Le château de Robert le Diable est un ancien château fort, de la fin du , aujourd'hui en ruine, dont les vestiges se dressent sur le territoire de la commune de Moulineaux en Normandie.
Localisation Les vestiges du château sont situés, dans les bois, à , au sud-ouest de l'église Saint-Jacques-le-Majeur de Moulineaux, en bordure de l'autoroute A13, dans le département français de la Seine-Maritime.
Il est situé sur une falaise qui domine de très haut, en rive gauche de la Seine, en aval de Rouen, et d'où la vue s'étend sur toute la région rouennaise, ce qui en faisait une position particulièrement stratégique. Posté en vigie, il pouvait surveiller les deux branches d'une boucle de la Seine..
Historique Le château, qui remonte à la période des ducs de Normandie, tire son nom de Robert le Diable qui, selon les auteurs, désigne soit Robert II de Bellême, soit Robert le Magnifique, duc de Normandie et père de Guillaume le Conquérant, sans que des preuves de sa construction par ce personnage existent. La construction du lieu lui est en effet attribuée par une légende localeÉlisabeth Robert-Barzman, « Les châteaux de Robert le Diable : les résidences aristocratiques en Normandie au début du », in La Légende de Robert le diable du Moyen Âge au , dir. Laurence Mathey-Maille et Huguette Legros, Orléans, Paradigme (« Medievalia » 75), 2010, 305 p.. Selon André Davy, le château doit son nom « Le Diable » à un comte de Moulineaux, du , Robert, fils du duc Aubert, qui occupa le château..
Jean sans Terre aurait construit ou agrandi le château de 1200 à 1203..
Le , , à la suite d'un accord passé avec le roi de France , doit entre autres restituer les châteaux de Moulineaux, de Hambye et le « fort de Bricquebec »..
Ses fossés ont été en grande partie comblés en 1855.
En , le nom de château Robert reste dans les mémoires à cause des pertes en vie parmi les rangs des gardes mobiles de l'Ardèche qui ont combattu dans les parages de Moulineaux et de Maison-Brûlée..
Le château est en partie reconstruit entre 1903 et 1905 par Lucien Lefort, élève de Viollet-le-Duc, à la demande du propriétaire de l'époque Oscar Cosserat. Le château est par la suite classé au titre des sites classés à la demande d'un des fils Cosserat, MauriceDossier de presse, CREA, 19 septembre 2013 ..
Encore à moitié ruiné, il a été racheté, restauré et aménagé dans les par Roger Parment, alors maire de Moulineaux, avec des souvenirs divers ainsi que des scènes reconstituées de l'histoire locale et de la vie au Moyen Âge avec des personnages grandeur nature. Un bâtiment de style norvégien abritait jusqu'à peu une reconstitution de bateau viking.
Visitable jusqu'en 2003, il accueillait dans les près de par an. Depuis, son accès est interdit et le drapeau normand situé sur la tour principale a été ramené. Quatre ans passent, nécessaires au transfert du bien de la famille Cosserat à la collectivité publique.
Le , un incendie détruit les planchers de la tour nord dite « de Rouen ». Le château est racheté par la Communauté de l'agglomération rouennaise.
Un programme d'aménagement de a été lancé par l'agglomération de Rouen pour rouvrir au public les abords du château« La Beauté du Diable », dans Agglo Mag, , septembre 2007.. Les douves et la cour sont actuellement ouvertes au public.
Galerie
Protections . de . L'édifice figure depuis 1987 à l'Inventaire général du patrimoine culturel..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie . Christian Delabos, « Les capitaines et les garnisons de Moulineaux au Moyen-âge », Bulletin de la Société de l'histoire d'Elbeuf, , , . lire en ligne. . . Charles Nodier, « Le Château de Robert-le-Diable », dans Jean-Baptiste-Augustin Soulié, Keepsake français, ou Souvenir de littérature contemporaine, Paris, Giralson-Bovinet, 1830, . .
Articles connexes Liste des châteaux et manoirs de la Seine-Maritime Moulineaux
Liens externes
Robert le Diable Robert le Diable Catégorie:Patrimoine du XIIIe siècle Robert Catégorie:Site classé ou inscrit dans la Seine-Maritime Catégorie:Seine-Maritime au Moyen Âge Catégorie:Château fort du haut Moyen Âge