Émile Touny, né le à Paris et mort le dans sa ville natale, est un fonctionnaire de police français, commissaire de police controversé pour avoir fait retirer une pancarte républicaine.

Biographie

Né au de la rue aux Ours, Georges-Émile-Jules-Napoléon Touny est le fils de Marie-Angélique-Esther Cuénot, brunisseuse, et de Georges Touny, employéDocuments concernant Touny versés à son dossier de récipiendaire de la Légion d'honneur, consultable dans la base Léonore (cf. liens externes)..

Bachelier ès sciences à l'issue de ses études au collège Chaptal, Émile Touny commence sa carrière au service de la Préfecture de police de Paris dès la fin de l'année 1870. Secrétaire de commissariat à Paris et en banlieue, il effectue en 1873 son service militaire au 47 régiment de ligne et accède au grade de sergent en 1874. Inspecteur de la police municipale puis officier de paix en 1878, il est nommé commissaire de police en 1881. Affecté au quartier de Grenelle en 1881, au quartier Gaillon en 1884 puis aux délégations judiciaires en 1891, il est promu commissaire divisionnaire en 1893 et dirige la 1 division de la capitaleLe Journal, 1 mai 1897, .. L'année suivante, il est décoré de la Légion d'honneur, ordre dans lequel il sera promu au rang d'officier en 1900 puis à celui de commandeur en 1914.

Marié à Marie-Cécile-Armantine Catois (1863-1908), Émile Touny est le père d'Alfred TounyArchives de Paris, état civil du 2 arrondissement, registre des naissances de 1886, acte (vue 4 sur 31)..

Le , le commissaire Touny est nommé directeur de la police municipale de Paris, en remplacement de Joseph Gaillot.

En , la presse de gauche annonce que les étudiants des « jeunesses laïques républicaines et socialistes » ont l'intention de répondre aux manifestations des ligues réactionnaires à la statue de Jeanne d'Arc en y déposant, le 1 juin, une couronne portant l'inscription : « À Jeanne d'Arc, trahie par son roi, brûlée par les prêtres ». Afin d'éviter une contre-manifestation de l'extrême droite et de possibles troubles à l'ordre public, Touny ordonne de faire retirer cette dédicace provocatrice. Dénonçant un acte de censure à l'encontre d'une manifestation républicaine, le député Paul Painlevé interpelle le gouvernement à la Chambre et pousse le ministre de l'Intérieur, Klotz, à promettre que Touny sera « invité à faire valoir ses droits à la retraite »Le Petit Journal, 4 juin 1913, .. Finalement, Touny est remplacé par Francis Chanot le Le Petit Parisien, 3 janvier 1914, ..

Mort le à son domicile du de l'avenue Kléber, il est inhumé au cimetière de Passy.

Décoration

(1914)

Références

Voir aussi Liens externes Notice biographique sur le site de la Société française d'histoire de la police (consultée le ).

Catégorie:Naissance en octobre 1852 Catégorie:Naissance dans l'ancien 6e arrondissement de Paris Catégorie:Élève du lycée Chaptal Catégorie:Sergent français Catégorie:Commissaire de police (France) Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1914 Catégorie:Décès en janvier 1933 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 80 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière de Passy