Le d'artillerie de marine ( RAMa) est le régiment des appuis feux interarmées et de renseignement d'acquisition tactique de la d'infanterie de marine. Il est issu du d'artillerie coloniale ( RAC) et du régiment d'artillerie coloniale du Levant (RACL).

Créé en 1919, il stationne au Levant jusqu'à sa dissolution en 1927 pour former le RACL. Dans les années 1930, le régiment est recréé en métropole à partir du . Il disparait dans la Bataille de France en . Il est brièvement recréé de 1945 à 1946 à partir du RACL.

Recréé en 1951, il est d'abord un centre d'instruction des appelés pendant la Guerre d'Algérie. Il est professionnalisé en 1979 et participe depuis aux diverses opérations extérieures françaises.

Création et différentes dénominations 1622 : création des Compagnies ordinaires de la mer par le cardinal de Richelieu, puis du corps royal de l’artillerie des colonies ; 1785 : création à Port-Louis dans le Morbihan du régiment de l’Orient ; : création du d'artillerie coloniale mixte malgache ; : il devient le groupe autonome d'artillerie coloniale du Levant () ; : le devient le 1929 : création du d’artillerie coloniale, dérivé du RAC

1932 : il prend l’appellation d’artillerie coloniale lourde hippomobile

: dissolution du régiment : le d’artillerie coloniale est recréé à partir du régiment d’artillerie colonial de Levant (RACL) ; : dissolution. : formation du du d’artillerie coloniale (I/) 1958 : prend le nom de centre d’instruction du d’artillerie coloniale : rebaptisé d’artillerie de marine.

Historique

Origines Le RAMa tire son origine des Compagnies ordinaires de la mer créées en 1622 par le cardinal de Richelieu, puis du corps royal de l’artillerie des colonies.

Le RAMa est également issu du régiment de l'Orient, créé en 1785 à Port-Louis dans le Morbihan. Le RAMa en a conservé la devise Alter Post Fulmina Terror, « L'autre terreur après la foudre », qui figure sur son insigne.

Création du d'artillerie coloniale Le d'artillerie coloniale mixte malgache est créé le . Il part au Levant groupe par groupe de 1920 à 1921. En , le régiment est réduit à un seul groupe autonome et prend le nom en décembre de groupe autonome d'artillerie coloniale du Levant. Ce dernier devient en 1927 le régiment d'artillerie coloniale du Levant.

De 1929 à 1940 Le , le d’artillerie coloniale est recréé à Lorient à partir RAC. Implanté en terre bretonne, le RAC est alors composé de cadres de retour de toutes les colonies et d’une majorité de bigors malgaches.

En 1932, il prend l’appellation de d’artillerie coloniale lourde hippomobile. Il est armé par des longs modèle 1917 et des longs modèle 1913, servis par des européens et des malgaches.

Rattaché à la d'infanterie coloniale, le régiment entame une montée en puissance qui l’amène au maximum de ses effectifs et de ses matériels à la mobilisation de septembre 1939. Il passe alors au Corps d'armée colonial (CAC).

Le CAC est en Lorraine en lors de l'offensive allemande. Il rejoint la dans le secteur de l'Aisne. Le soutient les troupes françaises, qui résistent aux Allemands jusqu'au où la retraite est ordonnée. Il combat en Argonne le mais il est dispersé par la Panzerdivision le 18. Les rescapés du rejoignent Epinal tandis que le groupe combat jusqu'au bout entre Grémifontaine et Bains-les-Bains.

Son dépôt d’artillerie cache l’emblème du régiment et participe aux combats pour la défense de la ville de Lorient. Plusieurs officiers et bigors y laissent la vie lors des combats des cinq chemins de Guidel en .

Après-guerre En , le d’artillerie coloniale est recréé à partir du régiment d’artillerie colonial de Levant (RACL), vétéran des campagnes d’Italie, du débarquement en Provence et de nombreux combats dans le couloir rhodanien et jusqu’en Allemagne. Il est stationné en Allemagne dans la région de Bad Kreuznach. Il est dissous le .

