, parfois typographié , est une chanson de l'auteur-compositeur-interprète américain Stevie Wonder. Elle est incluse dans son album Innervisions sorti sous le label Motown en 1973.

Publiée en single la même année, elle atteint la place du Billboard Hot 100 et la 1 position du classement R&B.

La chanson obtient deux Grammy Awards et se classe en 2004 à la du classement des « 500 plus grandes chansons de tous les temps » établi par le magazine Rolling Stone.

Composition La chanson a été écrite et produite par Steve Wonder lui-même. Il joue tous les instruments, assisté de Malcolm Cecil et Robert Margouleff pour l'enregistrement.

Elle raconte l'histoire d'un jeune garçon noir né dans la ville fictive de Hard Times, dans le Mississippi. Face aux discriminations racistes et à la pauvreté, il veut quitter la région et se rend à New York en bus pour débuter une nouvelle vie. Mais accusé de trafic de drogue, il est arrêté et condamné à passer dix ans en prison.

Wonder complète la chanson avec des dialogues, recrutant un des concierges du studio d'enregistrement pour interpréter le gardien de prison qui crie "Get into that cell, nigger".

La version présente sur l'album dure plus de 7 minutes et contient les séquences de dialogue, supprimées dans la version single.

Personnel Stevie Wonder : voix, chœurs, Fender Rhodes, percussions, Moog bass, claviers Calvin Hardaway (frère de Stevie Wonder), Ira Tucker Jr., un officier de police, l'avocat Jonathan Vigoda : autres voix

Accueil Tenley Williams écrit dans son ouvrage Stevie Wonder, overcoming adversity en 2002, que "la chanson est un des premiers tubes soul à inclure à la fois un message politique, l'enregistrement de sons de son de la rue (voix, bus, trafic et sirènes), mixés avec une musique enregistrée en studio".

Billboard décrit Living for the City comme un hommage spectaculaire d'un enfant à ses parents qui ont tout sacrifié pour lui.

Ed Hogan de Allmusic la qualifie de piste alléchante, passionnante, typée et poignante.

Classements et distinctions Le single sort le 1 aux États-Unis. Elle reste 17 semaines dans le classement Billboard.

Classement hebdomadaire Classement (1973–74)Meilleure position (RPM)17 (Hot 100)8 (Hot R&B)1 (German Singles Chart)2018 (OCC)15 (Cash Box Top 100)6

Classement annuel Classement annuel (1974)Position (RPM Year-End)156 (Cash Box Year-End)71 (Billboard Year-End)44

Autres classements

En 2004, le magazine Rolling Stone classe la chanson à la de son classement des « 500 plus grandes chansons de tous les temps » [Page 2]. Elle passe en position en 2010 mais disparait lors de sa mise à jour en 2021. Sur Rate Your Music, le single est classé 191 meilleure chanson de tous les temps et 3 pour l'année 1973, obtenant une note de 4.23/5 pour 990 votants.

Récompenses La chanson obtient deux victoires aux Grammy Awards :

En 1974, dans la catégorie Meilleure chanson de R&B En 1975, dans la catégorie Meilleure performance vocale masculine R&B pour l'interprétation de Ray Charles sur son album Renaissance.

Reprises (sélection)

Informations issues de SecondHandSongs, sauf mentions complémentaires.

Living for the City compte plus d'une septantaine de reprises.

Reprises classées

Ray Charles sur Renaissance (1975), #91 Hot 100, #22 Hot R&B, Gillan sur (1982), #50 , Sylvester sur Mutual Attraction (1986), #2 Hot Dance, sur Responsible (1994), #92 , #28 , Zapp sur The Compilation: Greatest Hits II and More (1996), #120 Hot 100, #57 Hot R&B.

Autres reprises chantées Ike et Tina Turner sur (1974), The Three Degrees sur (1975), Bonnie Tyler sur (1978), Cook Da Books en single (1986), Texas sur leur EP (1989), Trijntje Oosterhuis sur For Once in My Life (1999), Toto sur Through the Looking Glass (2002), Lindsay Lohan sur la du film Le Journal intime d'une future star (2004), sur The Platinum Collection (2005), Michael McDonald sur (2008). Slash sur (2024)

Autres reprises instrumentales

Hugo Montenegro sur Hugo in Wonder-Land (1974), Maynard Ferguson sur (1974), Ramsey Lewis sur (1974), Kirk Whalum sur In This Life (1995), Mark Whitfield sur Songs of Wonder (2009).

Reprises en langue étrangère AnnéeLangueTitreAdaptationInterprète(s)1975FinlandaisLiikaa stadiinJussi Tuominen1979AllemandEs reicht gerade noch zum ÜberlebenHorst Königstein, Udo LindenbergUdo Lindenberg und Das Panik-Orchester

Utilisation dans les médias

En 1985, dans la série Fame (saison 4, épisode 12), En 1986, dans la série Cosby Show (saison 2, épisode 18), En 1991, dans New Jack City de Mario Van Peebles, En 1991, dans Jungle Fever de Spike Lee, En 2004, dans Le Journal intime d'une future star de Sara Sugarman, En 2006, dans la série Cold Case : Affaires Classées (saison 4, épisode 8), En 2010, dans la série Detroit 1-8-7 (saison 1, épisode 3), En 2016, dans la série The Get Down (saison 1, épisode 4).

Sampling

En 1988, Public Enemy reprend les paroles "Get in that cell nigger" dans leur chanson Black Steel in the Hour of Chaos sur leur album It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back, En 1989, Neneh Cherry sample "New York, just like i pictured it" pour son titre Inner City Mamma, En 1993, l'extrait "Get in that cell nigger" est à nouveau utilisé par Ice Cube sur son titre 24 With an L, En 2010, Usher (feat. Nicki Minaj) échantillonne le titre sur Lil Freak issu de son album Raymond v. Raymond.

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Chanson de 1973 Catégorie:Single musical sorti en 1973 Catégorie:Chanson écrite par Stevie Wonder Catégorie:Chanson interprétée par Stevie Wonder Catégorie:Single publié par Tamla Records Catégorie:Single numéro un dans le Hot R&B/Hip-Hop Songs Catégorie:Chanson militante Catégorie:Chanson sur la pauvreté Catégorie:Chanson interprétée par Ray Charles Catégorie:Chanson interprétée par Ike and Tina Turner Catégorie:Chanson interprétée par Texas Catégorie:Chanson interprétée par Toto