Le de parachutistes d'infanterie de marine (ou ) est un régiment parachutiste des troupes de marine. Une unité d'élite faisant partie des forces spéciales de l'armée française et dépendant du commandement des actions spéciales Terre.
Ayant récupéré les traditions des unités de parachutistes SAS de la France libre et d'Indochine, ce régiment a pour devise « Qui ose gagne » traduite de la devise des SAS britanniques « »Le , régiment outre-mer de Forces armées de la Zone Sud de l'océan Indien (FAZSOI) basé sur l'ile de la Réunion, dispose aussi de cette devise inscrite sur son insigne régimentaire.. Il partage cette devise avec le CPIS ( Choc créé en 1946) et le RPIMa.
Création et différentes dénominations Fait rare dans l'armée française, la filiation du est multiple. Le régiment hérite à la fois de formations des forces aériennes de la France Libre, des troupes coloniales puis des troupes de marine.
Seconde Guerre mondiale et continuité immédiate , création en Angleterre de la d'infanterie de l'air () par le capitaine Georges BergéIn Paras de la France libre, page 21.. , rattachée à l'Armée de terre et renommée parachutiste. , la compagnie devient le peloton parachutiste du Levant et est à nouveau rattachée à l'Armée de l'airIn Histoire des parachutistes français, page 13.. à Damas, l'unité devient par changement d'appellation la de chasseurs parachutistes des FAFL ( CCP). , l'unité devient le French Squadron de la brigade britannique SAS du major Stirling. : devient le d'infanterie de l'air (). : nommé d'infanterie de l'air (). : nommé régiment de chasseurs parachutistes () ou 4 SAS Regiment. : fin des combats en Europe. : les régiments de chasseurs parachutistes passent définitivement dans l'armée de Terre. Le est dissous et ses effectifs rejoignent le . : création à partir d'une compagnie du et d'une compagnie du du de choc SAS. Mai 1946 : Le bataillon du RICAP devient le bataillon du RCP. , le BPC est recréé à partir du bataillon du RCP. En 1951, le BPC forme le bataillon du RIPC qui deviendra RCP le . Ce régiment sera dissous suite au putsch d'Alger).
Guerre d'Indochine Les bataillons coloniaux : création à partir d'une compagnie du et d'une compagnie du du de choc SAS. : création à partir d'une compagnie du et d'une compagnie du RICAP du de choc SAS Le juillet 1946 : les deux bataillons de choc SAS sont regroupés au sein de la demi-brigade parachutiste SAS. Le : les deux bataillons de choc SAS sont regroupés et nommés bataillon SAS. : le bataillon SAS devient le colonial de commandos parachutistes. : dissolution du . : création d'un nouveau colonial de commandos parachutistes. : devient colonial de commandos parachutistes. : devient de parachutistes coloniaux. : dissolution du . : création d'un nouveau de parachutistes coloniaux (). : dissolution du BPC. Les brigades coloniales : création en Indochine, de la de parachutistes SAS regroupant les et de choc SAS. : création de la en France. janvier 1948 : la DBCCP devient la demi-brigade coloniale de commandos parachutistes (comprenant le BCCP SAS et le BCCP). , la demi-brigade devient la demi-brigade coloniale de commandos parachutistes ( DBCCP) en Indochine. : la devient brigade de parachutistes coloniaux (BPC).
Après l'Indochine La brigade : la BPC devient brigade école des parachutistes coloniaux (BEPC). : la BEPC devient brigade de parachutistes d'outre-mer (BPOM). : la BPOM devient Brigade parachutiste d'infanterie de marine (BPIMa). : dissolution de la BPIMa. Le régiment : création du centre d'instruction du de parachutistes d'infanterie de marine à Bayonne. : de parachutistes d'infanterie de marine, une partie du régiment (le GO) est affecté aux missions spéciales jusqu'en 1981.
