilomètres à l'ouest de Corbeil-EssonnesOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012., vingt kilomètres au nord-est de DourdanOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012., vingt kilomètres au nord-est d'ÉtampesOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012., vingt-six kilomètres au nord-ouest de Milly-la-ForêtOrthodromie entre Saint-Germain-lès-Arpajon et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le 19/11/2012..

+Occupation des sols. Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Espace urbain construit50,8 %319,87Espace urbain non construit13,4 %84,55Espace rural35,8 %225,29Source : IaurifFiche communale d'occupation des sols en 2008 sur le site de l'Iaurif. Consulté le 16/11/2010.

Hydrographie

Elle est traversée par la rivière l'Orge, alimentée à la limite de la commune d'Arpajon par la Rémarde et sur son territoire par plusieurs ruisseaux ; rive gauche, certaines cartes référencent le Fossé de la Grande vidange, autrefois appelé ru de Chanteloup, descendant du lieu-dit Chanteloup et qui afflue au lieu-dit La Boisselle; rive droite, certaines cartes indiquent Ruisseau du Parc descendant du lieu-dit La Bretonnière.

La rivière se sépare en deux dans le parc de la Mairie avant de confluer à nouveau (dérivation dite boëlle) et forme ainsi une petite île.

Plus en aval, elle donne naissance à la Grande Boëlle (parfois appelée la Boëlle de Leuville) qui conflue sur le territoire de la commune de Leuville-sur-Orge.

Une station de mesure hydrométrique était implantée dans la commune.

Relief et géologie

Communes limitrophes

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Brétigny-sur-Orge à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Voies de communication et transports

Le premier axe de communication fut routier par la voie de Paris à Orléans devenue la route nationale 20. Après la Révolution française, la constitution du département de Seine-et-Oise privilégia la route départementale 152 menant à la sous-préfecture de Corbeil, en passant par Brétigny-sur-Orge. Aujourd'hui Saint-Germain-lès-Arpajon bénéficie du maillage routier de la commune d'Arpajon, les deux communes étant pour partie imbriquées.

La commune est desservie d'une part par la ligne 9115 (anciennement M151) du réseau de bus Cœur d'Essonne, cette ligne reliant Paris-Porte d'Orléans à Arpajon et d'autre part par la ligne 91.04 qui relie la Gare d'Évry - Courcouronnes Centre à celle d'Arpajon.

Au , la construction de la voie ferroviaire de Paris à Tours donna un certain essor au lieu-dit La Bretonnière où fut construite une gare qui portait son nom. Aujourd'hui, la ligne C du RER (gare de La Norville - Saint-Germain-lès-Arpajon) la dessert.

Lieux-dits, écarts et quartiers Les lieux-dits historiques sont le Centre, La Petite-Folie et la Grande-Folie (sur la route nationale 20), la Bretonnière (gare RER), ainsi que La Boisselle et Fourcon (avec leur moulin) en bordure de l'Orge, les Prés de Gournay, Chanteloup (avec son château et son parc).

Il existe une curiosité dans le quartier des Folies, le chemin de la Grâce-de-Dieu, outre son nom unique en France, a trois particularités : ce chemin, orienté est-ouest, est coupé par la RN 20 qui interdit la communication entre les deux parties ainsi séparées. La partie ouest est partagée entre Linas, au nord et Saint-Germain-lès-Arpajon au sud et, de ce fait, la numérotation dans cette section ne se compose que de nombres pairs des deux côtés de la voie, provoquant un véritable casse-tête pour les livreurs.

D'autres noms de quartiers sont apparus à la faveur de l'urbanisation pavillonnaire.

