Sanghen est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Sanghinois. Sa population est de au recensement de . La commune est membre de la communauté de communes Pays d'Opale.

Située dans le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, la commune s'inscrit à la jonction des « paysages boulonnais » et des « paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.

Géographie Localisation Localisée dans le nord du département du Pas-de-Calais, Sanghen est une commune située, à vol d'oiseau, à au sud de la commune de Guînes et à au sud de la commune de Calais (chef-lieu d'arrondissement)..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Il est traversé par trois petits cours d'eau : la Licques, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune et se jette dans la Hem ou Tiret, au niveau de la commune de Clerques, la Lincques, d'une longueur de . et la Lincques, d'une longueur de ..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de SanghenLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Paysages

La commune s'inscrit à la jonction de deux paysages régionaux tels qu’ils sont définis dans l’atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d’interface. Ces grandes familles de paysages comprennent .. : les « paysages boulonnais » qui concernent , se délimitent : au nord, par les paysages des coteaux calaisiens et du Pays de Licques, à l’est, par le paysage du Haut pays d'Artois, et au sud, par les paysages Montreuillois..

Ces paysages, constitués d'une boutonnière bordée d'une cuesta définissant un pays d'enclosure, sont essentiellement un paysage bocager composé de de son sol en herbe ou en forêt et de en herbage, avec, dans le sud et l'est, trois grandes forêts, celle de Boulogne, d'Hardelot et de Desvres et, au nord, le bassin de carrière avec l'extraction de la pierre de Marquise depuis le Moyen Âge et de la pierre marbrière dont l'extraction s'est développée au .

La boutonnière est formée de trois ensembles écopaysagers : le plateau calcaire d'Artois qui forme le haut Boulonnais, la boutonnière qui forme la cuvette du bas Boulonnais et la cuesta formée d'escarpements calcaires.

Dans ces paysages, on distingue trois entités : les vastes champs ouverts du Haut Boulonnais ; le bocage humide dans le Bas Boulonnais ; la couronne de la cuesta avec son dénivelé important et son caractère boisé ; les « paysages des coteaux calaisiens et du pays de Licques » concernent du Pas-de-Calais. Ces paysages s'étendent sur environ de long (est-ouest) et de large (nord-sud) et présentent deux sous-ensembles : les coteaux calaisiens au nord et le pays de Licques au sud. Les altitudes de ces paysages varient de dans le Pays de Licques, à dans l’ouest des coteaux Calaisiens, près de Guînes, et à dans l'est, près d'Audruicq..

Ces paysages recouvrent trois entités écopaysagères : les collines guînoises qui constituent le rebord septentrional de l'Artois, l'entité de Bredenarde qui appartient à la plaine maritime flamande, et la cuvette de Licques. Ils sont constitués de 59,70 % de cultures, de 17,30 % de forêts, de 15,11 % de prairies naturelles, permanentes, de 7,45 % d'espaces artificialisés, avec les quatre principales communes que sont Audruicq, Ardres, Guînes et Licques, de 0,27 % d'industries, et de 0,18 % de cours d'eau et plan d'eau.

Les éléments structurants de ces paysages sont la LGV Nord et l'A26, la rivière la Hem qui coule du sud vers le nord-est, les escarpements sur les coteaux du Calaisis et autour du pays de Licques et, d'ouest en est, les différents boisements comme la forêt de Guînes, le bois de l'Abbaye, la forêt de Tournehem et une partie de la forêt d'Éperlecques.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Licques à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée..

Dans ce cadre, la commune fait partie de deux espaces protégés : le parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, d’une superficie de réparties sur , géré par le syndicat mixte d'aménagement et de gestion du parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale. ; le ventus d Alembon, d’une superficie de . Terrain géré (location, convention de gestion) par le Conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal comprend trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. : la couronne boisée au nord de Licques. Cette ZNIEFF boisée marque la partie nord de la cuesta du pays de Licques, dernier contrefort des collines crayeuses de l’Artois avant la plaine maritime flamande. ; le bois de Haut, bois de l'Enclos et coteaux adjacents. Cette ZNIEFF est situé sur l’escarpement crayeux du Haut-Boulonnais. ; le mont d'Eclémy, d’une superficie de et d'une altitude variant de . Ce site, qui marque la deuxième côte de la boutonnière du Pays de Licques, est formé d’un coteau crayeux pentu..

et une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : la boutonnière de pays de Licques. Cette ZNIEFF, de , s'étend sur ..

Site Natura 2000

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des directives « habitats » et « oiseaux ». Ce réseau est constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles..

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : les pelouses et bois neutrocalcicoles des cuestas du Boulonnais et du Pays de Licques et la forêt de Guines..

Urbanisme Typologie Au , Sanghen est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66 %), prairies (22,9 %), forêts (5,9 %), zones urbanisées (5,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Sauvinghehem, Sanninghehem en 1084 ; Saningehem en 1102 ; Sauningahem, Sawingahem, Savingahem en 1114 ; Zawinghem, Sainghem en 1127 ; Savinguehen en 1164 ; Sanningehem en 1170 ; Singnegehem en 1174 ; Savinghem en 1202 ; Sawingehem, Sawinghem en 1227 ; Sanghem en 1289 ; Saongehem au ), Sawinghen en 1307 ; Zawinghen en 1312 ; Sanghehem vers 1400 ; Sanguehen, Sangheem au ; Sanguen en 1559. ; Sanghen en 1793 et depuis 1801.

Selon le toponymiste Ernest Nègre, le toponyme viendrait de l'anthroponyme germanique Savo suivi du suffixe -ingen + heimErnest Nègre - Toponymie générale de la France, Volume 2, signifiant « demeure du peuple de Savo ».

La forme flamande est ZangemCentre de Recherche généalogique Flandre-Artois.

Histoire En 1202, Hugues de Sawinghem est cité dans un acte : il cède un bien à l'abbaye Saint-Médard d'Andres, sous le contrôle du comte de Guînes Baudouin II de GuînesAlphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome III, Année 1202. Les comtes de Guînes avaient des droits sur la terre de Sauvinghen : en 1228, l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer déclare avoir reçu du comte Baudouin III de Guînes ses droits sur cette terre (sauf le droit de juger les criminels) et en récompense annoncent qu'ils vont l'associer à leurs prières (prier pour lui)A. Wauters, , Tome III, Année 1226.

Chaque année, la paroisse élisait une reine vierge, chargée de l'entretien de l'église. La tradition a disparu avec la disparition des vierges et des prêtres qui présidaient l'élection.

Politique et administration Découpage territorial

La commune se trouve dans l'arrondissement de Calais du département du Pas-de-Calais.

Commune et intercommunalités

La commune est membre de la communauté de communes Pays d'Opale qui regroupe communes et compte en .