Historique des garnisons, campagnes et batailles vignette|Membres de la compagnie de chasseurs parachutistes (SAS français) en Tunisie, en 1943. Héritier de la coloniale de commandos parachutistes dont les origines remontent à la Seconde Guerre mondiale. Sous l'impulsion du capitaine Georges Bergé, la de l'air est créé en Angleterre le , avec les unités de parachutistes du Special Air Service (SAS) (1 CCP/SAS créé en 1941 en Écosse). Cette compagnie est engagée de 1942 à 1944 en Crète, Libye, Tunisie, Bretagne, Belgique, Pays-Bas, lors de la bataille des Ardennes puis en Allemagne. La compagnie est ensuite dissoute puis nommée demi-brigade de parachutistes SAS de 1946 à 1949, puis coloniale de commandos parachutistes de 1949 à 1955 en Indochine, Hanoi, Nam Định, Plaine des Joncs, Dong Khê, Hoa-Binh, Cao Bằng, Tu-Le, Nasam, Lạng Sơn, Ðiện Biên Phủ, puis BPC en Algérie de 1955 à 1958 Suez, Bizerte, la BCCP dissoute et renommée de 1959 à 1960 GIBPOM puis en 1960 BPCIMa et renommée en 1962 RPIMa qui a la garde de l'emblème de la 1/2 Brigade SAS.
Garnisons successives : Ringway (Angleterre) ; 1941 : garnison à Beyrouth puis à Damas ; 1942 : garnison à Kibrit sur le canal de Suez ; 1943 : garnison à Camberley (Royaume-Uni) ; Après la guerre retour de la garnison en France ; 1960 : création du RPIMa et garnison à Bayonne.
Seconde Guerre mondiale : création et entraînement à Ringway (Angleterre) ; : opération Savanna, première opération des FFL en France (objectifs directs de la mission ont été abandonnés, Bretagne) ; : opération Joséphine B (destruction de six transformateurs de la centrale électrique de Pessac) ; Division en une section affectée au service action militaire du BCRA, et deux sections envoyées au Moyen-Orient ; right|130px|thumb|Équipement parachutiste : embarquement pour le Moyen-Orient, puis garnison à Beyrouth, puis à Damas ; : la section est rattachée aux SAS de David Stirling et prend sa garnison à sur le canal de Suez ; juin 1942 : les SAS français détruisent allemands en Crète, puis attaquent les aérodromes de Matouba-Derna, Benina, Barce et Benghazi sur le front libyen ; : opérations en Cyrénaïque ; janvier 1943 : harcèlement des arrières allemands en Tunisie ; Printemps 1943 : repos et entraînement à Camberley (Angleterre) ; Début 1944 : entraînement des SAS français en Écosse ; Nuit du 5 au : parachutage en Bretagne, FFL en (deux sur Plumelec, deux sur Duault). Un mort au combat à Plumelec le à , le caporal Emile Bouétard, probable du Débarquement ; : combats du maquis de Saint-Marcel, Morbihan et du maquis de Duault, Côtes-d'Armor ; le bataillon (450 parachutés), avec les FFI ( au total) et des Jedburghs, retiennent en Bretagne (qui ne peuvent rejoindre la Normandie), et opère sa jonction avec deux divisions de l'armée de George Patton le ; : raids jusqu'à Bordeaux, Périgueux (équipés de jeeps avec mitrailleuses Vickers montées sur affût-pied), sur la rive droite de la Loire. Des SAS participent aussi à la libération de Paris ; : une compagnie fait allemands ; Automne : repos en Champagne ; : les deux régiments de SAS français défilent sur les Champs-Élysées à Paris devant le général de Gaulle et le Premier ministre britannique Winston Churchill, après que le a été fait Compagnon de la Libération ; : renfort lors de la bataille des Ardennes ; : regroupement en Angleterre ; Nuit du 7 au : opération Amherst, parachutage aux Pays-Bas. Combats jusqu'au 18.
Guerre d'Indochine Après un premier séjour de deux ans, le devenu en 1951 le quitte l'Indochine le .
Le revient en Indochine en août 1953. En , il participe à l'opération Castor (occupation de Diên Biên Phù). En , il est envoyé à Seno au Moyen Laos pour contrer l'offensive Việt Minh dans la région. Début mai 1954, la situation à Diên Biên Phù semble désespérée. Le bataillon est largué sur le camp retranché par petits détachements de la taille d'une compagnie : une compagnie dans la nuit du au , dans la nuit du 5 au . Ce seront les derniers renforts envoyés à Diên Biên Phù avant la fin de la résistance du camp le .
