Paul Henri Marie Joseph Marchandeau, né le à Gaillac (Tarn) et mort le à Paris , est un avocat, journaliste et homme politique français radical-socialiste.

Il est maire de Reims de 1925 à 1942, député de 1926 à 1942, président du conseil général de la Marne à partir de 1937 à 1942 et occupe de hautes fonctions gouvernementales de 1930 à 1939. Il se rallie au gouvernement de Vichy durant l'occupation allemande.

Biographie Jeunesse et études Fils de l'écrivain Léon Marchandeau (1847-1939), et frère de Marcel Marchandeau dit Touny-Lérys, poète. Paul est le premier capitaine du club de rugby de l'Union athlétique gaillacoise de 1900 à 1901Liste des joueurs célèbres sur le site officiel du club. Il est capitaine des Glaïeuls (association scolaire) et du Stade Gaillacois (association sportive civile), l'Union Athlétique Gaillacoise ne naissant que le .

Il est élève au lycée de Toulouse. Il suit ensuite des études de droit à la faculté de droit de Paris, dont il obtient un doctorat.

Il ouvre ensuite un cabinet d'avocats..

Carrière journalistique Il entre en 1911 à l'Éclaireur de l'Est dont il devient rapidement rédacteur en chef, puis président directeur général. Il perd la direction de son journal à la Libération, puis perd son procès pour retrouver la direction de ce qui est devenu L'Union. Il obtiendra cependant, en 1953, un dédommagement de 20 millions d'anciens francs pour avoir été exproprié de son journal par la résistance.

Parcours politique Il est élu au conseil municipal et devient maire de Reims en 1925 jusqu’à ce qu’il démissionne en 1942.

Il est président de l’Association des maires de France, en 1934.

Il est élu conseiller général du en 1935 et président du Conseil général de la Marne en 1937.

Carrière politique En 1926, Paul Marchandeau commence une carrière politique sur le plan national. Élu député de la Marne, il siège quatre années à la Chambre des députés avant d'occuper d’abord un certain nombre de postes de sous-secrétaire d'État.

Du 21 au , il est sous-secrétaire d'État à l'Intérieur dans le premier gouvernement Chautemps. Il revient député lors de la chute du gouvernement, mais retrouve le un poste, sans portefeuille, de sous-secrétaire d'État à la Présidence du Conseil, dans le gouvernement Steeg. Il quitte ce poste le .

Du au , il retrouve ce poste dans le troisième gouvernement Herriot. Il reste après cela en retrait des postes ministériels durant deux années.

Il doit attendre le pour être nommé ministre du Budget, cette fois-ci dans le deuxième gouvernement Camille Chautemps. Il œuvre au rétablissement de l'équilibre budgétaire. Il quitte le poste le pour être nommé trois jours plus tard, et jusqu'au , ministre des Finances dans le deuxième gouvernement Daladier. Toutefois, l'assassinat d'Alexandre de Yougoslavie et du ministre Louis Barthou à Marseille provoque la chute du gouvernement.

Du au de cette année, il est ministre de l'Intérieur dans le deuxième gouvernement Doumergue. Le ministère d'apaisement étant parvenu à ses fins, il se dissout. Il est alors nommé ministre du Commerce et de l'industrie jusqu'au dans le premier gouvernement Flandin. La chute de ce gouvernement marque un temps de retrait de Marchandeau des ministères de la Troisième République.

Il est rappelé du au comme ministre des Finances du quatrième gouvernement Chautemps. Il perd ce poste pendant un mois exactement, et y revient du au dans le troisième gouvernement Daladier.

Du au , il est ministre de la Justice sous le troisième gouvernement Daladier et le quatrième gouvernement Daladier. En qualité de garde des sceaux, il est l’auteur du décret-loi du qui modifie la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, en prévoyant des poursuites . Il s'agit de la première loi en France à condamner toute exhortation au racisme. Pris dans un contexte de montée des attaques antisémites dans la presse, le décret-loi Marchandeau est ensuite abrogé par la loi du gouvernement de Vichy du .

Il se réfugie dans le Massif central durant l'invasion allemande de la France. L'exode terminé, il s'en retourne à Reims et choisit de passer par Vichy pour saluer personnellement le maréchal Philippe Pétain, qui le reçoit le . Le , il vote en faveur du projet de loi organique accordant les pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain.

Marchandeau poursuit sa carrière politique sous le régime de Vichy durant la Seconde Guerre mondiale comme maire de Reims et président de l'association des maires de France ; il est reçu à ce titre en par le maréchal Pétain et Pierre Laval.

Il démissionne en de la mairie de Reims pour se consacrer à L'Éclaireur de l'Est, son journal, et à l'association des maires de France qu'il préside. Il reste fervent pétainiste jusqu'à la fin de la guerre.

Il est déclaré inéligible à la Libération et se retire de la vie politique en 1944Assemblée nationale (France), base de données des députés français depuis 1789 .

Vie privée Il est membre de la loge maçonnique de Reims La Sincérité, et faisait partie des nombreux élus francs-maçons de la MarneAlexandre Niess, L'hérédité en République : les élus et leurs familles dans la Marne (1871-1940).

Il épouse Élisabeth Vieu, fille de Louis Vieu, sénateur-maire de Castres (Tarn), avec qui il a deux enfants, Marguerite et Louis-Paul.

Veuf, il se remarie avec , ancienne cantatrice de l'Opéra-Comique, le État-civil de Reims, registre des naissances de 1906, Acte André Cuvillier, .

Il meurt en son domicile, 3 avenue de Champaubert dans le de Paris le Son acte de décès () dans les registres de décès du de Paris pour l'année 1968..

vignette|centre|redresse=2.5|alt= Pierre tombale noire en marbre où il est inscrit Paul Marchandeau 1882-1968. Légion d'honneur. Croix de guerre 1914-1918. Avocat et journaliste honoraire. Maire honoraire de Reims. Ancien député et président du conseil général de la Marne. Ancien ministre. Ancien président de l'association des maires de France. Président d'honneur de la presse républicaine départementale. Président d'honneur de la fédération de l'association de la presse de l'est.|La tombe de Paul Marchandeau au cimetière du sud de Reims (Marne).

Il est incinéré au Père-Lachaise et ses cendres furent ramenées à Reims pour être inhumées au cimetière du Sud où l’on peut voir son médaillon en bronze par Léon Margotin (1859-1937), daté 1930.

Distinctions La ville de Reims lui a dédicacé l'avenue Paul-Marchandeau ainsi que la caserne de pompiers.

Il est : ()

Écrits Université de Paris. Faculté de droit. De la Vérification des pouvoirs devant les Chambres françaises, thèse... par Paul Marchandeau, Paris : L. Larose et L. Tenin, 1909.

Notes et références

Sources

Liens externes

Bronze.

Catégorie:Joueur français de rugby à XV Catégorie:Joueur de l'UA Gaillac Catégorie:Journaliste français du XXe siècle Catégorie:Ministre de la Troisième République Catégorie:Maire de Reims Catégorie:Personnalité du Parti républicain radical et radical-socialiste Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1922 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Député de la Marne (Troisième République) Catégorie:Député de la treizième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quatorzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quinzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la seizième législature de la Troisième République Catégorie:Ministre français du Commerce Catégorie:Sous-secrétaire d'État français Catégorie:Naissance en août 1882 Catégorie:Naissance à Gaillac Catégorie:Décès en mai 1968 Catégorie:Décès dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 85 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Sud (Reims)