Lieuvillers est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France. Géographie Localisation Lieuvillers est une commune située à 69 km au nord de Paris, 30 km à l'est de Beauvais, 25 km à l'ouest de Compiègne et à 49 km au sud d'Amiens..

Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, dans la zone d'emploi de Creil et dans le bassin de vie de Saint-Just-en-Chaussée.

Communes limitrophes

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Le territoire de Lieuvillers offre l'aspect d'un vaste plateau ondulé, partie intégrante du plateau Picard où se situe le point culminant de la commune, au nord à d'altitude.

Il est entaillé de quelques vallées sèches tel la vallée des Frénaux, le fond de la Payelle au nord ainsi que la fosse Mayard et le fond des Nœuds à l'est s'orientant vers le bassin versant de l'Aronde. La vallée des Serans au sud-ouest se dirige quant à elle vers la vallée de l'Arré.

Le point le plus bas de la commune se situe dans le fond des Nœuds à au-dessus du niveau de la mer. Le village est construit entre 120 et 130 mètres et la coopérative agricole à 116 mètres..

Hydrographie vignette|redresse=1.42|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LieuvillersLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.

La commune de Lieuvillers, située à cheval sur les bassins versants de l'Aronde et de l'Arré n'est traversée par aucun cours d'eau permanent. Les vallées sèches sont alimentées par les ruissellements durant les pluies. Les zones les plus basses du territoire sont situées au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Godenvillers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages Les seuls espaces boisé subsistants sont les bois de Lieuvillers, au nord-est et de vallée des Serans au sud-ouest totalisant 25 hectares..

Urbanisme Typologie Au , Lieuvillers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,3 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (94,3 %), zones urbanisées (5,7 %)..

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 281, alors qu'il était de 258 en 2016 et de 249 en 2011..

Parmi ces logements, 95,3 % étaient des résidences principales, 0,4 % des résidences secondaires et 4,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 7,1 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lieuvillers en 2021 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,4 %) par rapport au département (2,4 %) et à la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Lieuvillers en 2021. Typologie Lieuvillers. Oise. France entière. Résidences principales (en %)95,390,582,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,42,49,7 Logements vacants (en %)4,478,1

Voies de communications et transports La RD 916, ancienne route nationale 16 de Paris à Dunkerque par Amiens longe une partie de la limite communale sud-ouest.

La commune est desservie par quatre routes départementales : les RD 47, la RD 101, la RD 127 et la RD 571. La courte route départementale 571 se détache de la D 916 au niveau de Valescourt, constitue la Grande-Rue d'ouest en d'est, voie principale du chef-lieu. Elle se termine au niveau de la rue du 134e-Bataillon-de-Chars. Cette constitue D 127, axe nord-sud reliant Fitz-James à Montiers. La D 47 se détache de la D 127 au nord du village en se dirigeant vers Rocquencourt. La D 101, de Bulles à Estrées-Saint-Denis croise la D 571 à l'ouest de la commune.

La station de chemin de fer la plus proche est la gare de Saint-Rémy-en-l'Eau à à l'ouest sur la ligne Paris - Amiens. La gare de Saint-Just-en-Chaussée, davantage desservie, se trouve à au nord-ouest sur la même ligne.

La commune est desservie, en 2023, par les lignes 683, 6304 et 6342 du réseau interurbain de l'Oise.. La commune fait partie du réseau TADAM, service de transport collectif à la demande, mis en place à titre expérimental par la communauté de communes du Plateau Picard. Elle est reliée à l'un des 8 points de destination situés à Saint-Just-en-Chaussée, Maignelay-Montigny, La Neuville-Roy et Tricot au départ des 98 points d'origine du territoire.. Une navette de regroupement pédagogique intercommunal (ligne 6803) relie le village aux communes voisines de Cernoy, Noroy, Angivillers, Erquinvillers et Cuignières.

Énergie Le parc éolien de Bois-Hubert, géré par la Compagnie du vent, se trouve sur le territoire communal..

