Le Cierva C.6 était le sixième autogire conçu par l'ingénieur espagnol Juan de la Cierva, et le premier à couvrir une distance « importante ».

Histoire Cierva, l'ingénieur responsable de l'invention de l'autogire, avait dépensé tout son argent pour la recherche et la création de ses cinq premiers prototypes. Par conséquent, en 1923, il se tourna vers le chef du laboratoire aérodynamique , le commandant Emilio Herrera, qui parvint à persuader le général Francisco Echagüe, directeur du Département aéronautique de l'Aviation militaire, de prendre en charge la seconde étape du développement des autogires de La Cierva..

Après de nombreux essais en tunnel aérodynamique, l'Aviation militaire construisit un autogire Cierva C.6 à partir d'une cellule d'. Après une série de vols de tests, le , cette machine effectua un saut de huit minutes de l'aérodrome jusqu'à celui de Getafe, soit une distance de . Ce vol fut considéré comme un bond de géant pour les autogires de La Cierva.

En , le C.6 fut emmené en Angleterre et effectua une série de vols de démonstration au , à Farnborough. Ces vols se montrèrent si convaincants que le Ministère de l'Air britannique (en ) décida de commander plusieurs autogires pour les faire tester par la . Cette commande donna naissance à la , qui prit en charge la gestion des droits des inventions de La Cierva. La firme d'Alliott Verdon-Roe (A. V. Roe) fut choisie pour construire les C.6 britanniques. Ils furent alors produits sous licence par Avro, portant la désignation d'.

Caractéristiques Le prototype C.6 fut doté d'ailerons montés sur deux petites ailes, ainsi que d'élévateurs et d'une gouverne de lacet. Ce système de contrôle sur trois axes était nécessaire, car le pilote n'avait qu'un contrôle limité sur le rotor principal. Seule l'hélice frontale était entraînée par un moteur, donc cet « avion » ne pouvait pas effectuer de vol stationnaire et le pilote pouvait en perdre le contrôle à basse vitesse. Le rotor principal, à quatre pales et doté d'articulations de battement, tournait librement : Plus l'autogire allait vite, plus le rotor tournait vite et plus la portance produite augmentait.

La propulsion horizontale était assurée par un moteur rotatif à en étoile de , entraînant une hélice bipale en bois et lui procurant une vitesse maximale de . Le rotor principal tournait en moyenne à , uniquement entraîné par le vent relatif dû au déplacement horizontal de l'appareil.

Héritage Une réplique du Cierva C.6 fut construite pour être exposée dans le pavillon Murcia de l'exposition mondiale de Séville de 1992. Cette réplique peut désormais être vue au Museo del Aire, à Madrid, en Espagne..

Caractéristiques

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Cierva C.19 Buhl A-1 Autogyro Pitcairn PCA-2 Pitcairn PA-18

Bibliographie

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Catégorie:Type ou modèle d'autogire Catégorie:Avion construit en Espagne Catégorie:Avion construit au Royaume-Uni Catégorie:Avion monomoteur Catégorie:Avion des années 1920 Catégorie:Premier vol en 1924