Le , le RAC de Melun redonne naissance au du d’artillerie de Marine. À partir de 1955, ses efforts de formation portent surtout sur du personnel d’artillerie à destination de l’Afrique du nord et prend l’appellation de centre d’instruction du d’artillerie coloniale en 1958. Plusieurs milliers d’hommes sont formés dans ses rangs avant de rejoindre les unités engagées en Algérie principalement. En , le régiment est rebaptisé d’artillerie de Marine.

Le RAMa devient professionnel en 1978.

Depuis la professionnalisation

vignette|Un bigor du armé d'une mitrailleuse AA52 en République centrafricaine en 1992. Le régiment a participé depuis 1978 à la plupart des opérations extérieures de l'Armée française :

Opération Tacaud au Tchad de 1978 à 1980. Le au nord d'Ati la du RAMa appuie les troupes d'assaut françaises (compagnie du RIMa, compagnie du RIMa et du REC) au 105HM2Operation Tacaud, site de l'Amicale du RIMa. Le à Abéché, en appui de la même compagnie du RIMa et du du RICM, la même batterie tire à l'horizontaleLe tir à l'horizontale est un tir direct. Il contraste avec le tir indirect, tir courbe qui est la méthode de tir habituelle dans l'artillerie. Une batterie d'artillerie n'utilise le tir direct qu'en situation d'urgence, lorsqu'elle est directement menacée. au 105HM2.

Beyrouth de 1983 à 1984.

Opération Manta au Tchad de 1983 à 1984.

Guerre du Golfe en 1991 où le ses canons de 155 mm TRF1 effectue les premiers tirs de combat de la division Daguet. et tire un total de . Il est le seul régiment d'artillerie canon de la division, avec ses canons de TRF1. Les 850 bigors appuient de leurs feux la progression de la division jusqu’à la conquête de la localité d’As Salman en Irak en .

Opération (Somalie) en 1993, une dizaine d'homme et sous-officier du régiment détachés au sein du SEA (service des essences des armées) participent à l'opération humanitaire.. Balkans de 1993 à 2000. Opération Turquoise au Rwanda en 1994. Comores en 1995. Opération Almandin II en République centrafricaine en 1997 Albanie en 1997. Côte d’Ivoire de 2002 à 2004. Afghanistan en 2003. Liban 2003. Kosovo 2005. Afghanistan en 2009 et 2011 où les Bigors du 11 auront tiré plus de coups d'artillerie Mali 2013 : opérations Serval et Barkhane vignette|Canon Caesar du (mais non servi par ce régiment) en action en Irak à Al-Qaïm en mai 2018. Irak 2017 : Task Force Wagram de l'Opération Chammal. Le régiment envoie 150 militaires. Ils soutiennent par leurs feux l'Armée irakienne dans la bataille de Mossoul et tirent . Opérations, missions de courte durée : Côte d'Ivoire : une compagnie PROTERRE en double dotation mortier de ( à ). Kosovo : Commandement du BatFra (bataillon français) 9, un EMT, 3 Proterres, une UCL (mai à ). Tchad : une section d'appui mortiers (juin à ). La Réunion : une compagnie PROTERRE au RPIMa (juin à ). Intervention contre le chikungunya à La Réunion (février à ). Exercices : participation aux exercices SKREO et AKWABA de la BLBMa. Manœuvres régimentaires d'artillerie dans les camps de Suippes et Canjuers.

Le régiment aujourd'hui

Composition La polyvalence toujours affirmée du régiment lui permet, avec ou sans ses pièces d'artillerie, d'être présents à travers le monde en permanence. Quittant le quartier Duguesclin à Dinan, il rejoint La Lande d'Ouée à Saint-Aubin-du-Cormier en 1979.

