Omer Despatys, né le à Melun et mort à Quimperlé le , est un magistrat et homme politique français.

Biographie Petit-fils de Pierre-Étienne Despatys de Courteille, ancien député, baron d'Empire et président du tribunal civil de Melun, Camille-Pierre-Augustin-Omer Despatys est le fils d'Antoine-Nicolas-Octave Despatys, juge au tribunal civil de Melun. Sa mère, Marie-Alexandrine-Adrienne Jourdan est la fille d'Augustin Jordan, ancien secrétaire d'ambassade à Rome et maître des requêtes au Conseil d’État, la nièce de Camille Jordan et la cousine d'Alexis JordanThéodore Aynard, Tableaux généalogiques des familles Aunard et Jordan-Dugas, Lyon, Mongin-Rusaud, 1892, tableau ..

Fidèle à la tradition familiale, Omer Despatys fait carrière dans la magistrature. Procureur de la République à Reims et à Chartres, puis substitut du procureur de la République près le tribunal de la Seine (), il est révoqué en raison de ses opinions royalistes après l'arrivée au pouvoir des républicains, en 1879.

Il se consacre alors à la politique. En 1881, il est élu conseiller municipal du quartier de la Place-Vendôme après avoir battu l'édile sortant, le républicain Martial Bernard. Constamment réélu au premier tour jusqu'en 1900, il est cependant battu lors des élections municipales de 1904 : une part importante de ses électeurs, préoccupée par les problèmes de santé de leur représentant, a en effet décidé de la remplacer par « un homme actif jouissant de la plénitude de ses facultés physiques »La Libre Parole, 14 avril 1904, ., le nationaliste Eugène Billard.

Au cours des années 1880, Despatys a échoué à obtenir un siège à la Chambre des députés malgré plusieurs tentatives dans le arrondissement de Paris : en 1881, contre le radical Yves Guyot et le député sortant, l'opportuniste Pierre Tirard, qui est réélu ; en 1884, après l'élection de Tirard au Sénat, face au radical Barthélemy Forest, qui est élu au second tour ; en 1885, sur la liste de l'opposition conservatrice du département de la Seine, qui n'obtient aucun élu ; en 1889, face à Guyot, il se désiste après le premier tour sans pour autant appeler à voter pour le candidat boulangiste, Edmond TurquetLe Temps, 6 octobre 1889, ., qui est battu au second tour.

Retiré de la politique et atteint de cécité, il meurt chez ses petits-enfants au manoir de Québlen, près de Quimperlé, où ses obsèques ont lieu le Le Figaro, 31 juillet 1918, ..

Voir aussi Bibliographie Ernest Gay, Nos édiles, Paris, 1895, .

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Notes et références

Catégorie:Naissance en janvier 1838 Catégorie:Décès en juillet 1918 Catégorie:Naissance à Melun Catégorie:Décès à Quimperlé Catégorie:Procureur de la République (France) Catégorie:Magistrat français du XIXe siècle Catégorie:Conseiller municipal de Paris Catégorie:Membre de la Commission du Vieux Paris Catégorie:Personnalité royaliste française du XIXe siècle Catégorie:Décès à 80 ans