Jacques Léonard Goyre-Laplanche, né le à Nevers (Nièvre), mort le à Salbris (Loir-et-Cher), est un membre du clergé et homme politique de la Révolution française.

Sous la Révolution Au début de la Révolution, Jacques Léonard Laplanche est moine bénédictin à Nevers. Il est nommé vicaire général de l'évêque constitutionnel de la Nièvre.

En , Laplanche est élu député du département de la Nièvre, le sixième sur sept, à la Convention nationaleArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, p. 52..

Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la mort dans le plus bref délai » et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution. Il ne participe pas au scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat en Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793, p. 37.. Il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze le mois suivantArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793, p. 535..

Laplanche est envoyé en mission dans les départements du Loiret et de la Nièvre en aux côtés de Jean-Marie Collot d'Herbois, afin d'accélérer la levée en masseAlphonse Aulard, Recueil des Actes du Comité de Salut public tome 2, Représentants en mission, séance du 9 mars 1793, p. 303..

Il rend compte de sa mission devant les députés en vendémiaire an II () qui approuvent sa conduiteArchives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 77, séance du 28 vendémiaire an II (19 octobre 1793), p. 30-31..

Au cours de sa mission, il épouse Adélaïde, la fille de son collègue député du Loiret, René-Louis Delagueulle de Coinces.

Il se fait remarquer par son radicalisme et son anticléricalisme, et multiplie les arrestations en promettant de .

Le , il fait fusiller 800 prisonniers vendéens lors du massacre d'Avranches.

Le Comité de salut public l'envoie à nouveau en mission dans les départements de l'Eure et du Calvados. En Normandie, son action est aussi violente. Il rend compte de sa mission en déclarant, le , .

Il est arrêté après dénonciation pour abus de pouvoir en 1794, et est amnistié après la séparation de la Convention en 1795.

Sous le Directoire Sous le Directoire, il ne brigue aucun poste de député. Il occupe un emploi d'avoué à Romorantin où il se fait oublier.

Sous la Restauration Sa vie discrète lui permet d'échapper à l'exil pour régicide au retour des Bourbons en France.

Sources

Catégorie:Naissance à Nevers Catégorie:Personnalité française du XVIIIe siècle Catégorie:Personnalité française du XIXe siècle Catégorie:Député de la Nièvre Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Représentant en mission Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Personnalité liée à la Nièvre Catégorie:Naissance en mai 1755 Catégorie:Décès en novembre 1817 Catégorie:Décès en Loir-et-Cher Catégorie:Décès à 62 ans