La LGV Bretagne-Pays de la Loire, ou ligne nouvelle 10 (LN10)« Les grands chantiers de la LGV Bretagne - Pays de la Loire », article de la Revue Rail Passion du , page 20., est une ligne à grande vitesse française qui constitue un prolongement de la branche ouest de la LGV Atlantique vers Rennes et Nantes. D'une longueur de auxquels s'ajoutent de raccordements, elle améliore de manière significative la desserte de la Bretagne et des Pays de la Loire en renforçant leur accessibilité de et vers Paris. Sa mise en service a lieu le .

Elle constitue la ligne du réseau ferré national, sous la dénomination « Ligne de Connerré à Rennes (LGV) ».

Histoire Chronologie thumb|Chantier de la LGV à Noyal-sur-Vilaine en août 2014. : mise en service de la branche ouest de la LGV Atlantique de Courtalain à Connerré, à du Mans 1992 : Inscription au schéma directeur des lignes à grande vitesse 1995-1996 : Débat public 1996-2000 : Études préliminaires 2002-2005 : Études d'avant-projet sommaire (APS) : Approbation ministérielle des études d'avant-projet sommaire : Convention de garantie des dessertes pour les gares du Mans, de Laval, Vitré et Sablé-sur-Sarthe entre l'État, RFF, la SNCF et les collectivités locales.

Un décret du déclare d'utilité publique et urgents les travaux de construction de la ligne.Le Moniteur du 2 novembre 2007.

Mai 2008 : Signature de la partie « Régions » du financement soit un tiers du totalouest-france.fr - 1,1 milliard d'euros : la Bretagne réunie finance son TGV 23 décembre 2008 : Lancement de l'appel d'offres par le ministre de l'Écologie Jean-Louis Borloo et le secrétaire d'État chargé des Transports, Dominique Bussereau 4 mai 2009 : Date limite de dépôt des candidatures 14 mai 2009 : RFF annonce que les groupes Bouygues, Eiffage, et Vinci ont répondu à l'appel d'offres Août 2009 : Financement approuvéLa signature du financement LGV, le 31 juillet 2009 fin 2009 : Début des travaux de déboisement et des opérations de diagnostic archéologique Désignation du groupe Eiffage à l'issue de l'appel d'offres : Déclaration d'utilité publique par arrêté de la « virgule de Sablé »communiqué de la Préfecture de la Sarthe : signature de la convention de financement entre les différents partenaires. 2012 : Établissement de l'avant-projet détailléArticle sur www.boursier.com du 23 juillet 2012. : Inauguration de la base travaux d'Étrelles (Ille-et-Vilaine) par Eiffage et RFF en présence de l’ensemble des financeurs et de Jean-Yves Le Drian, le Ministre de la Défense. La fin des travaux est alors prévue pour l'automne 2016) Fin 2012 : Lancement des travaux de génie civil Début 2013 : Mise en place du premier aiguillage à Sablé-sur-SartheArticle sur www.entreprises.ouest-france.fr du 20 janvier 2013. Consulté le 21 janvier 2013. : Raccordement des aiguillages à Sablé-sur-Sarthe« Nouvelle opération "coup de poing" sur Sablé-sur-Sarthe », article sur lgvbpl.wordpress.com/ du 11 juin 2013, consulté le 15 juin 2013. : Raccordement programmé des aiguillages à Saint-Berthevin, entre la ligne existante et le raccordement Ouest de Laval : Mise en place du viaduc au-dessus de la Sarthe à Neuville-sur-Sarthe. Automne 2014 : début de la pose des voies Eiffage Rail Express n°10, Journal d’informations du projet de ligne à grande vitesse Bretagne - Pays de la Loire de d'octobre-décembre 2014. Début 2015 : début de l'électrification Eiffage Rail Express n°11, Journal d’informations du projet de ligne à grande vitesse Bretagne - Pays de la Loire de janvier-mars 2015. : Début des essais« LGV Bretagne-Pays de la Loire: premiers essais », Le Figaro, 26 novembre 2016 (consulté le jour même). : Livraison à la SNCF : Mise en service« Les futurs horaires des LGV BPL et SEA dévoilés », article de la revue Rail Passion n°227 de septembre 2016, pages 34 et 35.« DEUX NOUVELLES LIGNES TGV RAPPROCHENT PARIS DE RENNES ET BORDEAUX », Capital, 2 juillet 2017 (consulté le 4 juillet 2017).

