Les Citadelles de Québec sont une équipe de hockey sur glace de la Ligue américaine de hockey. L'équipe est établie à Québec en 1999, en tant que club-école des Canadiens de Montréal de la Ligue nationale de hockey. Elle est la suite des Canadiens de Fredericton et évolue au Colisée Pepsi. Ils accèdent aux quarts de finale de la Coupe Calder en 2001, avant d'être éliminés en 5 matchs par les Flames de Saint-Jean. En 2002, les Citadelles déménagent à Hamilton en Ontario et fusionnent avec les Bulldogs.

Transfert de la concession de Fredericton En , le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Rick Dudley, cherche à munir son équipe d’un club-école. Il entame des discussions avec un groupe d’investisseurs de Québec, dont le représentant est Maître Jean-Paul BoilyLe Soleil, Québec, 4 décembre 1998, p. D2. Deux mois plus tard, d’autres investisseurs de Québec, représentés par l’homme d’affaires Jacques Tanguay, s’entendent avec les Canadiens de Montréal pour assurer la gestion de leur club-école. L’organisation des maritimes, les Canadiens de Fredericton, aurait subi de lourdes pertes financière au cours des deux dernières années. Les deux groupes (Boily et Tanguay) présentent donc leur projet au conseil d’administration d’ExpoCité à la fin de Le Soleil, Québec, 26 février 1999, p. D1. Le , la corporation tranche en faveur du groupe TanguayLe Soleil, Québec, 5 mars 1999, p. A1.

Les hommes d’affaires Jacques Tanguay, Michel Cadrin et Paul Delage-Roberge deviennent donc les gestionnaires d’un club de hockey indépendant affilié aux Canadiens de Montréal. Selon l’entente conclue avec l’organisation du CH, l’équipe sera composée d’une douzaine de joueurs appartenant au club montréalais et sera complétée par d’autres hockeyeurs qui seront embauchés par les dirigeants de Québec.

Lors d’une conférence de presse tenue au Colisée le , le président de la Ligue américaine de hockey, David Andrews, annonce officiellement le transfert de la concession des Canadiens de Fredericton à Québec. La nouvelle équipe portera le nom de Citadelles. Maurice Tanguay est le président et Raymond Bolduc le directeur-général. Michel Therrien, entraîneur-chef à Fredericton lors de la saison 1998-1999, conserve son posteLe Soleil, Québec, 14 avril 1999, p. D1.

Le , sur la terrasse extérieure de la Citadelle de Québec, Jacques Tanguay présente les chandails de l’équipe. Le bouc Bâtisse, la mascotte du Royal , le régiment d’infanterie des Forces armées canadiennes, qui occupe les fortifications de la Vieille capitale, a servi d’inspiration pour le logo du club. L’animal est d’ailleurs présent lors du dévoilement, tout comme Jean Béliveau, président honoraire du club, ainsi que le défenseur François Groleau, premier joueur à signer un contrat avec les CitadellesLe Soleil, Québec, 15 mai 1999, p. C1.

Saison par saison Saison 1999-2000

Signatures et camp d’entraînement Ramond Bolduc participe à se première réunion des directeurs généraux de la LAH qui a lieu à Louiseville, dans l’État du Kentucky, du 17 au . Il profite de son séjour dans le sud-est des États-Unis pour s’entendre avec les Tiger Sharks de Tallahassee, de l'East Coast Hockey League, qui deviennent alors le club-école des CitadellesLe Soleil, Québec, 20 mai 1999, p. D6.

Le , le club de Québec annonce la nomination d’Éric Lavigne au poste d’entraîneur-adjoint. Lavigne était l’entraîneur-chef des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières depuis 1996. Il rejoint ainsi Gerry Fleming, l’autre adjoint de TherrienLa Presse, Montréal, 18 juin 1999, p. S10.

De la fin juin au début septembre, les Citadelles s’entendent avec 7 joueurs. Parmi ceux-ci, on retrouve le vétéran et ancien attaquant de la LNH, Pierre Sévigny, ainsi qu’un jeune gardien de but diplômé de l’Université de Clarkson, Dan Murphy. De leur côté, les Canadiens de Montréal signent des ententes, assorties d’une clause des ligues mineures (la clause Citadelles), avec Francis Bouillon, Jesse Bélanger, Craig Darby et Dave MorissetteLe Soleil, Québec, 10 juillet 1999, p. C1

Le Soleil, Québec, 10 août 1999, p. C1

Le Soleil, Québec, 18 août 1999, p. D2.

