vignette|Un groupe de trois guichets automatiques de la Banque royale du Canada à Montréal. vignette|redresse|Logo des guichets automatiques bancaires de La Banque postale (France) en 2005.

Un guichet automatique bancaire (GAB) en France et au Canada, aussi guichet automatique (GA), bancomat en Suisse et en Vallée d'AosteBancomat - Torgnon, Bancontact (ou MisterCash) en Belgique, gabier à La Réunion, est un appareil électronique et électromécanique permettant d'effectuer des transactions bancaires en libre-service. Différents modèles de permettent de faire des retraits, acceptent des dépôts en espèces ou par chèque, ordonnent des transferts de fonds, impriment des mises à jour de carnets de chèques, augmentent le montant d'une carte d'appel téléphonique voire vendent des timbres-poste. En Suisse, en Espagne, au Portugal (réseau Multibanco) et au Canada, il est aussi possible de régler certaines factures via un .

Le est une extension du distributeur automatique de billets (), qui est un simplifié ne permettant que les retraits.

Les permettent l'authentification sécurisée des porteurs de cartes grâce au numéro d'identification personnel (), souvent désigné par sa traduction en anglais Personal Identification Number ().

La grande majorité, si ce n’est l’ensemble des permettent de changer le et reconnaissent les cartes à puce

En Suisse, le terme bancomat fait référence à tous les appareils des établissements bancaires, alors que le terme postomat fait référence uniquement aux appareils de PostFinance.

Historique thumb|Reportage de 1969 sur ABC présentant les premiers distributeurs automatiques de billets à Sydney, en Australie. Les gens ne pouvaient retirer que à la fois avec une carte magnétique à usage unique.

La société suédoise Metior est, dès 1964, la première société au monde à fabriquer des distributeurs automatiques de billets de banque, reliés entre eux par des liaisons téléphoniques"Contribution à l´histoire de la Société TRANSAC 1970-1982", par André Michaud, page 24? Actes du Septième Colloque sur l'Histoire de l'Informatique et des Transmissions .

De La Rue a développé le premier en libre-service connu, qui fut installé à Enfield Town au nord de Londres le par Barclays. Au Royaume-Uni, l'inventeur du est John Shepherd-Barron, mais Luther George Simjian a déposé une demande de brevet à New York dans les années 1930, alors que des ingénieurs de Docutel possèdent un brevet en date du . Shepherd-Barron est membre de l'Ordre de l'Empire britannique depuis 2005.

Les premiers acceptaient un reçu à usage unique, qui était stocké dans l'appareil. Ces reçus étaient faits de matériaux magnétiques ou émettant des ondes radio, que des instruments modifiaient de façon à rendre les reçus inutilisables.

L'idée de comparer un numéro d'identification personnel () stocké dans une carte avec celui connu du est le fait de l'ingénieur britannique James Goodfellow en 1965.

Le tout premier en France fut installé en 1968 par la Société marseillaise de crédit devant son agence parisienne, rue Auber dans le puis un second quelques jours plus tard à Marseille au siège de la banque, rue Paradis.Florence Dartois, « Distributeurs automatiques de billets : une innovation en voie de disparition ? », ina.fr, 25 juillet 2024.. Le premier logiciel français transformant les en fut réalisé par Christian Burnier-Framboret pour le compte de SITB (devenue AXIME puis Atos). Son installation s'est faite dans les années 1987-1988 auprès de trois banques : l'Union bancaire privée (UBP), la Société Financière et Foncière (SFF) et le Crédit mutuel du Nord (CMN). Il permettait, via une liaison avec l'ordinateur central de la banque, de réaliser, au-delà de la distribution des billets, des opérations courantes telles que la délivrance de RIB, du solde du compte de la carte, du relevé des dix dernières opérations et de faire des virements internes. À cette époque, les utilisaient les pistes magnétiques (au dos de la carte), les cartes à puces sont apparues à la suite des travaux de Roland Moreno.

Les premiers parlants, initialement prévus pour les mal-voyants, sont apparus au Canada en 1995. .

Les GAB en France

Ces dernières années, il est constaté une diminution de l'utilisation des , et de plus en plus de banques se posent la question du retrait de ces appareils, de moins en moins rentables. En effet, la dématérialisation croissante des transactions, au travers du paiement en carte bancaire, plébiscité par les particuliers (92 % des Français plébiscitent la carte bancaire pour les achats quotidiens)Banque : bientôt la fin des distributeurs automatiques, CBanque, 30 juillet 2018, le développement du paiement sans contact, l'interdiction des paiements en liquides supérieures à mille euros incitent les paiements dématérialisés. De plus, la lutte contre la fraude fiscale, le grand banditisme, le travail au noir sont aussi des arguments en faveur de la disparition à terme des paiements en liquide, et donc la disparition des .

Afin de limiter les risques de braquage, la plupart des agences bancaires ne manipulent plus le moindre billet. Sont alors créés ce qu'on appelle dans le jargon des « murs d'argent », qui se composent de classiques (permettant le retrait d'espèces) mais aussi d'appareils multifonctions permettant d'effectuer des dépôts de billets, des dépôts de chèques ou de monnaie. Des systèmes d'encrage qui rendent les billets inutilisables en cas de fracturation des ont été mis en place sur la plupart des appareils.

Le plus souvent, les agences ne gèrent plus les . La maintenance des appareils, ou les clés des locaux, l'approvisionnement en espèces et la gestion comptable sont confiées à des prestataires externes tels que : Loomis, Prosegur, Brink's, etc.