Fouilles archéologiques Réalisées avant le début des travaux de terrassement, les fouilles archéologiques ont été menées sur 28 sites différentsArticle sur www.francebtp.com du 3 janvier 2013. Consulté le 4 janvier 2013.. Ils ont permis de découvrir : un important gisement de silex exploité par l'homme de Néandertal à Fontenay-sur-Vègre ; une ferme gauloise à Ruillé-le-Gravelais ; plusieurs grands domaines ruraux de l'époque gallo-romaine.

Travaux

Le chantier, conduit par Eiffage, a employé jusqu'à à l'été en 2013. Les essais en ligne se déroulent de à par paliers de vitesse jusqu'à , ce qui correspond à la vitesse limite de la ligne () majorée de 10 %« Les tests de vitesse battent leur plein sur la ligne de TGV Rennes-Le Mans », Les Échos, 22 février 2017 (consulté le 21 mars 2017)..

Trafic et gains de temps prévus Les temps de parcours et gains envisagés au moment de l'élaboration du projet, et plus précisément, après la déclaration d'utilité publique, en 2008, étaient les suivantsLes temps de parcours actuels étant plus importants et variant régulièrement du fait de l'impact des travaux de création de la ligne, ils ne sont pas pris en compte dans ce comparatif.. +Temps de trajets et gains par liaison Communiqué de presse des régions Bretagne et Pays de la Loire sur leur apport financier au projet du 4 avril 2008. « Infrastructures ferroviaires nouvelles », Alain Ducreau, 3 février 2009, page 6..Enjeux et objectifs, sur le site officiel du projet de RFF, consulté le 2 février 2014.« Premiers coups de pioche pour la ligne Bretagne-Pays de la Loire », article du Moniteur du 28 août 2012, consulté le 2 février 2014.LiaisonTemps de trajetGain de tempsAvant 2017Après 2017Paris - LavalParis - RennesParis - Saint-MaloParis - BrestParis - QuimperParis - AngersParis - NantesLaval - RennesLaval - Le MansLaval - AngersLe Mans - RennesAngers - RennesLille - RennesLyon - RennesMarseille - Rennes Il est prévu 5 allers-retours supplémentaires à destination de l’ouest de la France lors de la mise en service. En termes de fréquentation, il est prévu qu'elle apporte environ 2 millions de voyageurs supplémentaires.

Financement Le coût prévisionnel du projet est entre 3,3 et 3,4 milliards d'euros. À la fin du chantier, en 2017, il est toujours évalué à d'euros.

Au niveau de la participation de l'État, ce projet fait partie des projets d'infrastructures retenus dans le cadre du Grenelle de l'environnementLGV Bretagne-Pays de la Loire sur le site du ministère du Développement durable qui établit la part de RFF dans le projet à au moins 34 % voire 40 % et celle de l'État à égalité avec celle de l'ensemble des collectivités localesProtocole d'intention. Cependant, officiellement, rien n'est encore chiffré concernant la part de RFF et de l'État à l'heure actuelle. Il est fait appel à un PPP attribué à Eiffage Rail Express, filiale du groupe Eiffage, associé aux bureaux d’ingénierie Setec et Ingerop pour les missions de conception.

Le contrat de partenariat a été signé le pour construire et entretenir la LGV pendant 25 ansLigne à grande vitesse. 2017 au mieux. Eiffage avancera le tiers de l'investissement et touchera en retour pendant 25 ans des loyers fixes de RFF, qui exploitera la ligne et encaissera les péages versés par l'opérateur ..

La ligne a également été retenue dans le cadre du plan de relance de l'économie, ouvrant à une capacité d'engagement de 15 M€ pour 2009 afin de réaliser par anticipation les acquisitions foncières et les études détailléesAcquisitions foncières et travaux préparatoires des grands projets ferroviaires et fluviaux.

À noter que la ligne nouvelle ne pourra pas bénéficier d'une partie des 300 millions d'euros pour la période 2007-2013 alloués à la Bretagne par le fonds européen de développement régional, contrairement par exemple à la LGV EstDes fonds européens, mais pas pour la LGV, L'Express 12/06/2008, puisque le projet concerne une desserte franco-française, et n'entre pas dans le cadre de la réorientation des fonds vers les pays de l'Est depuis 2007. Cependant, 100 millions de cette somme pourront toutefois être utilisés dans le cadre du projet complémentaire (cf ci-dessous).