Le camp d’entraînement du club montréalais débute le et tous les joueurs des Citadelles sont invités. Trois jours plus tard, le CH quitte Montréal afin de poursuivre son entraînement dans l’Ouest canadien. Il cède alors 31 joueurs à son club-école, dont le gardien de but Mathieu Garon qui se dit surpris d’être aussi rapidement retranchéLa Presse, Montréal, 7 septembre 1999, p. S9.

Le camp d’entraînement des Citadelles s’entame le au Colisée et 48 joueurs se présentent à Michel Therrien. Les premières séances d’exercices et de jeux simulés se font en présence de 500 amateurs. Grâce à sa vitesse, l’ailier gauche Andreï Bashkirov se démarque et s’attire les louanges de son entraîneurLe Soleil, Québec, 10 septembre 1999, p. D2.

Le premier match hors-concours des Citadelles se déroule le à l’Université du Vermont à Burlington. Les Boucs affrontent le Wolf Pack de Hartford et subissent une défaite de 4 à 3 en prolongation. Daniel Payette (un doublé) et François Sasseville ont marqué les buts de la troupe québécoiseLe Soleil, Québec, 11 septembre 1999, p. C1. De retour dans la Vieille capitale, Michel Therrien effectue ses premières coupures importantes et une vingtaine de joueurs sont remerciés. Le camp d’entraînement se poursuit et lors d’un match intra-équipe présenté aux Galeries de la Capitale, François Groleau, le premier joueur à s’être joint aux Citadelles, se blesse au genou lors d’une collision avec son coéquipier Jonathan DelisleLe Soleil, Québec, 13 septembre 1999, p. D3. Il s'absentera du jeu pendant deux mois.

Les Citadelles joue leur premier match hors-concours devant leurs partisans le . Ils remportent facilement la partie en battant le Wolf Pack de Hartford 7 à 0Le Soleil, Québec, 16 septembre 1999, p. D1. Ils remportent également les deux matchs suivants, toujours à Québec, par les marques de 3 à 1 (contre les Flames de Saint-John)Le Soleil, Québec, 21 septembre 1999, p. D1 et de 4 à 3 (contre les Maple Leafs de Saint-John’s)Le Soleil, Québec, 26 septembre 1999, p. C10. Entretemps, les Canadiens ont cédé d’autres joueurs aux Citadelles, dont Jason Ward et Alain Nasreddine. Les hommes de Michel Therrien jouent encore deux autres parties hors-concours contre les Maple Leafs et les Flames, qu’ils perdent toutefois 3 à 1 et 7 à 3Le Soleil, Québec, 28 septembre 1999, p. D1

Le Soleil, Québec, 29 septembre 1999, p. D1. Les dernières coupures sont effectués par Therrien et Montréal envoie d’autres joueurs à Québec. La saison régulière peut commencer.

Saison régulière Le premier match de l’histoire des Citadelles a lieu le au Colisée de Québec. L’alignement du club est le suivant : Les gardiens du but : Mathieu Garon, Dan Murphy (substitut) Les défenseurs : Byron Briske, Jason McBain, Alain Nasreddine, Gennady Razin, Stéphane Robidas, Simon Tremblay Les centres : Marc Beaucage, Jesse Bélanger, Stéphane Roy, Sergueï Zolthok, Les ailiers : Andreï Bashkirov, Jonathan Delisle, Darcy Harris, Dave Morissette, Oleg Petrov, Pierre Sévigny, Joël Thériault, Jason Ward

Jean Béliveau est la vedette des cérémonies d’avant-match et l’organisation retire son chandail numéro 9 qu’il portait avec la première édition des Citadelles, 50 ans auparavant. Devant près de spectateurs, le Wolf Pack de Hartford vient toutefois gâché le grand retour des Citadelles à Québec en remportant la partie 4 à 1. P.J. Stock joue un fort match pour le club-école des Rangers, bousculant l’adversaire et comptant 2 buts, dont le premier de la partie après seulement deux minutes de jeu. Les protégés de Michel Therrien paraissent nerveux et désorganisés à plusieurs occasions et des huées se font même entendre dans l’amphithéâtre. Le seul moment de réjouissance pour les partisans survient en alors que Hartford mène déjà 3 à 0. Sur une passe de Sergueï Zholtok, Jesse Bélanger marque le premier but de l’histoire des Citadelles. Mathieu Garon, accorde 3 buts sur 21 lancers, le quatrième étant inscrit dans un filet désertLe Soleil, Québec, 2 octobre 1999, p. C1.