Guerre d'Algérie
Depuis 1960 Le , le de parachutistes d'infanterie de marine (CI/) est créé à Bayonne. Il est l'unité d'instruction des engagés parachutistes. Avec la professionnalisation des régiments parachutistes, ceux-ci prennent en main la formation de leur personnel. Le mute en s'orientant vers le renseignement et l'action.
En 1976 est créé le Groupement Opérationnel (GO) comptant environ et sous-officiers. qui est employé en renfort et sous les ordres du service Action du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, services spéciaux français). Le GO participe notamment à l'assistance au régime zaïrois contre une rébellion en 1977. et à l'opération Caban (renversement de Bokassa en Centrafrique en 1979). Il est dissous en 1981 car l'opération Caban n'a pas donnée satisfaction (source ?). Ce qui mènera à la remonté en puissance de la Division Action du SDECE et la recréation du RPC.
Le se recentre sur des missions moins secrètes, en regroupant les détachements d'assistance opérationnelle (DAO) qui assistent des forces alliées notamment en Afrique. Il se spécialise par ailleurs comme unité de recherche humaine (reconnaissance) en fournissant des unités de recherche de corps d'armée (URCA) aux corps d'armée (le ayant le même rôle au niveau de la ). Il assure également l'entraînement tactique des commandos de recherche et d'action dans la profondeur (CRAP) de la parachutiste. Le participe à l'opération Manta au Tchad à partir de 1983 et à l'opération Oside aux Comores en 1989Jacques Rosier et Étienne Leclère (dir.), Les Forces spéciales françaises dans la guerre du Golfe 1991, ..
Pendant la guerre du Golfe (1991), trois détachements du sont engagés indépendamment dans la division Daguet : un détachement de liaison et de protection rapprochée auprès du général Michel Roquejeoffre à Riyad ; le commando parachutiste (GCP) formé d'un élément de commandement et de quatre équipes du et de six équipes CRAP fournies par les autres régiments de la parachutiste. Deux parachutistes du sont tués et une dizaine blessés - dont le commandant du régiment - par l'explosion de sous-munitions non-détonées dans le fort d'As Salman le ; un second groupement formé de trois équipes du et cinq équipes CRAP d'autres régiments parachutistes pour la reprise de l'ambassade de France à Koweït City le .
En 1992, le est affecté pour emploi au commandement des opérations spéciales (COS) nouvellement créé. Il est déployé la même année au Rwanda. En 1997, il quitte la parachutiste pour intégrer le groupement spécial autonome (GSA)Jacques Rosier et Étienne Leclère (dir.), Les Forces spéciales françaises dans la guerre du Golfe 1991, passim., qui est devenu le commandement des forces spéciales terre (COM FST).
Depuis cette date, le régiment participera aux différentes opérations menées par le COS et l'armée française. Parmi elles, on peut citer les interventions au Rwanda, dans les Balkans (en 1995 et 1999 pour capturer des criminels de guerre), l'Afghanistan (opération Arès) ou encore le Sahel avec en point d'orgue l'opération Serval au Mali. Durant ces actions, le mettra en œuvre bon nombre de ses compétences : libération d'otages, évacuation de ressortissants, patrouilles longue distance....
Morts du régiment en missions et opérations extérieures depuis 1981 La liste débute en 1981, année de restructuration du où il cesse de dépendre pour emploi du SDECEPatrick Manificat, Les centurions d'Alexandre , ..
+GradeNomAnnée du décèsOpération extérieureChef de bataillonPaul Rhodes1985LibanCaporalPascal Pouillard1988Côte d'IvoireSergent-chefBertrand Rameau1990ComoresSergentYves Schmitt1991IrakCaporal-chefÉric Cordier1991IrakSergent-chefDamien Guiard1994BurundiCaporalMurat Yagci2004AfghanistanSergent-chefÉric Bury2005Côte d'IvoireSergent-chefSylvain Lantenois2005Côte d'IvoireCaporal-chefCédric Crupel2005AfghanistanAdjudant-chefJoël Gazeau2006AfghanistanCaporal-chefDavid Poulain2006AfghanistanAdjudantGilles Polin2008SoudanSergentStéphane Duval2013Mali
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