, née Yvonne Hass le à Paris (18e arrondissement), morte le à Colombes (département des Hauts-de-Seine), est une universitaire française.

Biographie

Famille Yvonne Joséphine Marie Hass est la fille aînée de huit enfants d'une famille parisienne aisée de catholiques pratiquants.

Son père, Georges Jules Hass, né en 1888 à Paris (14e arrondissement), est inspecteur des travaux. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 25e régiment d'artillerie ; au terme de la guerre, il est cité à l'ordre du régiment à trois reprises, et est élevé au grade de lieutenant.

Sa mère, Yvonne Mangin, est institutrice et se charge de son éducation primaire , avant qu'elle n'intègre le lycée Fénelon.

Carrière d'enseignante Yvonne Hass effectue ses études en classes préparatoires littéraires au lycée Louis-le-Grand. En 1936, elle est reçue à l'École normale supérieure au sein de la même promotion qu'Arlette Koeltz et que Suzanne Rey,, et fait partie des quarante-et-une femmes admises à l'École normale avant que le concours ne soit interdit aux femmes en 1940..

Yvonne Hass effectue son diplôme d'études supérieures sur la Daphné d'Alfred de Vigny. En 1939, elle est reçue, la huitième ex æquo avec Arlette Koeltz, l'agrégation de lettres. Le même année, elle épouse Paul Vernière. De leur union naissent quatre enfants, dont le géographe Marc Vernière, mort accidentellement.

Pour se rapprocher de son époux mobilisé, elle accepte d'enseigner la philosophie au lycée de Niort, puis prépare à l'École navale à Saint-Jean-d'Angély. En 1943, elle est affectée au lycée de Bordeaux. De 1951 à 1957, elle enseigne en première au lycée Fromentin, puis devient assistante de grec ancien à la Faculté des lettres d'Alger. De retour en France métropolitaine, elle travaille au lycée de Talence, puis est mutée en khâgne au lycée Camille-Jullian, où elle . En 1964 toutefois, elle se décide à entamer une nouvelle carrière : nommée en octobre assistante à la Faculté des lettres de Nanterre. Elle soutient une thèse de cycle (1970)., puis une thèse d'État (1974)., après quoi elle est nommée professeur à l'université Lyon-III.

Elle reste attachée à sa foi chrétienne. Profondément marquée par la guerre d'Algérie, et bien qu'elle ne soit pas , elle signe en 1960 le Manifeste des intellectuels français pour la résistance à l'abandon.. Elle conservera la nostalgie de l'Algérie française. Elle participe aussi aux activités des associations d'amitié entre France et Israël.

Elle meurt le à Colombes, des suites d'une maladie.

Travaux

Spécialiste de Plutarque, elle écrit une vingtaine d'articles à son sujet. Elle rédige aussi de nombreuses recensions dans la Revue des études grecques.

Elle traduit le livre I de la Bibliothèque historique de Diodore de Sicile.

Elle s'intéresse particulièrement au grec ancien comme de la pensée philosophique, et se consacre à l'histoire des religions et la philosophie religieuse.

Ouvrages Trad. avec Robert Klaerr de .

Trad. de .

Références

Annexes Bibliographie .

Liens externes

Catégorie:Agrégé de lettres Catégorie:Helléniste français Catégorie:Élève du lycée Louis-le-Grand Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Naissance en juin 1917 Catégorie:Naissance dans le 18e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en janvier 1995 Catégorie:Décès à Colombes Catégorie:Décès à 77 ans