Émilien de Nantes († 725) serait né à Nantes d'une famille gallo-romaine et aurait été soldat avant d'être évêque et comte de Nantes« Princes et comtes, seigneurs de Nantes » sur infobretagne.com.
C'est un saint chrétien fêté le 27 juin sous le nom de saint ÉmilienNominis : Saint Emilien.
Histoire et tradition Au temps de son épiscopat, les musulmans, sous le nom de Sarrasins, menaçaient la religion chrétienne et les souverains européens. Il ne put demeurer insensible à tant de périls : il prêcha la guerre sainte, et prit les armes avec un grand nombre de ses fidèles. En vue de la ville d'Autun assiégée, à Saint-Forgeot, il remporta une première victoire, et fit son entrée dans Autun. Quelques jours après, il mettait l'ennemi en déroule à Saint-Pierre-l'Étrier, puis à Creuse-d'Auxy ; mais, cerné à Saint-Jean-de-Luze (depuis connu sous le nom de Saint-Émiland), par une formidable armée accourue de Châlons, il fut vaincu et tué dans la bataille près d'Autun (725).
Voici comment la raconte sa mort :
Quelques années plus tard, dans les champs de Poitiers, Charles Martel broyait l'armée sarrasine, laquelle réduisit ses incursions futures au nord des Pyrénées à de plus humbles rapines. Les habitants d'Autun, pleins d'admiration et de reconnaissance pour de tels soldats, recueillirent pieusement leurs restes, les déposèrent dans des sarcophages en pierres monolithes, et élevèrent un oratoire sur le tombeau d’Émilien.
Vénération Au , les restes vénérés du saint furent transportés en l'église de Saint-Jean-de-Luz qui changea son nom en celui de Saint-Émilien.
Si à Nantes saint Émilien fut longtemps en oubli, ce fut parce qu'il mourut sur une terre éloignée, combattant auprès des Francs, peu de temps avant que la ville ne devienne bretonne et qu'aucun monument ne le rappelait à notre souvenir.
En 1856, monseigneur Jaquemet, évêque de Nantes, voulut établir son culte dans le diocèse ; il s'adressa à monseigneur de Marguerye, évêque d'Autun, et reçut des reliques du saint qui furent prélevées dans le trésor de l'église de Saint-Émiland (d'où l'on retira le « une côte entière, deux autres côtes non entières, une vertèbre lombaire presque entière, une phalange entière, tie notable d'un des os tibiaux péroné, un fragment de chair de la tête, un fragment de chair de la rotule droite »« De Saint-Émiland à Nantes en 1858 », article de Lucien Taupenot paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 116 de décembre 1998, pages 17 à 19. ; il demanda une parégalement à Rome que son nom soit inscrit au calendrier de l'église de Nantes et sa fête célébrée dans le diocèse. Une paroisse venait d'être fondée ; elle eut l'insigne honneur de recevoir son nom et d'être placée sous son patronage : il s'agit de Saint-Émilien-de-Blain.
Source
Bibliographie Anatole de Charmasse, Vous avez dit Saint-Émiland ?, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 195 (), pp. 5-9.
Références
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