Un projet de méthaniseur, évoqué en 2021 près de l'ancienne ferme de la Folie., est en service.

Risques naturels et technologiques

La commune se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire faiblement exposée aux risques de tremblement de terre..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes in Leovillari (1195) ; Lieuviller (1200) ; Lieviller (1213) ; Lieviler (1213) ; Liouviler (1238) ; Liuviller (1256) ; Lieuviler (1258) ; Drieus de Lieuviller (1271) ; Liuviler (1289) ; Leuviller (1292) ; la ville de Lieuvillé (1311) ; in villa de Loco villari (1311) ; de Locovillare (1330) ; Liuvillier (1372) ; eccl. de Locovillari (XVe) ; Lieviller (1419) ; Lieuvillers lez Montdidier (1462) ; Lyeuviller (1536) ; Lieuvillé (1550) ; Lievillé (XVIe) ; Lienviller (1667) ; Lieuvillers (1840)..

Histoire

Antiquité À l'époque gallo-romaine une voie romaine traverse la partie ouest du village. Des traces d'occupation ont été révélées en 1654 dans les fondations d'un vieux bâtiment de petites statues de Cérès (déesse de l'agriculture selon la mythologie romaine).

Moyen Âge De nombreuses histoires locales évoquent les exactions et les pillages que la population a dû subir lors de l'invasion des Normands, des guerres des comtes de Flandre contre les rois de France, de la guerre de Cent Ans, des invasions bourguignonnes et espagnoles.

Temps modernes Lieuvillers possédait de nombreux souterrains dont plusieurs ont été mis au jour lors de travaux d'adduction d'eau. Ils seraient reliés au village voisin de Pronleroy et il est fort probable que les habitants y descendaient lors d'éventuelles menaces.

Époque contemporaine Les souvenirs sont plutôt faibles du passage des Cosaques en 1815 et de l'armée prussienne en 1870.

Première Guerre mondiale Durant la Première Guerre mondiale, Lieuvillers est à proximité du front (tranchées et impacts d'obus encore visibles dans le bois avoisinant) mais les dégâts matériels n'ont été que très limités.

Seconde Guerre mondiale Au cours de la bataille de France de 1940, Lieuvillers est le théâtre d'un combat de chars qui opposa le bataillon de chars français à la division de Panzer allemande, le . Le 34e bataillon est anéanti. Le 24e régiment de tirailleurs sénégalais et le régiment d'artillerie coloniale de la 4e division d'infanterie coloniale prennent la relève et décrochent vers 21 heures. Les prisonniers africains sont massacrés dans une cour de ferme par les Allemands. La rue du rappelle ce combat.

Le , six militaires alliés d'une unité anglo-franco-belge de Special Air Service, le capitaine Kirchen, le lieutenant Franck, les soldats Bouillon, Flips, Moyse et Pietquin, sont chargés, dans le cadre de l'opération Benson, de communiquer la densité du trafic routier allemand sur les axes Paris-Compiègne et Paris-Soissons. Parachutés par erreur en raison du temps déplorable entre Saint-Just-en-Chaussée et Valescourt, ils sont secourus par un habitant du village, alors occupé par l'armée allemande, puis par la résistance locale qui les héberge à la ferme de la Folie. Un combat les oppose aux soldats allemands, qui aboutit à l'incendie de la ferme. Les soldats alliés parviennent à transmettre leurs informations le , permettant ainsi aux alliés une connaissance fine du terrain. Deux stèles commémoratives le rappellent à Lieuvillers ... . Fin du En 1990, la mairie a été ravagée par un incendie qui a causé la perte de nombreux documents, cet événement marque durablement la population.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise.

Après avoir été désignée chef-lieu de canton en 1793, elle faisait partie depuis 1801 du canton de Saint-Just-en-Chaussée. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Saint-Just-en-Chaussée porté de 29 à 84 communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Oise.

Intercommunalité