Les Nocturnes, op. 34Jean-Pierre Mazeirat présente les Trois nocturnes comme . de Louis Vierne forment un ensemble de trois pièces pour piano. Composées au hasard des rencontres et des déplacements du compositeur, en et , ces pièces ne portent pas le poids des circonstances extérieures mais s'attachent à exprimer des impressions éprouvées sur le moment.

Vierne assure lui-mêle la première audition de son œuvre, le à la maison du peuple de Lausanne. La première audition parisienne a lieu dix ans plus tard, lors d'un concert de la Société musicale indépendante à la Salle Érard, le par la pianiste Emma Boynet.

Composition Les Trois nocturnes sont composés pendant l'hiver de 1915-1916. Les titres qu'ils portent témoignent des circonstances de leur composition. Un bref séjour du compositeur à Rouen, où son ami Albert Dupré lui fait entendre les orgues de l'Abbaye Saint-Ouen, est à l'origine du Nocturne composé le . De retour à Paris, Vierne compose le second Nocturne , le .

Le dernier Nocturne est composé en Suisse, où le compositeur effectue une tournée de concerts mais va aussi consulter l'éminent professeur Samuel Eperon, qui le convainc de tenter une intervention chirurgicale pour son glaucome qui est en train d'. À partir du s'ouvre une période particulièrement douloureuse de deux années de traitements et de soins, avec de nombreuses complications pour la vue et la santé du musicien. Vierne a tout juste le temps d'achever ses Nocturnes, le à Genève.

Création Toujours convalescent, Louis Vierne présente lui-même ses Trois nocturnes en public, le à la maison du peuple de Lausanne, obtenant un véritable triomphe auprès des auditeurs présents. La première exécution publique parisienne a lieu dix ans plus tard, lors d'un concert de la Société musicale indépendante à la Salle Érard, le par la pianiste Emma Boynet.

La partition est éditée chez Salabert en 1923.

Présentation Mouvements « La nuit avait envahi la nef de la cathédrale… » — Lento () en la mineur à quatre temps (14px) « Au splendide mois de mai, lorsque les bourgeons rompaient l'écorce… » — Adagio cantabile () en mi majeur à « La lumière rayonnait des astres de la nuit, le rossignol chantait… » — Larghetto espressivo () en ré bémol majeur à quatre temps (14px)

Analyse

Le titre du Nocturne fait référence à lIntermezzo lyrique de Heinrich Heine, traduit par Gérard de NervalPremier poème du , dans sa traduction par Gérard de Nerval..

Selon Bernard Gavoty, .

Discographie Louis Vierne : L'œuvre pour piano, enregistrement intégral par Olivier Gardon (1995, 2 CD Timpani 2C2023)

Bibliographie Ouvrages généraux . Monographies ,

Notes discographiques

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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