Le puits Sainte-Barbe est un ancien puits des houillères de Ronchamp situé à proximité des ballastières de Champagney (département de la Haute-Saône), dans l'Est de la France. Le puits est creusé à partir de 1854, il exploite la houille de 1860 à 1872 et sert à l'aérage du puits Sainte-Pauline de 1869 à 1884 avant d'être remblayé. Sa longévité et sa productivité sont moins importantes que celles des principaux puits d'extraction de la compagnie.
Le site du puits accueille des installations de sablière dans la seconde moitié . Un éphémère centre équestre a existé au début du . Un panneau explicatif installé en 2017 évoque l'histoire des puits Sainte-Pauline et Sainte-Barbe.
Fonçage Le fonçage du puits commence le à du puits Saint-Charles avec une section de sur .. En , la profondeur est de . L’épuisement de l’eau (arrivée de par heure) se fait grâce à une machine à vapeur, composée d'un cylindre horizontal et d'engrenages, d'une puissance de dix chevaux.. Cette machine permet de mouvoir les pompes et de remonter les bennes de déblais tandis qu'un manège à chevaux sert à la descente du matériel et aux diverses manœuvres. Un cuvelage est installé dans la partie rectangulaire. À , le puits est de section circulaire de de diamètre. En , une machine à vapeur à traction directe de accompagnée de pompes est commandée au Creusot pour l’épuisement ; ce matériel est opérationnel en et le fonçage reprend. La machine d'épuisement fonctionne à un rythme de sept ou huit coups par minute, mais est capable d’atteindre douze coups par minute en cas de besoin. L'eau est remontée par des tuyaux en tôle de de diamètre.
En , la pose du cuvelage dodécagonal, composé de faces de de large et d'une hauteur totale de est achevée.. Mais ce cuvelage est fragile, il finit par laisser passer de l'eau, une petite pompe actionnée par une machine à vapeur de quatre chevaux est installée à de la surface, en . Elle recueille entre d'eau par jour dans un batardeau..
Exploitation
Le , à de profondeur, le puits Sainte-Barbe rencontre la première couche de houille de d'épaisseur qui repose presque sur le terrain de transition. Une galerie de liaison est établie avec le puits Saint-Charles pour l’aérage, des travers-bancs avec les puits Sainte-Pauline et Saint-Joseph sont forés. L'aérage se fait par le ventilateur installé au puits 7..
Le moteur de . qui entraîne la machine d'extraction provient de la machine à taquets de Saint-Charles, il actionne les bobines par l'intermédiaire d'engrenages. En , une voie ferrée dite des « nouveaux puits » est construite et permet de relier le puits au réseau ferré des houillères.. La production de charbon s'élève à en 1861 et en 1863..
En 1863, le puits est approfondi pour creuser un travers-banc. La production annuelle est comprise entre et de houille environ. Mais le puits rencontre un gisement de piètre qualité, limité au nord et à l'est par des soulèvements, à l'ouest et au sud par les travaux des puits Saint-Charles et Saint-Joseph. Finalement, de grandes réserves sont découvertes dans la deuxième couche bien que la qualité du charbon y soit médiocre.. Dès , l’exploitation cesse au puits Sainte-Barbe.
Aérage Afin de ne pas surcharger le ventilateur du puits 7, un ventilateur Lemielle est mis en service au puits Sainte-Barbe en . Ce ventilateur fournit un débit de , ce qui est suffisant pour les travaux de Sainte-Pauline peu étendus et peu grisouteux. Le puits Sainte-Barbe servant de sortie d'air, son orifice est fermé par des clapets mobiles qui sont soulevés par les cages d'extraction lorsque celles-ci atteignent la recette de surface. Après l'arrêt de l'extraction en 1872, le puits reste ouvert pour l'aérage des travaux de Sainte-Pauline..
Le puits ferme en 1884 en même temps que son voisin (Sainte-Pauline), il est alors remblayé avec du schiste.
Vestiges Dans les années 1970 et 1980, le carreau du puits accueille les installations criblage-lavage d'une sablière exploité à proximité immédiate...
Au début du , le puits est localisé dans une clairière proche des ballastières de Champagney, en bordure du bois des Époisses.. Un centre équestre y a ouvert vers 2010 avant de fermer .Missions de photographie aérienne disponibles sur Géoportail par années..
Le tracé de l'ancienne voie ferrée est un chemin traversant le bois des Époisses.. Ce chemin fait partie du parcours de santé de ce bois. Un panneau explicatif évoquant l'histoire des puits Sainte-Pauline et Sainte-Barbe est installé à l'automne 2017 au début du parcours..
Terril Un terril plat s’étendait autour du puits. Après l’abandon de ce dernier, il est progressivement colonisé par la forêt avant d’accueillir des installations d'une sablière entre la fin des années 1960 et le début des années 1990, ce qui l'a profondément remanié et aplani. Au début du , il sert de pâturage.
Notes et références Références Ouvrages François Mathet, Mémoire sur les mines de Ronchamp
Illustrations
Autres
Voir aussi
Liens externes
Bibliographie
Catégorie:Houillères de Ronchamp