Ludwig Goiginger, né le à Vérone dans le royaume de Lombardie-Vénétie, alors partie de l'empire d'Autriche, mort le à Neustift près de Graz (Autriche), est un général de l'armée austro-hongroise qui a combattu pendant la Première Guerre mondiale.
Origine et carrière dans l'armée vignette|gauche|Krems en 1911. vignette|Mission militaire austro-hongroise à Skopje dirigée par Wladimir Giesl von Gieslingen et Alfred Rappaport von Arbengau, v. 1903-1907. Après avoir passé son examen de maturité au lycée de Salzbourg, Ludwig Goiginger entre en 1884 à l'école des cadets du génie à Vienne. En 1884, il entre comme sous-lieutenant au régiment du Génie à Krems. De 1888 à 1890, il passe par l'Académie militaire avant d'être affecté comme aide de camp à l'état-major de l'Armée commune où il est titularisé en 1893. Il est nommé colonel en 1906.
De 1907 à 1908, il est « adjoint militaire » dans la mission austro-hongroise, partie d'une mission internationale chargée d'encadrer la gendarmerie ottomane en MacédoineBernard MOURAZ, Des gendarmes en Macédoine (1904-1911), Armées d’aujourd’hui, numéro 249, 2000, et il combat les bandes armées autour de Skopje dans le vilayet du Kosovo.
En 1912, il reçoit le commandement de la brigade d'infanterie à Bruneck (aujourd'hui Brunico dans le Trentin-Haut-Adige), dépendant de la d'infanterie commandée par . Il est nommé major-général.
Première Guerre mondiale vignette|Chapelle du , 2006. vignette|Soldats austro-hongrois dans les Alpes avec une mitrailleuse Maxim capturée, v.1916-1917. vignette|Troupes austro-hongroises montant à l'assaut sur l'Isonzo, v.1915-1917. Lors de la mobilisation d'août 1914, la brigade ( de chasseurs à pied) et la brigade d'infanterie sont regroupés dans la nouvelle d'infanterie de Landwehr (général Heinrich Tschurtschenthaler), partie du austro-hongrois sur le front de l'Est en Galicie, dans le secteur de Rava-Rouska. Le , il est nommé à la tête de la d’infanterie rattachée à la armée (général Eduard von Böhm-Ermolli). Au cours de l'hiver 1914-1915, il reçoit le commandement du groupe Goiginger, comprenant sa division et la brigade de Landsturm, engagé dans la bataille des Carpates. En , il exerce pour peu de temps le commandement de la de Landwehr rattachée au (général Alfred von Ziegler). Le , il est nommé Feldmarschall-Leutnant.
Avec l'entrée de l'Italie dans la Première Guerre mondiale, il est envoyé sur le front italien où, le , il reçoit le commandement de la division Pustertal dans le rayon V du commandement de la défense du Tyrol, sous l'autorité du General der Kavallerie Viktor von Dankl. Il est engagé sur le front des Dolomites. Le , au , dans son secteur de commandement, l'explosion d'un passage miné par les sapeurs italiens engloutit toute une compagnie de chasseurs de montagne tyroliens.
À la fin d', avec l'entrée de la Roumanie dans le conflit, il est envoyé en Transylvanie. Le , il est nommé à la tête de la rattachée à la allemande (général Konrad Krafft von Dellmensingen).
Après des combats victorieux sur le front roumain, Goiginger est renvoyé sur le front italien. Il commande la dans le saillant du Monte San Gabriele (Škabrijel) sur l'Isonzo. Pendant la onzième bataille de l'Isonzo, le , sa défense de Jelenik lui vaut la médaille d'or de la bravoure. Lors de la bataille de Caporetto (douzième bataille de l'Isonzo), la , intégrée à l'Armeegruppe ( de l'Isonzo, général Johann von Henriquez, participe à l'offensive germano-austro-hongroise qui met en déroute la italienne. Le , il est nommé à la tête du , comprenant les et et une partie de la , dans le secteur du Monte Asolone (Monte Grappa).
En , le corps Goiginger prend part à l'offensive du Piave, dernière tentative austro-hongroise pour percer le front italien. Ses troupes occupent une tête de pont à Montello (province de Bergame) et, le , repousse une contre-attaque italienne, capturant et 84 canons. Le général Borojević, commandant du front, voudrait exploiter la position de Montello comme base pour la prochaine offensive. Mais Erich Ludendorff, chef du Haut État-major allemand, fait savoir que l'Allemagne ne peut pas fournir de moyens supplémentaires car elle doit consacrer toutes ses réserves au front français. L'empereur Charles, s'étant concerté avec le chef d'état-major austro-hongrois Arthur Arz von Straußenburg, décide, le , d'abandonner l'offensive et de retirer ses forces au nord du Piave. Goiginger refuse d'abord d'abandonner un terrain durement conquis mais, sur ordre réitéré, finit par se soumettre. Les soldats bosniens, hongrois et autrichiens évacuent Montello, les dernières troupes se retirant le , ce qui met fin à la batailleMark Thompson, The White War: Life and Death on the Italian Front, 1915-1919, Faber Faber, 2008, . Cette action vaut à Goiginger l'ordre militaire de Marie-Thérèse.
Le , il est nommé à la tête des troupes austro-hongroises sur le front français. Le comprend les , et ainsi que la de Landsturm, rattaché au groupe d'armées Gallwitz. À partir d', il est engagé dans le saillant de l'Orne et subit de lourdes pertes face au corps expéditionnaire américain. Le , par l'armistice de Villa Giusti, l'Autriche-Hongrie se retire du conflit. Le corps austro-hongrois en France est évacué vers Arlon puis, le , vers Thionville. Les dernières troupes austro-hongroises quittent l'Allemagne le pour se disperser dans les nouveaux États issus de l'éclatement de la monarchie de Habsbourg.
Famille et dernières années Son frère aîné, Heinrich Goiginger (1861-1927), a atteint pendant la guerre le grade de Feldzeugmeister (officier supérieur d'artillerie).
Ludwig Goiginger quitte le service le et se retire dans la république d'Autriche allemande, à Graz-Neustift, où il meurt en 1931. Sources et bibliographie dans sa version du .
Liens externes "Goiginger Ludwig", Österreichisches Biographisches Lexikon 1815–1950 (ÖBL), vol.2, Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, Wien 1959 "Ludwig Goiginger", Austro-hungarian Army.co
Notes et références
Catégorie:Militaire austro-hongrois de la Première Guerre mondiale Catégorie:Naissance en août 1863 Catégorie:Naissance à Vérone Catégorie:Décès en août 1931 Catégorie:Décès à Graz Catégorie:Chevalier de l'ordre militaire de Marie-Thérèse