Le RAMa est le régiment organique de la brigade d'infanterie de marine (de la ) pour laquelle il est chargé de lappui feu. Ses bigors cultivent leur polyvalence de « marsouins qui tirent au canon ». Prêts à être engagés en groupement de marche, ils sont entraînés aux techniques amphibies dès leur formation initiale.

Le RAMa comprend 900 hommes et femmes et s'articule en 7 batteries : 1 batterie de commandement et de logistique (service médical, maintenance des matériels et logistique), 3 batteries d'artillerie sol-sol équipées de CAESAR de , 1 batterie d'artillerie sol-air équipée de missiles mistral et de canon de , 1 batterie d’acquisition et de surveillance, 2 batteries d'intervention de réserve destinée à renforcer, dès le temps de paix, les capacités opérationnelles du régiment. Elles participent notamment aux missions SENTINELLE qui protège le territoire national des attentats terroristes.

Matériels Il est équipé de canons Caesar et de mortiers de en double dotation

Il est organisé selon le système d'arme ATLAS, intégrant : 16 mortiers MO 120 RT de , 16 pièces d'artillerie Caesar, 56 VAB, en versions VOA (véhicule d'observation d'artillerie), VIT (véhicule d'implantation topographique), RATAC (radar de tir de l'artillerie de campagne), , VTM (véhicule tracteur de mortiers).

Inscriptions sur son étendard thumb|Étendard du RAMaIl porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'Armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Lützen 1813 Mexique 1838-1863 Sébastopol 1855 Sontay Lang Son 1883-1884 Dahomey 1892 Madagascar 1895 Champagne 1915-1918 La Somme 1916 Koweït 1990-1991'''"Édition Chronologique du 29 octobre 2010".Le Ministère de la Défense instruction du 23 septembre 1983, modifiée, sur les filiations et l'héritage des traditions des unités; décision du 15 juillet 2008 portant création d'une commission des emblèmes. Art . L'inscription « Koweït 1990-1991 » est attribuée aux drapeaux et étendards des formations des armées énumérées ci-dessous. REI, REC, REG, RIMa, RPIMa, RAMa, Régiment de dragon, Régiment de Spahis, de commandement et de soutien, RHC, RHC, puis les formations de l'Armée de l'air les , , de chasse, la de reconnaissance et les et de transport. Le présent arrêté sera publié au bulletin officiel des armées, Hervé Morin.

Décorations

sans_cadre|50x50px Ordre national de la Légion d'honneur sans_cadre|50x50px Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes sans_cadre|50x50px Croix de la Valeur militaire avec palme sans_cadre|50x50px Croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze

Il est hérite des récompenses du d'artillerie coloniale, décoré de la Légion d'honneur le et deux fois cité à l’ordre de l’armée en 1916 et 1918 (Croix de guerre 1914-1918 avec 2 palmes). Ses personnels ont droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 14-18.

Deux de ses batteries ont été citées à l'ordre de l'armée en 1927 et une autre en 1978.

Pour son action en Irak en 1991, le régiment est cité à l’ordre de l’armée et reçoit la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec palme.

Le à Poitiers, l'étendard du RAMa est décoré de la Croix de la Valeur militaire avec palme (citation à l'ordre de l'armée) pour l'engagement du régiment en Afghanistan.

Le , le RAMa reçoit de nouveau la Croix de la Valeur militaire avec palme (citation à l'ordre de l'armée) pour sa participation à l'opération Serval au Mali.

Le , le RAMa reçoit la Croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze (citation à l'ordre de la brigade) pour sa participation à l'opération Serval puis Barkhane au Mali.

Le , le RAMa est cité à l'ordre du régiment. Cette citation comporte l'attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile de bronze.

Sources et bibliographie Historique du 11e Régiment d'Artillerie de Marine . .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Troupes de marine Troupes coloniales Pertes militaires françaises en Afghanistan

Liens externes Site des troupes de marine Musée des troupes de marine de Fréjus

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