L'Éclair est un quotidien français publié entre 1888 et 1926.
Histoire Fondé à Paris en Notice du catalogue de la BNF (consultée le 18 avril 2018)., L'Éclair est temporairement rebaptisé Le Peuple avant de reprendre son titre initial le , ce qui entraîne une procédure avec un journal royaliste de Montpellier également intitulé L'ÉclairLouis Vauxcelles et Paul Pottier, « La presse d'aujourd'hui : L’Éclair », Gil Blas, 22 novembre 1903, .. Le fondateur de l’Éclair parisien est un riche passionné de sport hippique, (1862-1892), directeur de l’Auteuil-Longchamp. Il confie le poste de rédacteur en chef à son ami Maurice DenécheauLe Gaulois, 27 septembre 1891, ., ancien collaborateur du Matin d'Alfred Edwards, journal dont L’Éclair se veut le concurrent direct.
« Journal politique quotidien, absolument indépendant » et à bon marché, L’Éclair a ses bureaux au de la rue Croix-des-Petits-Champs avant de s'installer, vers 1900, au de la rue du Faubourg-Montmartre.
center|200px center|200px (directeur entre 1893 et 1896) et (directeur entre 1896 et 1905).
Après la mort de Charles Cazet, en 1892, et un bref intérim assuré par Denécheau, la direction est reprise par le frère aîné du fondateur, (1858-1896), agent de change et maire de Mézy (Seine-et-Oise). Entré à la chambre des députés à l'occasion d'une élection partielle en , Denécheau est réélu lors du scrutin national de 1893 : trop pris par ses nouvelles obligations, il démissionne de ses fonctions de rédacteur en chef en Le Matin, 21 janvier 1894, ..
En , Alphonse Cazet est visé par une plainte en abus de confiance déposée par (1863-1920). Ancien rédacteur du quotidien, celui-ci est aussi l'un de ses principaux actionnairesLe Radical, 7 février 1896, .. Quelques semaines plus tard, Cazet, mis en minorité au conseil d'administration, est contraint de céder la direction de l’Éclair à SabatierLa Croix, 19 mars 1896, ..
Par la suite, Sabatier confie le poste de rédacteur en chef à Alphonse Humbert. Député radical-socialiste et nationaliste, celui-ci impose à l’Éclair une ligne éditoriale nettement antidreyfusarde au cours de l'affaire DreyfusL'Amitié Charles Péguy, janvier-mars 2005, .. Il ouvre ainsi les colonnes du journal à l'ex-magistrat Quesnay de Beaurepaire, qui est l'un des plus acharnés contempteurs de Dreyfus. Cet engagement très marqué de l’Éclair lui fait perdre de nombreux lecteurs au profit de son concurrent, Le Matin, qui a su rester plus neutre.
En 1905, Ernest Judet prend la direction du journal. Anglophobe et germanophile, Judet mène une campagne défaitiste au profit de l'Allemagne au début de la Première Guerre mondiale, ce qui vaut à l’Éclair d'être suspendu en . La situation du journal est désastreuse en , quand Judet le vend avant de s'enfuir en SuisseBertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français (1880-1900), Paris, Honoré Champion, 2005, ..
Dirigé après la guerre par Émile Buré, L’Éclair est finalement absorbé par L'Avenir en 1926.
Collaborateurs notables
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Henri Avenel, Le Monde des journaux en 1895 : organisation, influence, législation, mouvement actuel, Paris, 1895, . Henri Avenel, Histoire de la presse française depuis 1789 jusqu'à nos jours, Paris, Flammarion, 1900, . Henri Avenel, La Presse française au vingtième siècle : portraits et biographies, Paris, Flammarion, 1901, .
Liens externes
Exemplaires numérisés via le site de Gallica Exemplaires numérisés via le site de Retronews
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