vignette|upright=1.25|Mémorial Columbia au cimetière national d'Arlington. Le , ou CAIB (en ), était un groupe de personnes convoqué par la NASA pour enquêter sur les causes de la perte de la navette spatiale Columbia lors de sa rentrée atmosphérique au cours de la mission STS-107, le .

Le groupe d'enquêteurs a déterminé que l'accident a été causé par des morceaux de mousse isolante s'étant détachés du réservoir externe, qui ont formé des débris et ont percuté l'aile de l'orbiteur. Il a également été pointé du doigt le fait que les « pluies de débris » étaient un problème bien connu mais considéré comme « acceptable » par les dirigeants de la NASA. Le comité a également recommandé que des changements soient effectués pour augmenter la sécurité des vols de navettes ultérieurs.

Le rapport final du CAIB a été publié le .

Découvertes majeures La commission a déterminé la cause physique directe de l'accident, mais également ce qu'elle désigne comme étant les « causes organisationnelles ».

Cause directe de l'accident vignette|upright=1.25|Photo en gros plan de la rampe de mousse gauche du bipied du réservoir externe. après le lancement, un gros morceau de matériau isolant en mousse, la « rampe de mousse gauche du bipied », s'est séparé du réservoir externe et a percuté le bord d'attaque de l'aile gauche de la navette, endommageant les panneaux en carbone du bouclier thermique protégeant la structure de la navette.

Pendant la rentrée atmosphérique, le trou laissé dans le bouclier a permis au plasma extrêmement chaud de pénétrer à l'intérieur de l'aile et de faire fondre sa structure, ce qui a mené à la destruction de la navette. Il s'agissait du septième cas connu d'un bloc de mousse de cette zone particulière du réservoir externe se séparant pendant le lancement, soit environ 10 % des ayant été suivis par des systèmes d'imagerie .

Cause organisationnelle de l'accident Le problème des débris se détachant du réservoir externe pendant les lancements était bien connu de la NASA, et avait causé des dommages à la navette sur tous les vols précédents. La plupart du temps , les dégâts étaient mineurs. Avec le temps, les gestionnaires du programme des navettes ont pris confiance et ont fini par estimer que ces événements étaient un risque acceptable .. La NASA a décidé que cela ne nécessitait pas une sortie extravéhiculaire (EVA) supplémentaire pour inspection visuelle, pensant que l'impact de mousse ne serait rien de plus grave qu'une voiture percutant un bloc de polystyrène sur une autoroute.

Recommandations émises par le comité Le comité a émis spécifiques à la NASA pour améliorer la sécurité des vols ultérieurs de la navette spatiale. Elles incluent : La mousse du réservoir externe ne devrait pas se détacher de celui-ci ; De meilleures inspections pré-vol ; Améliorer la qualité des images prises de la navette spatiale pendant son décollage et sa montée vers l'orbite ; Tous les composants de la navette devraient être re-certifiés à l'année 2010 ; Établir une autorité d'ingénierie technique () indépendante, qui serait responsable pour les nécessités techniques, les dérogations, et établirait une approche disciplinée et systématique pour l'identification, l'analyse et le contrôle des dangers pendant toute la durée de vie du programme de la navette spatiale.

Seules deux missions supplémentaires de la navette ont été autorisées avant l'implémentation de ces recommandations.

Programme de la navette spatiale avec le rapport du CAIB Après la publication du rapport du CAIB, la NASA a implémenté toutes les modifications recommandées et a lancé sa première mission post-Columbia () en 2005. En réponse aux recommandations du CAIB, la navette a emporté un mât d'inspection de attaché au bras robotisé, qui a été utilisé dans les après le lancement pour effectuer une vérification des dégâts sur l'orbiteur. Comme toutes les missions post-Columbia (sauf une) étaient focalisées sur la Station spatiale internationale (ISS), essentiellement afin de procurer aux astronautes un « refuge de secours » si l'un des orbiteurs était endommagé au-delà du réparable par les méthodes classiques, la NASA a mis en place un programme de missions imprévues , qui prévoyait de lancer une navette de secours en réponse rapide, de manière similaire aux missions qui avaient été prévues pendant le programme Skylab.

La NASA a mis à la retraite sa flotte de navettes spatiales le , après avoir terminé l'assemblage de l'ISS et avoir effectué le dernier vol de la navette Atlantis (). Orion, le remplaçant de la navette, devait consister en un vaisseau de type Apollo lancé au sommet d'une fusée , qui pouvait utiliser un des boosters de la navette spatiale comme premier étage. Orion n'aurait pas été exposé aux dangers d'un joint inter-segments défaillant (en raison de la présence d'une tour de sauvetage.) ou de détachements de mousse isolante (car le vaisseau serait lancé dans une configuration empilée). En plus de convoyer des équipages vers l'ISS, le vaisseau Orion, dans le cadre du programme Constellation, aurait permis à la NASA de retourner sur la Lune.

Le président Barack Obama a signé le le , qui a officiellement mis un terme au programme Constellation, le remplaçant par les programmes (SLS) et (MPCV), permettant d'effectuer des missions habitées d'exploration au-delà de l'orbite terrestre basse..

Membres du comité

Chef du comité. : , .

Membres du comité : , Commandant, Naval Safety Center ; Maj. General John Barry, directeur, Plans et programmes, quartiers généraux de l' ; Maj. General Kenneth W. Hess, commandant, ; , chef, Aviation Safety Division, département des Transports des États-Unis, Volpe Center ; Mr. Steven B. Wallace, directeur des enquêtes sur les accidents, ; Brig. General Duane Deal, commandant, 21st Space Wing, ; Mr. Scott Hubbard, directeur, NASA Ames Research Center ; Mr. Roger E. Tetrault, ancien président, ; Sheila E. Widnall, professeur en aéronautique, astronautique et systèmes d'ingénierie, MIT ; Douglas D. Osheroff, professeur en physique et physique appliquée , université Stanford ; Sally Ride, professeur en science spatiale, université de Californie à San Diego ; John Logsdon, directeur du Space Policy Institute, université George-Washington.

Soutien au comité : Membre Ex-Officio : Lt. Col. Michael J. Bloomfield, Astronaute de la NASA ; Secrétaire exécutif : Mr. Theron M. Bradley, Jr., chef ingénieur de la NASA.

Liste partielle des enquêteurs supplémentaires et du groupe de soutien du CAIB :

Notes et références

Bibliographie

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Voir aussi Articles connexes Apollo 1 Commission Rogers

Liens externes

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