Le , toujours au Colisée de Québec, les Citadelles remportent leur première victoire par la marque de 4 à 3 face aux Flames de Saint-John. Marc Beaucage compte deux buts et prépare celui de la victoire réussi par le défenseur Jason McBain. Ce match est marqué par de violents combats qui éclatent en deuxième période. Dave Morissette est d’ailleurs victime d’une commotion cérébrale lorsqu’il reçoit une série de coups de poing derrière la tête alors qu’il est incapable de se défendreLe Soleil, Québec, 4 octobre 1999, p. D1. Sans la présence de leur homme fort, les coéquipiers de Morissette encaissent une défaite de 4 à 1 lors de la partie suivante. D’autres huées se font entendre dans le Colisée et le nombre de spectateurs présents au match est décevant, moins de 4000 amateurs occupent les gradinsLe Soleil, Québec, 6 octobre 1999, p. D1.

Le premier match sur la route, pour la troupe de Michel Therrien, se solde par un verdict nul de 3 à 3 à Saint-John’s, Terre-NeuveLe Soleil, Québec, 9 octobre 1999, p. C1. De retour à Québec, l'entraîneur des Citadelles décide d’envoyer le gardien de but Dan Murphy dans la mêlé. Cette décision porte fruit car Murphy réalise un jeu blanc à sa première sortie. Il repousse les 35 tirs des Maple Leafs de Saint-John’s et permet aux Citadelles de remporter le match 3 à 0Le Soleil, Québec, 10 octobre 1999, p. C11. C’est d’ailleurs le début d’une séquence heureuse pour l’équipe québécoise, puisqu’elle ne subit qu’une seule défaite lors des 9 parties suivantes.

Le , le club présente une fiche de 9-2-2-1 et Pierre Sévigny est en tête des meilleurs marqueurs de la ligue avec 17 points. Les performances des gardiens de buts sont également exceptionnelles, notamment celle de Dan Murphy qui a remporté ses 4 premiers départs et qui affiche une moyenne de buts alloués de 1,41Le Soleil, Québec, novembre 1999, p. D1.

Les Citadelles présentent leur capitaine le . Les joueurs, entraîneurs, thérapeutes, soigneurs, ainsi que le directeur-gérant, ont élu l’Américain Jason McBain. Il sera secondé par Pierre Sévigny et Alain Nasreddine. La nomination de McBain arrive au même moment que les rappels de Bélanger et de Petrov par les CanadiensLe Soleil, Québec, 3 novembre 1999, p. D3. Le grand club n’a que 3 victoires en 15 matchs depuis le début de la saison et plusieurs joueurs sont blessés. Amputés de deux de leurs meilleurs attaquants, les Citadelles subissent 3 défaites lors des 5 matchs suivants.

Toutefois, ce n’est pas la fiche du club québécois qui attire l’attention, mais bien son incapacité à attirer des spectateurs. Au début de novembre, à peine 3500 amateurs se présentent en moyenne aux matchs des Citadelles, alors que leurs petits frères, les Remparts, attirent régulièrement des foules de plus 4000 spectateurs. Déçu de cette impopularité, le défenseur Alain Nasreddine finit par déclarer aux journalistes qu’ « il n’y a pas de plaisir à jouer à Québec »Le Soleil, Québec, 15 novembre 1999, p. D3.Le lendemain, le directeur-gérant Raymond Bolduc affirme comprendre les joueurs déçus par les faibles assistances, mais demande à ces derniers de faire leur travail sans rechigner. Il croit que les gens finiront par se présenter aux Colisée si le club continue de gagnerLe Soleil, Québec, 16 novembre 1999, p. D3.