À l'occasion de dégâts ayant eu lieu lors d'agissements relatifs au mouvement des Gilets jaunes, la Fédération bancaire française a rappelé que la France comptait plus de permettant la distribution d'argent liquide répartis sur l'ensemble du territoire, positionnés pour partie à l'intérieur des agences, d'autres situés à l'extérieur des bâtiments. Il a alors été indiqué que le coût des derniers modèles s'élevait à plus de par unité et que le coût d'exploitation et de gestion par an variait de à euros, selon les sociétés chargées du suivi des .

En 2023, l'utilisation et la présence des GAB est en baisse en France. Le pays ne compterait plus que 47 853 appareils. 7% des Français n'utiliseraient jamais de GAB, et 38 % d'entre-eux s'en serviraient moins d'une fois par mois.

Le nombre de GAB a baissé de 12 000 en France entre 2010 et 2022.

Utilisation Dans la plupart des modernes, le client insère une carte en plastique munie d'une bande magnétique ou d'une puce contenant les données nécessaires à l'identification du client. Pour demander l'accès à ses comptes, le client saisit un code de quatre à quinze chiffres. Si le code est saisi de façon incorrecte plusieurs fois de suite, la plupart des retiennent la carte dans le but d'éviter des fraudes. Dans le cas contraire, il serait possible de découvrir le code par force brute. Ces cartes sont parfois détruites pour éviter que des employés de banque n'en profitent.

Réseaux thumb|Un guichet automatique à Savannakhet, au Laos (2011). Tous les sont connectés à un GDG (Gestionnaire de /). Ce GDG est lui-même connecté au réseau interbancaire, ce qui facilite le retrait et autres opérations n'appartenant pas à la banque où le client possède un compte. Cette structure est particulièrement utile aux personnes qui voyagent. Par exemple, dans un pays étranger, une personne souhaitera obtenir des devises locales. Un peut lui en donner, le réseau bancaire effectuant les conversions monétaires au taux de change du moment. Parmi ces réseaux bancaires, on peut citer Groupement des Cartes Bancaires CB (France), JETCO (Hong Kong) et Expressnet (Philippines) autant que Interac au Canada.

Les n'effectuent de transactions que si l'institution bancaire autorise celles-ci, autorisations qui passent nécessairement par le réseau interbancaire.

Frais d'utilisation États-Unis Aux États-Unis, plusieurs banques exigent des frais pour l'utilisation de leurs (appelés ATM pour ). La plupart du temps, ils sont exigés des non-membres, mais peuvent être exigés de tous les utilisateurs. Plusieurs utilisateurs s'opposent aux frais d'utilisation, car un retrait effectué par le biais d'un est notablement moins coûteux qu'un fait auprès d'un guichetier. Les banques canadiennes également exigent des frais d'utilisation des non-membres, ce qui a été discuté au parlement canadien.

Les frais d'utilisation d'un sont la surcharge et les frais de transaction. La surcharge peut être imposée par la société qui déploie les et est directement facturée au client. Le montant de surcharge a augmenté au fur et à mesure que le nombre de GAB a augmenté, car le nombre de transactions bancaires via un est demeuré stable. Les frais de transaction, ou frais « étrangers », sont facturés par l'émetteur de la carte pour une transaction qui survient en dehors de son réseau de . Ces frais augmentent également avec le temps, car les institutions bancaires souhaitent obtenir plus de revenus via ceux-ci.

Quand les surcharges apparurent dans les années 1980, il en coûtait environ 0,25 USD. Cependant, ils ont rapidement augmenté. Ils sont régulièrement à 1,50 USD, et peuvent aller jusqu’à 5 USD, surtout dans les proximités des bars et des casinos. Dans le cas où le retrait est fait en dehors du réseau d'une banque, les frais d'utilisation peuvent atteindre 10 USD.

Les sont situés dans les banques et aussi dans des centres commerciaux, des supermarchés et des restaurants. Pour un opérateur de GAB, ces machines sont sur les lieux ou non. Les sur les lieux sont habituellement des appareils plus sophistiqués et donc plus coûteux, alors que les autres sont surtout déployés par d'importantes organisations financières ou des organismes de vente indépendants (par exemple, des chaînes de magasins). Ces organismes sont les principaux responsables du déploiement des aux États-Unis, possédant plus de 60 % des installés.

Parfois, les frais d'utilisation d'un sont annoncés. Il s'agit d'une obligation légale. Cette annonce survient lorsque vous naviguez dans un menu ou bien un autocollant est mis sur l'appareil. Les frais de transaction ne sont pas annoncés, car ils sont facturés par la banque, pas par le propriétaire du .

Grande-Bretagne En Grande-Bretagne, la réaction populaire contre les frais d'utilisation de fut si vive qu'ils ont été éliminés, quelle que soit la relation de l'utilisateur avec l'institution financière. C'est la banque de l'utilisateur qui verse des frais pour chaque utilisation d'un par l'un de ses clients. En , la banque First Direct a demandé à ses clients d'utiliser le plus possible les de HSBC, sa banque mère, dans le but de ramener les frais de First Direct à un niveau acceptable.

Le nombre de augmente sans cesse en Grande-Bretagne, se retrouvant pour la plupart dans des , des boîtes de nuit et autres endroits où il y a des transactions financières. Les frais peuvent osciller entre , mais il y a des exemples où les frais atteignent et plus (selon la banque).

Matériel et logiciel

Les font appel à des processeurs avec chiffrement, habituellement installés à l'intérieur de PC enchâssé dans une enceinte sécurisée. Les logiciels tournent dans un système d'exploitation courant. La sécurité de l'appareil s'appuie pour beaucoup sur le processeur sécurisé