vignette|droite|New Transit Yurikamome à Tokyo (Japon).
Une navette automatique est un système automatique de transport (sans conducteur) en site propre utilisé comme une navette.
La fonction de navette est de desservir un site spécifique, trouvant majoritairement son application dans les aéroports voire d'autres milieux urbains (centre urbain historique, centre commercial, parc d'attractions, université, hôpital, etc.), soit en navette interne (comme CDGVAL ou la Navette Harbour Island Tampa), soit en navette externe faisant la liaison avec d'autres réseaux de transport public (comme Orlyval ou le Metromover de Miami).
Dans certains cas, il s'agit d'un système simple d'aller-retour entre deux stations, parfois à voie unique. D'autres systèmes sont plus importants et plus sophistiqués (comme la desserte interne de l'université Princesse Nora bint Abdul Rahman et de son campus).
Certaines navettes sont éphémères, le temps d'un évènement, par exemple lors de foires internationales.
On parle parfois de transport hectométrique pour un mode de déplacement adapté à de courtes distances.
Concept La navette automatique (concept Automated People Mover) est un système de transport qui se situe entre un transport urbain guidé type métro automatique (concept Automated Guideway Transit) et le taxi robot (navette autonome, concept Personal Rapid Transit).
La distinction entre une navette automatique en service dans une zone urbaine et qui comporte plusieurs points d'arrêts (ligne de rabattement sur un système de transport lourd) et un métro automatique est parfois difficile à faire. C'est par exemple le cas au Japon et à Singapour des lignes de transport en site propre en général automatisées qui desservent de nouveaux quartiers en les reliant aux réseaux de métro et des lignes ferroviaires suburbaines desservant les villes anciennes. La première ligne du VAL à Lille, qui est considéré aujourd'hui faisant partie d'un réseau de métro automatique par l'UITP, doit son nom à sa fonction de liaison entre la ville nouvelle de Villeneuve-d'Ascq et Lille.
La distinction entre navette automatique et taxi-robot lorsque ce dernier est sur site propre peut l'être également. C'est par exemple le cas du système ancien PRT de Morgantown ou de celui en exploitation à l'aéroport de Londres Heathrow. vignette|droite|People-mover de Venise (Italie) Technologies Les navettes automatiques, réalisant un transport de personnes spécifique, utilisent une gamme de techniques plus large que les systèmes de transport urbain de masse. Parmi ces technologies figurent, outre les systèmes de véhicules sur fer et sur pneu, les systèmes à câble, les monorails, les systèmes à lévitation magnétique et à air comprimé.
Pour les déplacements escarpés, funiculaires et remontées mécaniques apportent parfois des solutions dans l'espace urbain. Les tapis roulants (dont les escaliers mobiles), éventuellement multiples, apportent des solutions mécaniques aux derniers mètres, dans les aéroports ou le métro notamment.
Histoire Une des plus anciennes technologies de navettes est le monorail, sous ses différentes formes. Les premières navettes en monorail à être automatisées furent celui de Disneyland et celui de Seattle dans les années 1960.vignette|droite|Monorail de l'aéroport de Londres Gatwick (Royaume-Uni)
Une autre technologie a été développée en 1964 pour le pavillon Ford Magic Skyway de la Foire internationale de New York 1964-1965 par la société de conception d'attraction de Disney. Le terme PeopleMover a été forgé par Walt Disney quand il travaillait en 1967 à la rénovation du Tomorrowland de Disneyland. PeopleMover était le titre de travail d'une nouvelle attraction. Selon Bob Gurr, le nom a été retenu pour désigner l'attraction californienne puis celle similaire de Floride. La technologie a été brevetée sous le nom WEDWay.
La première navette automatique à être installée dans un aéroport le fut en 1971 à l'aéroport international de Tampa (États-Unis). Le concept était en vue dès , quand la RATP avait annoncé à Paris qu'il n'y aura plus de poinçonneur dans le métro à partir de 1974"Métro et informatique", par Martine Leventer, le 3 février 1971 dans Le Monde le , à la suite de l'expérience réussie d'automatisation du péage dans le nouveau RER (réseau express régional) Le Monde du 23 octobre 1969. Les rames automatisées sans conducteurs ne verront le jour à grande échelle qu'en 1983, avec le véhicule automatique léger (VAL), premier métro urbain intégralement automatique au monde, ouvert en 1983 pour le nouveau métro de Lille, issu des recherches combinées de l'Université Lille-I, de l'IDN. et du brevet d'automatismes d’un système sans conducteur déposé le par le professeur Robert GabillardBrevet FR2151440., qui s'est exporté à Toulouse, Rennes, Turin, Uijeongbu, Taipei ou dans les aéroports de Paris ou Chicago.
Les métros sans conducteur sont par la suite devenus courants en Europe et dans certaines régions d'Asie. La structure de coût des trains automatiques leur permettent d'être rentables pour des villes considérées comme trop petites pour construire un métro. Ainsi Rennes, Lausanne, Brescia, etc. se sont engagées dans la construction de métros automatisés.
Liste des navettes en site propre dans le monde Cette liste comprend les systèmes de transport de passagers en site propre assurant des fonctions de navettes, toutes technologies confondues, hors circuits touristiques ou d'amusement.
Une majorité de navettes automatiques se situent dans les aéroports.