Jean Mistler, né le à Sorèze (Tarn) et mort le à Thiais (Val-de-Marne), est un diplomate, écrivain et homme politique français, maire, député et plusieurs fois ministre, également secrétaire perpétuel de l'Académie française.
Biographie thumb|left|upright|Maison de Jean Mistler à Sorèze. thumb|left|upright|Jean Mistler et le sculpteur Pierre-Marie Poisson devant le nouveau buste de Marianne (1933). Après sa scolarité à l'abbaye-école de Sorèze, Jean Mistler, issu par son père – dont le grand-père Jean-Baptiste Mistler (1802-1872) fut médecin cantonal et chirurgien à l'hôpital de Sélestat – d’une famille ayant quitté l'Alsace en 1871, prépare le concours de l'École normale supérieure au lycée Henri-IV, où il a comme professeur de philosophie Alain. Mobilisé dans l'artillerie en 1916, il retire de la guerre de solides convictions pacifistes. Il est admis à l'École normale en 1919, et est reçu premier à l'agrégation de lettres l'année suivante.
Plutôt que d'enseigner, il choisit de postuler au ministère des Affaires étrangères pour une affectation à l'étranger. Il est nommé à la légation de France en Hongrie, faisant fonction d'attaché culturel en même temps qu'il enseigne à l'université de Budapest. En 1925, il est intégré au Quai d'Orsay (Service des œuvres), où il succède à Paul Morand.
Il entame une carrière politique à partir de 1928, quand il est élu député de l'Aude sous l'étiquette radical-socialiste. Il sera sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts et plusieurs fois ministre à partir de 1932. En 1934, alors qu'il est ministre des PTT dans le gouvernement Albert Sarraut, ce mélomane averti crée l'Orchestre national de la Radiodiffusion française, ancêtre de l'Orchestre national de France.De 1935 à 1942, il sera maire de Castelnaudary. À partir de 1936, il préside la commission des Affaires étrangères.
Parallèlement à ses activités politiques, Jean Mistler avait commencé une carrière d'écrivain avec la publication de Châteaux en Bavière (1925) et d' Ethelka (1929).
Le 10 juillet 1940, c'est lui qui, en qualité de président de la commission du suffrage universel à la Chambre des députés, présente à l'Assemblée nationale réunie à Vichy l'article unique confiant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain aux fins de préparer un nouveau projet de constitution. Cela lui vaudra, à la Libération, d'être appelé « le naufrageur de la République ».
Sous l'Occupation, il est membre du Conseil national instauré par Vichy.
À la Libération, après avoir occupé, comme une pénitence, un poste de codirecteur aux Éditions du Rocher, il devient secrétaire général puis président de la Maison du livre français (laquelle dépendait du ministère des Affaires étrangères) et enfin, de 1964 à 1969, directeur du département de littérature générale de la Librairie Hachette. Parallèlement à ces activités, Jean Mistler donne régulièrement des chroniques de critique littéraire ou musicale à L'Aurore.
Il appartient au comité de patronage de Nouvelle École..
Académie française Jean Mistler est élu le à l'Académie française au fauteuil de Robert d'Harcourt. Il y est reçu le par Marcel Brion. Il en est élu secrétaire perpétuel le après la démission de Maurice Genevoix et occupera ces fonctions jusqu'à sa démission pour raisons de santé le .
Mort Jean Mistler meurt le à Thiais et est inhumé dans sa ville natale, à Sorèze dans le caveau de la famille d'Auriol, où repose également son épouse, décédée peu après lui.
Famille Jean Mistler est le père de Marie-Dominique Lancelot, épouse de Michel Lancelothttps://archive.wikiwix.com/cache/page.php?a=17899553351&b=1248263579&url=http%3A%2F%2Fdocuments.irevues.inist.fr%2Fbitstream%2Fhandle%2F2042%2F28320%2F2008_HS_107.pdf%3Fsequence%3D1., dite « Charlotte Matzneff »..
Œuvres
Récompenses et distinctions
sans cadre|50x50px Grand officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne
1974. Prix Saint-Simon 1984.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Ithier de Fougerolle, « Jean Mistler », dans Dictionnaire des ministres de 1789 à 1989, sous la direction de Benoît Yvert, Paris, Perrin, 1990 . Joë Bousquet, Lettres à Stéphane et à Jean (préface de René Nelli), A. Michel, Paris, 1975, 174 p. .
Liens externes
Catégorie:Naissance à Sorèze Catégorie:Ministre de la Troisième République Catégorie:Sous-secrétaire d'État français Catégorie:Ministre français des Postes et Télécommunications Catégorie:Ministre français du Commerce Catégorie:Maire de l'Aude Catégorie:Maire de Castelnaudary Catégorie:Député de l'Aude (Troisième République) Catégorie:Député de la quatorzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quinzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la seizième législature de la Troisième République Catégorie:Personnalité du Parti républicain radical et radical-socialiste Catégorie:Écrivain français du XXe siècle Catégorie:Essayiste français du XXe siècle Catégorie:Auteur publié par les éditions Calmann-Lévy Catégorie:Auteur publié par les éditions Gallimard Catégorie:Auteur publié par les éditions Hachette Catégorie:Auteur publié par les éditions du Rocher Catégorie:Auteur publié par les éditions Albin Michel Catégorie:Auteur publié par les éditions Grasset Catégorie:Auteur publié par les éditions Fayard Catégorie:Secrétaire perpétuel de l'Académie française Catégorie:Membre de la commission du Dictionnaire de l'Académie française Catégorie:Agrégé de lettres Catégorie:E. T. A. Hoffmann Catégorie:Membre du Conseil national (régime de Vichy) Catégorie:Récipiendaire de la grande médaille d'or de la Société d'encouragement au progrès Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Élève du lycée Henri-IV au XXe siècle Catégorie:Élève de l'abbaye-école de Sorèze Catégorie:Personnalité inhumée dans le Tarn Catégorie:Naissance en septembre 1897 Catégorie:Décès en novembre 1988 Catégorie:Décès à Thiais Catégorie:Décès à 91 ans