Scopas (, ) est un écrivain grec d'origine inconnue, qui a rédigé une liste des champions olympiques (Olympionikai).

Notice historique Très peu de choses sont connues de cet auteur, qui devrait être antérieur à VarronFriedrich Münzer, Beiträge zur Quellenkritik der Naturgeschichte des Plinius.. Dans un passage de l'Histoire naturelle de Pline8, 82., les manuscrits mentionnent ita [.]copas qui Olympionicas scripsit; il s’agit de la seule occurrence de cet auteur dans la littérature antique. La correction en "Scopas"La correction est faite pour la première fois par Ludwig von Jahn : C. Plini Secundi Naturalis historiae libri XXXVII. est généralement retenue par les savants modernesG. Anderson, « Skopas (413) », in Brill’s New Jacoby, éd. par Ian Worthington, 2016 (lire en ligne), mais certains éditeurs ont retenu AgriopasEduard Schwartz, sv. Agriopas in Paulys Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft, 1893 (en ligne), ApollasKarl Mayhoff 1906 Texte latin; Harris Rackham ; Luigi Moretti:Olympionikai, i vincitori negli antichi agoni olimpici. ou HarpocrasEduard Schwartz, sv. Agriopas in Paulys Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft, 1893 (à ne pas confondre alors avec Harpocras, médecin de Pline le Jeune)..

Pline cite l’œuvre de Scopas comme source pour l'histoire de l'athlète Déménète de Parrhasie, qui s'est transformé en loup, et, après dix ans, s'est retransformé en humain et est devenu vainqueur aux Jeux OlympiquesPausanias 6, 8, 2, raconte une histoire identique, en appelant l’athlète Damarque de Parrhasie..

Histoire des discussions savantes sur le nom de cet historien Dans son édition latine de Pline l'AncienConradi Gesneri medici Tigurini Historiae animalium, Liber primus, De quadrupedibus viuiparis, in bibliopolio Cambieriano, 1551, éd. consultée : Francforti, 1602, 669. (1551), Conrad Gessner rassemble les deux noms : « Copas Agriopas, qui Olympionicas scripsit… ». Dans sa traduction françaiseLouis Poinsinet de Sivry, Notice des auteurs, Histoire naturelle de Pline traduite en françois, avec le texte latin rétabli d'après les meilleures leçons manuscrites. Tome Premier, Paris, 1771, 211. (1771), Louis Poinsinet de Sivry indique : « Les manuscrits de Pline portent tantôt Agriopas, tantôt Acopas et tantôt Copas. Le Père Hardouin prétend, mais sans apparence, que c’est le même nom selon différents dialectes. ». Pour Ajasson de GrandsagneAjasson de Grandsagne, Histoire Naturelle de Pline l'Ancien, Tome 1, C. L. F. Panckoucke, Paris, 1829, 460 et 462. (1829), Acopas est une corruption d’Agriopas : Dans The WerewolfMontague Summers, The Werewolf in Lore and Legend, K. Paul, Trench, Trubner, Londres, 1933; éd. consultée : Dover Publications, New York, 2003 ; 155. Montague Summers (1933) mentionne qu’il y a plusieurs variantes pour le nom d’Agriopas : « Kalkmann(de) August Kalkmann (1853-1905), archéologue. et Mayhoff(de) Karl Mayhoff (1841-1914, philologue. préfèrent Apollas; Gelenius choisit Agriopas. Jahn(de) Friedrich Ludwig Jahn (1778-1852), pédagogue, fondateur de la gymnastique moderne. et Detlefsen (de) Detlef Detlefsen (1833-1911), philologue. penchent plutôt pour Copas ou Scopas mais il est impossible d’identifier l’auteur dont parle Pline l’Ancien ».

Bibliographie Felix Jacoby, Fragmente der griechischen Historiker, vol. 3B, Leiden, 1950, 305–306, 413 ; vol. 3B, Kommentar, Text, Leiden 1955, p. 233 ; vol. 3B, Kommentar, Noten, Leiden, 1955, 156. Pline l’Ancien : Histoire naturelle. Livre VIII, éd. par Alfred Ernout, Les Belles Lettres, Paris 1952, 52 et 131. C. Plinius Secundus d. Ä, Naturkunde. Buch VIII, éd. par Roderich König. Heimeran, München 1976, 68–69, 202, 274. Paul Christesen, Olympic Victor Lists and Ancient Greek History, Cambridge University Press, Cambridge 2007 , 37. G. Anderson, « Skopas (413) », in Brill’s New Jacoby, éd. par Ian Worthington, 2016 (lire en ligne).

Notes et références Notes

Références

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