La municipalité a divisé le territoire en trois quartiers, animés par un conseil de quartier : Saint-Eutrope, Les Folies et La Bretonnière.. Urbanisme Typologie Au , Saint-Germain-lès-Arpajon est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Toponymie vignette|Panneau à l'entrée dans la commune. L'origine du nom du lieu est peu connue. La commune fut appelée Sanctus GermanusHippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Germain-lès-Châtres et Germinal-sur-Orge durant la Révolution, elle fut créée en 1793 sous son nom actuel. Son nom composé de Saint-Germain, lès qui signifie près de et d'Arpajon, indique qu'elle est située tout près d'Arpajon.

Histoire Antiquité : le lieu, sans doute occupé depuis la fin de l'époque gauloise, révèle des bâtiments d'époque gallo-romaine découverts lors de fouilles au centre ville.. Un énorme trésor de monnaies de bronze du , environ trente-quatre mille monnaies, avait été découvert fortuitement en 2008.. La découverte a fait l'objet d'une publication de la Bibliothèque nationale de France en 2020..

Dépendance de la châtellenie de Montlhéry au . Seigneurie des Graville au , des Noailles au . Corbinien y fonda une communauté religieuse au qui servit de point de développement à l'agglomération. Au Saint-Germain fut une dépendance de la châtellenie de Montlhéry. Au , la commune devient seigneurie des Graville. Au , ce furent les Noailles qui en firent leur seigneurie. Jusqu'en 1720, la ville s'appelait Saint-Germain-lès-Châtres. Elle a pris son nom actuel à la suite de l'acquisition de la commune de Châtres par Louis de Séverac, marquis d'Arpajon-sur-Cère.

Un ancien couvent était dédié à saint Eutrope : il aurait été fondé par Jeanne de Navarre, épouse du roi Philippe le Bel, qui avaient tous les deux une dévotion particulière pour saint EutropeJean Le Beuf, "Histoire de la ville et de tout le diocese de Paris", Volume 10, 1757 .. Le couvent et l'hôpital attenant restèrent en fonction jusqu'à la Révolution française.

Les Hospitaliers

Le moulin de Francherel situé à Saint-Germain-lès-Arpajon appartenait à Pierre de Chastres qui le vendit en 1239 aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem qui le revendit contre une rente en 1348 à Thomas de FaucherelMannier (1872) p. 43.

Histoire contemporaine

Des années 1920 aux années 1960, des réfugiés politiques géorgiens s'établirent route de Leuville, au total une dizaine de familles. Ils cultivaient la terre et introduisirent de nouvelles cultures, les cornichons (destinés à la saumure pour devenir des malossols vendus dans le commerce), des variétés de maïs doux destinées à leur consommation personnelle, une variété de raisin noir particulière (dénommée Adessa) et différentes plantes odorantes (comme la coriandre). Il subsiste encore aujourd'hui deux foyers composés de leurs descendantsLuc Méloua "La saga des Géorgiens de Saint-Germain-lès-Arpajon", Bulletin N°26 Art et Histoire du pays de Châtres, 2001..

En 1955, une carrière située au lieu-dit La Petite-Folie, à cheval sur les communes de Saint-Germain-lès-Arpajon et d'Arpajon fut aménagée en terrain de moto-cross sous l'impulsion de Roger Pinard qui tenait un magasin de motocyclettes au lieu-dit La Montagne : lui-même et le jeune Georges Diani (tous deux originaires de Leuville-sur-Orge), ainsi que Jacques Junal (de la Petite-Folie) en devinrent les vedettes locales. Ils ne pouvaient rivaliser avec les champions nationaux qui s'y produisaient, Rémy Julienne qui fonda ensuite une troupe de cascadeurs pour le cinéma, Louis Meznarie qui devint préparateur pour les 24 heures du Mans, Robert et Claire Adnet père et fille, coéquipiers en side-car, mais y disputèrent plusieurs manches du championnat de FranceLuc Méloua "Raconte-moi Saint-Germain-Lès-Arpajon" Art et histoire du Pays de Châtres, 2001..

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 43,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (39,9 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 15,2 % la même année, alors qu'il est de 20,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 50,59 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,02 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Politique et administration