La CC 10002 est un prototype de locomotive électrique de la SNCF fonctionnant sous une tension d'alimentation de en courant alternatif monophasé .

Issue de la transformation de la BB 16655 au début des années 1960, elle est destinée à la mise au point d'un bogie léger de type C monomoteur (trois essieux moteurs entraînés par l'unique moteur du bogie par un train d'engrenages), utilisé sur une série de locomotives Diesel-électriques finlandaises puis par la suite sur les CC 40100, CC 72000, CC 6500 et CC 21000 de la SNCF. À la fin de sa campagne d'essais, elle est remise au type en 1970.

Genèse du prototype vignette|gauche|Locomotive Dr13 des chemins de fer finlandais. La doit servir à tester sur une locomotive électrique un modèle de bogie léger, monomoteur, à trois essieux à empattement réduit, équipant dans un premier temps les locomotives Diesel-électriques que les chemins de fer finlandais ont commandées à Alsthom en et qui sont livrées à partir de 1962..

La , en cours de construction en 1961 dans l'usine Alsthom de Belfort et dernier exemplaire de la première tranche de locomotives commandées par la SNCF, est modifiée à la hâte pour répondre à ce besoin.

Caractéristiques Le bogie de type C qui équipe la est directement dérivé de celui des ; son empattement est très court puisqu'il n'est que de . Par rapport aux , le diamètre des roues passe de . Comme sur ces dernières locomotives, les bogies disposent d'un double rapport de réduction et d'un point mort mais les vitesses maximales sont de en régime marchandises et en régime voyageurs. Si les bogies sont de conception différente dans leur partie mécanique, les moteurs de traction ainsi que toute la chaîne électrique de la locomotive sont semblables à ceux des et la affiche la même puissance continue de .

Outre ses bogies à trois essieux, la se distingue extérieurement des par une caisse plus longue ( au lieu de ) et des jupes dissimulant les bogies. La masse est portée de . L'esthétique générale de la locomotive reste toutefois la même et la livrée est celle des sortant à cette époque : caisse vert bleuté foncé avec un bandeau vert celtique et des motifs blanc cassé sur les faces frontales..

La locomotive est équipée des câblages et connexions nécessaires au fonctionnement en réversibilité et au transfert des informations techniques à une voiture laboratoire pendant les marches d'essais.

Carrière et service Mise en service en au dépôt de La Chapelle, la effectue de nombreux parcours d'essais entre Paris et Creil, entre Strasbourg et Mulhouse et entre Strasbourg et Sarrebourg où elle tracte des rapides comme de lourds trains de marchandises ; les qualités de stabilité de la locomotive sont ainsi mises en évidence, même à . La configuration CC alliée à une masse relativement modérée permet de ne pas dépasser une charge de par essieu, autorisant la locomotive à circuler sur de nombreuses lignes de la SNCF.

La termine sa campagne d'essais en 1969 après avoir parcouru plus de . Elle est alors officiellement radiée des effectifs mais prend le chemin des ateliers SNCF d'Hellemmes où elle est remise au type . Réinsérée en dans la série sous le numéro qu'elle aurait dû recevoir à l'origine et affectée brièvement à Lens avant de passer à La Villette., elle est réformée en à Lens où elle était revenue depuis plusieurs années.

En définitive, l'expérience acquise avec la trouve un important développement à la SNCF, puisque les bogies des CC 6500, CC 21000, CC 40100 (locomotives électriques) et CC 72000 (locomotives Diesel) sont dérivés de ce modèle. Il en est de même pour les deux prototypes Diesel CC 70000.

+ État du matériel au BB d'origine Date de mise en service Date de radiation Livrée Dépôts remise au typeBB 166551969VerteLa ChapelleBB 16655

Modélisme

Cette locomotive a été reproduite en HO par l'artisan Amf87 (transkit avec caisse en résine à monter sur un châssis du commerce).

Références

Voir aussi Bibliographie

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Articles connexes Matériel moteur de la SNCF

10002 10002 Catégorie:Matériel moteur hors service de la SNCF