Albert Varloteau est un ouvrier et responsable syndical communiste français, né le à Milly-la-Forêt, en Seine-et-Oise, et mort le à Paris.

Biographie Le père d'Albert Varloteau était peintre en bâtiment. Albert est ouvrier de la céramique. Il passe progressivement d'un engagement catholique à un engagement communiste, non sans mal, étant tout d'abord influencé par le militantisme catholique et les milieux de la petite bourgeoisie. Ce sont ses lectures de Jésus, ouvrage d'Henri Barbusse, puis celles de Paul Lafargue, Nikolaï Boukharine, Karl Marx et Lénine qui l'engagent progressivement dans le militantisme communisteRGASPI, Moscou, 495 270 4597, autobiographie, 02/09/1936 Essonnes, A1S..

Il devient militant communiste en 1933. Il est par la suite unitaire de la Céramique et fait partie de la Fédération du Bâtiment. Il devient secrétaire du Syndicat du Bâtiment, puis secrétaire de l'Union des syndicats de Corbeil. En 1937-1939, il est l’un des secrétaires de l’Union des syndicats de la région parisienneTroisième congrès de l'Union des syndicats de la région parisienne, en présence de Jules Dumont, Henri Raynaud, Gaston Guiraud, Pétrus Maurin, Albert Varloteau, Georges Dupire, Marcel (ou Maurice) Brenot, Jean Roumilhac, Jean Carasso, André Tollet et Eugène Hénaff. , 1938, sur cinearchives.org.Les indices du coût de la vie du département de la Seine sont volontairement faussés, par Albert Varloteau, secrétaire de l'Union des syndicats ouvriers de la région parisienne, L'Humanité, 21 juillet 1938, sur Gallica..

Il épouse Madeleine Langevin (1903-1977), la première fille du physicien Paul LangevinPaul Langevin, note biographique, par Christophe Charle et Eva Telkès, Institut national de recherche pédagogique, 1988.. Ils habitent à Bois-le-Roi et ont un fils, Jacques Varloteau, qui deviendra instituteur.

En 1941, la police recherche Albert Varloteau du fait de ses activités militantes. Interné politique, il est emprisonné à la Prison de la Santé, à Paris. À la Santé, il se lie d'amitié avec Fernand Gambier. Le , la Santé est évacuée. Albert Varloteau et Fernand Gambier se retrouvent sur les routes avec d’autres prisonniers en direction de Gurs. Le , à l’entrée de Bordeaux, Paul Langevin et Frédéric Joliot-Curie, en voiture, tentent en vain de les faire évader. Ils sont ensuite internés tous les deux au Camp de GursFernand Gambier, sur Le Maitron..

Après la guerre, il a la responsabilité du syndicat des services de santé privée des départements de la Seine et de la Seine-et-Oise. Il est d'un important secours lors de l'élaboration et des négociations des conventions collectives de la Fédération de la santé et de l’action sociale CGT en 1966« Albert Varloteau sera d'un important secours, lors de l'élaboration et des négociations des conventions collectives », 15 mars 1966 : Naissance d'une convention collective, CGT Santé Action Sociale, 15 mai 2015..

Albert Varloteau meurt dans un accident le à Paris.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Le livre de Bernard Pudal et Claude Pennetier, Le souffle d', l'engagement des communistes français, paru en 2017 aux éditions de l'Atelier, lui consacre un chapitre détaillé, le chapitre 11, intitulé Du catholicisme au communisme: la conversion d'Albert Varloteau. Par ailleurs, on trouvera des informations sur Albert Varloteau dans les journaux suivants : La Vie ouvrière, Le Travailleur parisien, Le Monde Diplomatique, (Carnets du Monde) , José Carlos Rueda Laffond, Yo confieso. Autobiografía y prácticas orgánicas comunistas durante los años treinta (I confess. Autobiography and communist organic practices during the 1930s), Cuadernos de Historia Contemporánea, 2018. Yann Raison du Cleuziou, De la contemplation à la contestation. La politisation des Dominicains de la Province de France (années 1940-1970), Paris, Belin, 2016

Bernard Pudal et Claude Pennetier, Le Sujet communiste, identités militantes et laboratoires du moi, Presses universitaires de Rennes, 2014.

Parler de soi sous Staline : La construction identitaire dans le communisme des années trente, par Brigitte Studer, Berthold Unfried et Irène Herrmann, Maison des sciences de l'homme, 2002, sur Google Livres.

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