En fonction des engagements déjà pris, voici la répartition actuelle plausible du financement de la ligne : Régions + collectivités locales (90,5 % Bretagne / 9,5 % Pays de la Loire) : dont 896 millions pour la LGV et les restant pour les prolongations vers Brest et Quimper. Cette somme représente 32,6 % du total nécessaire ; État : issus du « Grenelle de l'environnement » + 15 M€ issus du plan de relance (soit un total de 32,6 %, si l'on garde l'hypothèse d'une part égale à la somme engagée par l'ensemble des collectivités) ; Réseau ferré de France : (hypothèse 34,8 %, le restant soit plus que les 34 % minimums requis).

Le financement par la région Bretagne se décompose comme suit au niveau des différentes collectivités : 58 % pour la région ; 19,1 % pour les collectivités d’Ille-et-Vilaine dont Rennes Métropole ; 9,4 % pour le Conseil général du Finistère ; 7,1 % pour le Conseil général du Morbihan ; 6,4 % pour le Conseil général des Côtes-d'Armor. La participation de chaque collectivité a été déterminée par le gain de temps de parcours.

Le total correspond approximativement au financement d'un tiers du projet par chacune des trois parties en présence.

Caractéristiques Tracé La ligne à grande vitesse vers la Bretagne constitue le prolongement de la branche ouest de la LGV Atlantique, qui se termine à Connerré (Sarthe) où elle rejoint la ligne venant de Chartres.

Elle passe au nord du Mans pour plonger dans le sud-ouest vers Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), où un barreau permet de rejoindre la ligne classique en direction d'Angers et Nantes. Elle poursuit en remontant au nord-ouest pour passer au nord de Laval, qu'elle dessert par deux raccordements sur la ligne classique. Elle se raccorde finalement à la ligne classique Paris - Brest à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine) dans la banlieue rennaise afin d'y rejoindre la gare de Rennes. Aucune gare nouvelle n'est construite sur le parcours.

RFF a publié la carte du tracé annexée à la déclaration d'utilité publique du carte du tracé sur le site de RFFCe tracé est intégré et visible dans la base cartographique OpenStreetMap : lien.

En complément, la « virgule de Sablé » est un raccordement entre la branche « Bretagne » de la LGV vers Rennes et la courte branche « Pays de la Loire » vers Nantes. Ce raccordement se situe sur la commune d’Auvers-le-Hamon, au nord de Sablé-sur-Sarthe ; la branche « Pays de la Loire » de la LGV s'y raccorde à la ligne classique Paris - Nantes.

Il est prévu 204 ouvrages d'art « Infrastructures ferroviaires nouvelles », Alain Ducreau, 3 février 2009, page 8..

Équipement vignette|alt=Pelleteuse et terrassement dans la campagne.|Chantier de la LGV à Noyal-sur-Vilaine au Bois de Gervis. Comme toute LGV, la ligne est électrifiée en 25 kV alternatif. La signalisation est installée par Ansaldo STS« LGV Bretagne – Pays de la Loire : Ansaldo STS fournira l’ERTMS niveau 2 », www.ville-rail-transport.com, 3 novembre 2011. et comprend l'ETCS (système européen de contrôle des trains) de niveau 2 et la TVM 300 (et non de la TVM 430, pour permettre aux rames TGV Atlantique, qui ne sont équipées que de la TVM 300 en grande majorité, d'emprunter la ligne dans son intégralité). Le contournement du Mans et ses raccordements () sont équipés de l'ETCS de niveau 1 pour pouvoir être empruntés par les trains de fretbea-tt.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_beatt_2020_01.pdf.

Ouvrages d'art Les de la LGV Bretagne-Pays de la Loire ont nécessité la construction de neuf viaducs.

La liste des ouvrages d'art importants figure sur le tableau ci-dessous Ouvrage d'art majeurs sur la LGV Bretagne-Pays de la Loire)D'après la publication d'Eiffage (La lettre aux riverains 5 de juillet/) Nature et nom de l'ouvrage Lieu Obstacle Longueur Hauteur Viaduc de la Sarthe Neuville-sur-Sarthe (Sarthe) Sarthe 433 m